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ne Seigneur qui s'advançoit pour Paborder5 il se servit de cette oc_ casion où il y avoit quantité de monde , qui pourroit entendre ce qu'il diroit , 8c mesme des person_ nes de la premiere qualité , 8c aprés un grand helas ,il adjoûta tout haut levant les yeux 8c les bras au Ciel P Bon Dieu que feraju je a ccFt homme , il me poursuit par tout comme un conpahle , il ne me donne pas le temps de faire mon Naamag ou priere , il ne me permet par d'entrer dans mon H aram vers mes femmes , je le trouve toujours a me; cer/leg, paie fi: détournant vers luy.que te puis je flcire mon am)/ pour te contenter .P Suis-je le Roy de Feistpour créer ton Oncle premier Minissre d'Esz2at , va trouver .sa Majesté, je ne puis rien en cette affaire. ' jelaisseà penser quel coup de tonnerre ce fut à ce jeune Seigneur, ileust voulu pour dix fois la somme n'avoir point obligé ce méchant homme a parler , 8c il se

repentoit en son cœur de l'avoir pressé de si pres , mais c'estoit trop tard , la menée de Mirza Ihrahim fut découverte par la , 6c toute la Cour quiale sgeut jugea bien qu elle ne couteroit pas peu à cét ambitieux infortuné com_ me il arriva en effet.

Le General des Esclaves par une semblable adresse,, avoit déja auparavant excroque du Nazioou- Sur-Intenpant Géneräl 13100 tomans , qui ont i500 pi o es. Cela arriva dans l'é temps que la Cour retourna à. I. ffiahan. Ce four. be subtil s'en vint le trouver chez luy to ut éschauffé , 8c l'ayant tiré à part , il luy dit , Seigneur je viens d'assëurer voffre teste que,les pratiques de vos ennemis avoient mis en danger. Le Roy s'estoit lazsé a/\erà leurs calomnies , en sorte quosi je ne m'y fusse opposé , il avoit resolu de ne vous point envoyer l'hahit, ny la patente Raja/e. Le General des Mousquetaires estoit celuy qui vous

nuzsoit duv-stntuge , je [u] dsshíi” une querecte pour ee shjet ,je ero) que -vous

- ne munquereg PM' de reconnaitre ce

bon office que je vous uy rendu.

Il en fit autant à Mir-za Meu_ men, Cestàdire, Seigneur siens tdehe, qui estoit N447- ou Sur-Intendant des Escuries du Roy, il luy attrapa deux mille pistolles sur ce qu'il luy fit accroistre qu'il l'avoir hautement protegé contre de puissans accusateurs , qui le vouloient perdre dans l'esprit de sa Majesté 5 Qsau reste il ne pre. tendoit pas en demeurer là, mais qu'il vouloit si bien faire auprés du Prince qu'au lieu de Sur-Intendant des Escuries, il deviendroit Sur-Intendant General du Domaine, en la place de Mak

shud-Bek qui occupoit indignement cette charge , 8c dont la teste estoit preste de tomber , par_ ce que le Roy ne vouloit plus voir un homme comme luy qui s'estoit opposé à son élevation sur

le Throne. Sur son départ ce Ge. neral des Esclaves voulut encore laisser des marques de son adresse Sc de sesmalices , il s'advisa de mettre mal ensemble jusques à se vouloir perdre mutuellement , les deux premiers Eunuques du Roy qui sont comme les petits souverains du dedans du Palais , sçavoir leMehther ou grand Chambellan, 8c Aga-Mubarik Sur-Intendant de la maison de la Princesse fnere: Il alla dire au grand Chambellan comme un secret tres -important, &que l'amitié qu'il avoit pourluy l'Obligeoit de luy reveler, qŒAga Mubarik à toutes les occasions parloit tres-mal de luy au Roy, mais que sa malice retomboit sur sa teste, parce qu'il avoit entendu direàsa Majesté, qu'elle ne pouvoit plus supporter les médisances 8c la malignité de cét homme , qu'elle estoit resoluë de le faire tuer, 8c qu'elle l'auroit déja. fait ,sans quelque reste de consi

dération qu'elle avoit pour le ser.; vice qu'il luy avoit rendu , lors qu'il s'agissoit de son Election. Il alla à mesme temps trouver Aga Muharek, 8c luy dit a peu prés les mesmes choses contre le grand Chambéllan , qu'il avoit dites au grand Chambéllan contre Aga Muhare/z : Si bien que ces deux Eunuques nourrissoient l'un contre l'autre une secrette rage , attendant néanmoins cét effet de la colere du Prince contre leur ennemy que ce General des Esclaves léur avoit fait esperer.Mais comme le temps se passoit , 8c qu'ilsne voyoient rien arriver de ce qui leur avoit esté promis,cha. cun commen ça à douter de la verité de ce rapport qu'on luy avoit fait : Ils reconnoissoiént assez le Personnage qui en estoit l'auteur, &que c'estoit un grand fabrica_ teur de mensonges , ils resolurent donc de s'en esclaircir. Le Mother ou grand Chambellan

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