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»qu'ils ne prissent garde à ce qu'ils -avoientà satire dans une conjonc-tñure fl .fascheuse, Ce qui .leur donnoit lus Œinquietude ó-toient les ernieres paroles qu'on !leur rapp-ortoir que le Prince a'-voit prononcées, lors qu'il se ;plaignoit dëestre empoisonné. &Il

n'y avoitque trop een-ces paroles si

zdequoy leur faire fendre lëesto_ -mac, si le Prince , 'qui -viendroit a la Couronne, y vñouloit ajoûter foy. r

— Pourse délivrer de cette crain. te , ils resolurent enti-"eux de faiïre tomber sélection. sur -le plus ?jeune des :fils d'IBM, qui n'étant encore que dans l'enfance,

apparemment se laisserait gou- si

verner long-tem ps parsaMere , .Ze par ses Ministres, dont ils ne pourroient apprehendér rien de

funeste. Surquoy il faut .remarquer, zqÏHóXA-zs second à sa mort laissa ..deux fils ., au moins Nay-je point ouy

ÎBŸ-E: .S o-rizifzvræóïrëu; ;7 ouy parler qu'il en ait laissé da, Vantage, Pour les filles on' ne peut pas sçavoir asseuremen-t s'il en avoit ,. car. c'est-un mystere caché,- mesme aux plus G-rands de' FEstat ,a 8c? aux principaux Ministres que ce qui se passe! dans la

maison-des femmes :--Et quand ils

ensçavent quelque chose, i'l fautï

que ce soit par occasion ,—. selon laliaison-&c les dépendances que les

affaires qu'on

eur communique?

y peuvent avoir.- je puis-asseurer‘ que je n~ay rien oublié pour m'en

éclaircir :Je n'y ay- épargné. ny soins ny dépense :je n'en ay pû

neantmoms découvrir autre cho-se, sinon- que l'on' croyoit qu'il

n'avoit point laissé 'de filles vivan

tes. L"on pasië tous les jours cent

fois devantla maison-de ces Da

mes 5- cependant il seroitplus aisé'

de sçasivoir ce qui se fait ausonds' dela Tartarie, que d'apprendre de leurs nouvelles.

Des deux fils cYHdzbsszz: , Iaims,

B

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que l'on nommoit Sesie-Mir-(d entroit dans sa vintiémevannée : Il nasquit l'an de [Œgeré i057. La. superstition des Pei-ses nous oste la connoissance du mois 8c du

jour. Comme ils donnent beau.

coup à l'AstroIogie , ils cachent? soigneusement les momens de la naissance de leurs Princes, pour empescher que l'on ne présage leur destinée , encore plus que l'on ne la rende funeste 8c malheureuse. Son Pere à l'age de dix-huit ans l'avoit eu d'une esclave Circasienne ou Cher-kes, comme parlent les Perses5 dont Fextreme beauté jointe à-d'autres qualitez tres . recommandables , gagna si bien le cœur de ce MO; narque , qu'elle fut la premiere de toutes 'les femmes qu'il choisit pour Epouse. Et à cause de cela

durant la vie de son Mary elle fue

toûjonrs appellée NEËÆÆZLIÎd_'

mm , c'està dire , Duc/Tessi- legiti-.

?ne 5 quoy qu'il y en cust dautres,

qui estoient aussi-bien qu'elle femmes legitimes du Roy, &avec qui selon leur loy il avoit contracté mariage.

Cét aisné , suivantla coûtume, fut toûjoursnourry dans le Palais -des femmes , 8c commis au soin zde quelques Eunuques sous la veuë de sa Mere, 8c de sa nour.trice. Celle.cy eflzoit une Dame -de grande qualité femme du Mn_ siansie E/memalok 5 c'est à dire , se—. lon la force des mots Perfiens, -Sar-veissant sur les Royaumes. Là on l'élevoit d'une maniere aussi delicate 8c auflî superbe que le demandoit sa haute naissance, SZ on le laissoit joüir d'une liberté îtelle qu'on la pouvoit donner 'aux personnes de sa sorte, qui elÆ d'al1er 8c de venir dans tous les endroits de ce grand Palais à-sou plaisir; Car de passer auxï autres 'appartelnens où hantent les hom:mes, c'est ce que l'on ne souffre jamaisà ces jeunesPrinces.

Il-approchoñit à l'âge de seizeans -, quand il luy survint une dis. grace ,. qui ren it sa prison plusétro-itte. Un Eunuque luy appor. ta quelques pieces de drap d'or 5 8c comme ce Prince , à ce que l'on dit, a Pesprit h—autain,ne lesayant pas trouvées assez belles,il en parla avec un mépris outrageux. UE-.unuqïue luy dit que' destoit par ordre du Roy son Pîere- que Fon les luy. avoit presentées , il n'en parut pas plus satisfait .- Cela- fut rapporté au Roy.. Sa Majesté s”estant persuadé que: la licence dans laquelle onlaissoit vivre ce jeune Prince luy rehauíîl soi-t trop-le courage ., 8c augmenë toit sa fierté naturelle ,le releguaæ dans Pappartemciat lîe plus reculé de ce Palais..

Wçlflques-vns-crftrent dés-lors.: qu'il luy avoit fait crever lesñ yeux ; neantmoins comme l'bm vit rehausser l'esmurailles dir lieu oîsil estorit enfermé ,— ses plus in.

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