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qu'il efloit toutà coup tombé-en pasmoison , qu'eux y estoient ac; courus, 8c l'avoient mis sur son lit: qu'il estoit revenu àsoy sur les onze heures , mais avec quelque alteration 'de. sa- raison :- que sa douleur aprés cela s'estoit' aug; montée 5 8c que deux remedes reiterez qu'il avoit pris par Portionnance des Medecins ne l'avoient poin-t soulagé :- que vers lesdeux cures. apres minuit la violence de. son mal sembla s'estre un peu appaisée mais' .qUVelle l'avoir re: -sa-ifi sur es trois heures, &c Iuy avoit causé une frenesie demie heure durant: qu'une autre demie heure il avoit joüy de quel-j. que' repos5 mai-s qu'enfin vers les quatre heures ses yeux par de tri-î. Pres roulemens avoient fait c011-noistre lesapproches de sa mort: qu'en mesme temps il avoit rendu l'esprit sans autre agitation , 8c l'on peut dire , sans s'estre senty mourir. .Auffi nsavoit-il' témoigné

m; LE Congo NN—EM-ENïÏΑ pendant toutle cours de sa maladdie qu'il s'y attendifl: ,ny qu'il err cust la-rnoindre pensée :Et cette? derniere nuit il' n'avoir mesme rien ordonné touchant sa personne , sa maison ,ny son successeur ïseulement dans la force de. sOndernier accés un- peu avant que? esssex-pirer ,se tournant du costa' de l'appartement public , il avoit prononcé avec 'quelque fureur ces paroles. le sÿay bien qflevoltæf m'avez empoisonné, ma” vous boi-. reg. vez/ire bonnopa” du poison, [msi que je unsils , qui' aprés mdmart' voue mangera à tou s le cœur.

Cette nouvelle ne surprit pas peu' ces deux Ministres ,. qui n'avoient pas crû que la maladie du? Roy fuflc mortelle, ou du moins> . qu”elle euPt sisi peuï duré :- ilsavoient l'un 8c l'aurre un juste sujet de douleur ,mais le second enï fit paroiffre des figues bien plus visibles5auffisi petdoit-il infinimenss plus que son compagnon.

.Habar parune politique touïte nouvelle parmy les Perses, az -voit —voulu contrebalancer le pouYoir du premier Ministre , dans la. pensée quil eut que le gouverne. ment en. reeevroit plus d'utilité , .ñfi Fémulation rendoit ses Ministres plus attentifs à. leur .devoir ; Voilà pourquoy ileleva celuy- cy, .qui étoit son -favory.,à un point de .credit, qui neeedoit point à l'autorité du premier , 8c il luy mi; .entre. les mains les plus importan;res affltires de PEflat.

Il y avoit apparence que le suc.cessent &Haba; n'entrer.oit pas .dans les sentimens de son Pere , 8c que' toutes choses retourneroient dans leur premier ordre.; C'est ce qui touchoit sensiblement 'le second Ministre, qui se voyoit à la -veille de tomber dans une condition plus privée5 8c qu'il ne luy resterait plus d'employ , si ce n''é. toit peuùestre la Sur-intendance dela maison dzuRoy -z charge qui

&rfestoit rien à comparaison .du

poste qu'il rtenoit alors. ïIl ne pût donc pas empescher

...fd'abord- .ue l'excés desonafllic. tion nîec attast 5 mais comme les

Seigneurs de Perse sont accoûtumez à diflimulern-ilcom osa bien..to'st son visage , .en orte qu'il n'y parut qu'une tristesse

. modérée. ...ll.répondit à l'Eunu

que ,qui l'estoit venu trouver, qu'il falloir secrettement assembler lesGrands de l'Estat , 8c que l'on indiqueroit le lieu 8c le temps que cela .se devrojtfaire. Le pre

mier Ministre dit-la mesme chose au grand Chambellan.

Cependant les deux premiers Medecins Mir-za Sahid 8c Mir. zaJcoudrhok son frere , Seigneurs confiderables en la Cour dePen se -( car les Medecins dans les Païs--Orientaux tiennentun rang beaucoup plus. illustre .qu'ils ne sont en Europe) ces Seigneurs, dis-je, s'estans présentez àrla por,

TD E - 5.01. EÏMÀ -A:N. ” r.; t-è-de l'apparterqent Royal des femmes ñ, incontinent aprés que lesdeuëx-grands Eunuques en furentz-sortis pour apprendre des nouvelles de la-sante du Roy—, apprirent celle de sa snow, .Sc par consequentde leur peZrte, .parce qflueïsuivant la cOû-tume de cét Empire , de la vie du Prince. de.; pend la .vie, ouclumoins la fortune des deux premiers Mede-ï cins qui Pont traitté en samala-ñ die. On ne manque jamais dans la semaine de sa mort de les releguer en .quelque lieu déterminé ,i où l'on ne leur laisse de leurs biens , qifautant qu2il en saut pour vivre5 l'on confisque toutle reste. Ceux-cv ont .éprouvé une semblable disgrace , comme i-lseradit en son lieu, z Ny la ,pei-te de leur- Maistre qu'ils avoieiat presente à leurs. yeux , ny celle -de leur liberté qu'ils avoient presente à leur -imaz gination ne les trpubla pas si fort

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