Nouvelle encyclopédie poétique: ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 6

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Capelle (M., Pierre Adolphe)
Ferra, 1819

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Page 116 - Ronsard qui le suivit, par une autre méthode, Réglant tout, brouilla tout, fit un art à sa mode ; Et toutefois longtemps eut un heureux destin Mais sa muse, en français parlant grec et latin, Vit dans l'âge suivant, par un retour grotesque, Tomber de ses grands mots le faste pédantesque.
Page 15 - En parlent sans obscurité ; Mais dans ces sources mensongères Ne cherchons point la vérité. Cherchons-la dans le cœur des hommes, Dans ces regrets trop superflus Qui disent dans ce que nous sommes Tout ce que nous ne sommes plus. Qu'un savant des fastes des âges Fasse la règle de sa foi ! Je sens de plus sûrs témoignages De la mienne au dedans de moi. Ah ! qu'avec moi le Ciel rassemble, Apaisant enfin son courroux, Un autre cœur qui me ressemble ; L'âge d'or renaîtra pour nous.
Page 61 - L'air n'est plus obscurci par des brouillards épais ; Les prés font éclater les couleurs les plus vives ; Et dans leurs humides palais L'hiver ne retient plus les naïades captives. Les bergers , accordant leur musette à leur voix , D'un pied léger foulent l'herbe naissante ; Les troupeaux ne sont plus sous leurs rustiques toits. Mille et mille oiseaux à la fois , Ranimant leur voix languissante , Réveillent les échos endormis dans ces bois : Où brilloient les glaçons on voit naître les...
Page 108 - Eclate par soi-même, et moi par ma grandeur. Si du côté des dieux je cherche l'avantage, Ronsard est leur mignon, et je suis leur image. Ta lyre qui ravit par de si doux accords...
Page 153 - L'un gisait au maillot, l'autre dans le berceau; Ma femme, en les baisant, dévidait son fuseau. Le temps s'y ménageait comme chose sacrée; Jamais l'oisiveté n'avait chez moi d'entrée. Aussi les dieux alors bénissaient ma maison; Toutes sortes de biens me venaient à foison. Mais, hélas ! ce bonheur fut de peu de durée...
Page 181 - C'est de chérir l'objet qui nous donna le jour. Qu'il est doux à remplir ce précepte d'amour ! Voyez ce faible enfant que le trépas menace...
Page 93 - Courez , ruisseau , courez , fuyez-nous ; reportez Vos ondes dans le sein des mers dont vous sortez ; Tandis que, pour remplir la dure destinée Où nous sommes assujettis , Nous irons reporter la vie infortunée Que le hasard nous a donnée Dans le sein du néant d'où nous sommes sortis.
Page 127 - Pourriez-vous bien encor ne vous pas croire heureux ; Mais n'ayons point d'amour , il est trop dangereux. Je veux bien vous promettre une amitié plus tendre Que ne serait l'amour que vous pourriez prétendre ; Nous passerons les jours dans nos doux entretiens, Vos troupeaux me seront aussi chers que les miens ; Si de vos fruits pour moi vous cueillez les prémices , Vous aurez de ces fleurs dont je fais mes délices ; Notre amitié peut-être aura l'air amoureux : Mais n'ayons point d'amour , il...
Page 18 - Valent moins que votre indolence : Ils nous livrent sans cesse à des soins criminels ; Par eux plus d'un remords nous ronge. Nous voulons les rendre éternels , Sans songer qu'eux et nous passerons comme un songe.
Page 17 - Cette fière raison, dont on fait tant de bruit, Contre les passions n'est pas un sûr remède : Un peu de vin la trouble, un enfant la séduit; Et déchirer un cœur qui l'appelle à son aide, Est tout l'effet qu'elle produit. Toujours impuissante et sévère, Elle s'oppose à tout et ne surmonte rien.

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