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presse confirmation du Prince regnant , laquelle seroit presque auffl difficile à obtenir que- le premier octroy , 8c ne cousteroit pas moins de soin 8cde dé ense: enfin il saisoit reflexion ur lesbon. tez 8c l'amitié qu'HabM' avoit témoigné à la Compagnie qu'il servoit 8c don-t il estoit envoyé, qu'il voyoit perdue, sans sçavoir ce que l'on devoir attendre de son Successeur; veu mefine que \à jeunesse 8c son peu d'ex—perience faisoient apprehender que , faute de connoistre les veritables interests de son Estat , il ne se Iaissast conduire aux con seils pasfionnez de quelques Grands , qui ne songeans qu'à leurs fortunes particulieres , selon que les uns 8c es autres seroient en credit, luy feroient prendre' des partis differens qui romproient toutes les mesures de la Compagnie.. Toutes ces pensées donnoient à cet Ambassadeur beaucoup- d'a*

(sii-ii:

chagrin 8c dînquietude. Cepensi dant comme il estoit temps pour luy de songer à remedier à ces in. conveniens , il choisit parmy ceux qui l'accompagnoient les personnes qui avoient droit d'as. sister à son Conseil, 8c ayant examiné la conjoncture pi-esente, il resolut d'aller le plûtost qu'il luy seroit possible baiser les pieds de ce nouveau Roy , afin de prevenir les autres Européans 8c avoir l'honneur de voir sa Majesté avant eux , &c ensuite s'efforcer d'obtenir d'elle la confirmation de tous les privileges donnez par les Roys ses Predecesseurs à la Compagnie 8c à la nation Hoi-. landoise.

Cette resolution prise Ie ma.tin , l'Ambassadeur envoya l'apresdinée Flnterprete dela Mai.. son d'lsÿahdn chez le General des Mousquetaires ( le seul qui pouvoit alors procurer cette au-. dience ,a parce que ce n'estoit quïiù

luy que le nouveau R0 se rap. portoit de tout ce qu'il alloit di. re ou faire en matiere d'Estat.) L'instruction de l'lnterprete por.

' toit, qu'apres avoir salué tres

humblement le General de la part dePAmbassadEUr , il le suppliast sort instamment de representer â. sat-Majesté l'éclat, la re_ [datation Ô la pzcgssèmce de la No&le Campa nio(ce sont les termes dont on uêa: ) quosu Mdjfflé avoit tout leficjet de lc: gmtzsior du paf? sible , vez le puissant negooe qzffol/e exerçoit dans les Esta” dc- Poïst: la): ”prcsshntor encores en quel/e 174ctte cozzsiclorutioóz elle avoit toujazcr; esté aupres de ses ,Prada-officiers , de triomphómte memoire H 454.-' le Grand , Scsié PremioïjHczld/r Second ,- qui 11g/ avoient accordé des graces trorqpdrticuliorogó* l'avoient' toûjours lyanorée- de leur pretoElio ,z que -depñzcir [Mu le Consêil cle-Bam'viu , pour reconnazsire- cette gene

sensé. zffi-Ëíasz que lc; -Monarque-g

.Persi- luy avoient de tout temps témoignée, avoit deputé aux pieds du .Roy, qui venoit de monter au Ciel,

le SieurHubert de Laireffi- avec des

;brest-ns conshderahles z que cet Am

hassadeur avoit esté tres.hien receu

de ce grand Monarque, qui ne luy avoit rien refusé de ce qu'il avoit de

mandé , ó* que luy Ambassadeur,

apres cette expedition favorahle, óstant prest de monter à cheval pours'en retourner avoit receu la nou

vede dela mort du Prince sbn pere, é* de lí-'levation de sa tres-haute

Majesté.

@g lddessue il' ffsiavoitpzes vou; lu partir sans avoir l'honneur de [uy haishr les pieds , Ô- paroisire devant esse avec la profonde humilité qui luy cstoit deue' 5 Ô* qu'encore qu'il n'eusi aucuns prest-ns di-. gites de luy e/Zrej ossi-tts , parce qu'il avoit employé tout ce qu'il avoit apporté , tant pour honorer le feu Roy , de triomphante memoire, auquelsa tres-haute Majcj/iîéshccedoit,

que

que pour gratzsier les principaux de fis Ministres, il esperoit qu'elle anToit assezdîndulgence pour l'excu

fit , @P qu'elle ne laiffi-roit pad de. luy accorder la faveur qu'il lu] de.

mandoit tres_ humblement : @il

shpplioit ensin le General des M ousî quotaires de vouloir employer sh”

credit pour obtenir le plus prompte

ment qu'il se pourroit la permission

z

de se preshnter devant le nouveau,

M onarque , dïstre admisdluy bai_ ser les pieds , Ô d'en astro expediéfa'notablement 5 veu que la mort du .Directeur son predeccsseur Ô plusieurs affaires tres-importantes l'a . pedoient en diligence au Port d'A. bas: Que s'il vouloit sh donner la peine de travailler d luy faire avoir cette audience pour le lendemain, il luy promettoit une honncste reconnaissance 5 ssassêurant aussi que la Compagnie s'en róssàuviendroit toujours ó* lu] en demeureroitflrt obligie. L'Intei-prete arrivé chez le

R

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