Histoire complète des voyages et découvertes en Afrique, depuis les siècles les plus reculés jusqu'a nos jours: accompagné d'un précis géographique sur ce continent et des íles qui l'environnent; des notices sur l'état physique, moral et politique des divers peuples qui l'habitent, et d'un tableau de son histoire naturelle

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A. Bertrand, 1821
 

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Page 347 - C'est une plaine longue de trois grandes jonrnéei» de marche, et qui en a une en largeur. Régulièrement couverte d'eau par la crue d'une foule de petites rivières , à la fin du mois de juin et au commencement de juillet, elle doit au limon que les eaux laissent une fertilité étonnante.
Page 349 - Lorsque lesparens du mort ont saisi le meurtrier, on annonce une fête de famille au milieu de laquelle il est apporté, lié sur un angareyg; et, tandis qu'on lui coupe lentement la gorge avec un rasoir, son sang est recueilli dans une jatte et passe de main en main à chacun des convives , qui tous sont tenus d'en boire jusqu'au moment où la victime rend le dernier soupic.
Page 346 - Burckhardt,— excitait dans plus d'un village les cris d'horreur de la gent féminine peu habituée à voir des Arabes. « Un jour, raconte le voyageur, une fille de la campagne, à laquelle j'avais acheté des oignons, me dit qu'elle m'en donnerait davantage, si je voulais me décoiffer et lui montrer ma tête. J'en exigeai huit, qu'elle me livra sur-le-champ. Quand elle vit, mon turban ôté, une...
Page 305 - En approchant de ce fleuve bienfaisant la caravane sentit une plus grande humidité se répandre dans l'air , et les Arabes s'écrièrent : Dieu soit loué ! nous sentons le Nil ! Burckhardt passa quinze jours à Danqeyl, que l'on nomme aussi Onady-Berber.
Page 356 - Burckhardt s'embarqua, le 7 juillet, sur un vaisseau du pays; c'ctoit un bateau non ponté de trente à quarante pieds de long, avec une seule voile. La navigation lente et ennuyeuse au milieu des récifs de corail, le long de la côte de Nubie, fournit à cet intelligent observateur une occasion de recueillir plusieurs notions géographiques intéressantes sur...
Page 346 - ... qu'elle m'en donnerait davantage, si je voulais me décoiffer et lui montrer ma tête. J'en exigeai huit, qu'elle me livra sur-le-champ. Quand elle vit, mon turban ôté, une tète blanche et tout à fait rasée, elle recula d'horreur, et sur ce que je lui demandai, par plaisanterie, si elle voudrait d'un mari qui eût une tête semblable, elle exprima le plus grand dégoût et jura qu'elle préférerait le plus laid des esclaves amenés du Darfour. » ^ Un peu avant Goz-Radjeb, Burckhardt aperçut...
Page 356 - L'eau douce n'abonde pas sur cette côte couverte de coquillages vivants et pétrifiés ; les indigènes et leurs nombreux troupeaux de chameaux , de moutons «t de chèvres , boivent les eaux saumàtres sans inconvénient, mais on trouve dans les montagnes des bassins où l'eau de pluie se rassemble. Les Amarer vendent du lait de chameau aux navigateurs de la manière suivante : Ils tirent une quantité de lait suffisante pour remplir des vases de jonc d'une dimension égale ; le voyageur place...
Page 350 - Djidda , port de la Mecque. La ville proprement dite est bâtie dans une île au fond d'une baie longue de douze milles et large de deux; le faubourg El-Gheyf, est situé sur le continent.
Page 90 - ... Ténébreuse, au delà de laquelle personne n'a pénétré. Cette assertion suffirait pour prouver que les Arabes de son temps ne naviguaient point sur la mer Atlantique. Puis il répète la fable des statues qu'on remarquait dans les îles de Khalidat (les Canaries). « Dans chacune de ces îles, dit-il, il ya une statue d'airain, haute de cent coudées, qui montre de son doigt qu'on ne peut aller au-delà. On ignore qui les a fait élever (2). » Ailleurs, il dit : « La mer Ténébreuse (Almoudhlim),...
Page 301 - DamJiit, une large ouverture se présente parmi les rochers; et, au milieu de masses de granit, jetées en désordre les unes sur les autres, un vaste réservoir toujours rempli d'eau de pluie douce et limpide appelle les voyageurs et les chameaux.

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