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3.6 L E C du n. o N i” MsiÈNsif'

me ils faisaient d'ordinaire,—tant7 pour attendre que le Roy sorte, 8c pour estre plus prests àï recevoir

-ses commandemengque pour ex_

.edier les affaires qui n'ont pasgesoin- de la réponse de sa Majeíl te'. , ou qui Font déja reeeuë. .

Pour mieux? entendre ceey ,ÿilè

l faut sçavoir comme il a esté dit

ailleurs ennostre 'Fraitté du gouvernement des Perses, que lorsque le Rîoy est à la campagne,on dresse. son' camp à* la façon d'une ville :-qsiisà une des extréminez.l'on élevel'es tentes Royales:puis a cent cinquante pas de distance en dedanscelles du Grand* Maistre d'I‘-.-Iostel',aupre's dïesquelz les l'on plante quelques .petits pavillons, que l'on meuble pre

creusement ,. qui sont' destinés

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pour les Gr où' ils se vien.

nent asseoi s . teuirles uns

avec les autres ,Sc aire les chosesque je viens de dire. Et bien que sa Majesté: soit. loa

-gée -en une maison, comme il arrive d'ordinaire , puisque presque

en tous les chemins-où les Rois

de Perse ont .accoûtunxe de pas. zser, on trouve de deux lieues en deux lieuïës de peti-ts logis de plai

sance baüis exprés pour leur perd

sonne-z Cela ne change en rien' l'ordonnance du camp, car l'on met les autres tentes Royales à .l'auteur degette maison,qui n'est comptec que pour une tente. -C'est ainsi que ..ces Seigneurs du Conseil pûrent &isément ?assembler sans donner d'ombrage à personne, 8c n1esme pour mieux feindre ils Sy vinrent avec lc mel".-me -train 8c les mesmes habille; mens quëils avoien-t acçoíitumé, ayant au reste fi-bien compose' leurs --yisages, que malgré lsémo, .tion que leur pouvoient causer les passions differentes dont ils estoient agitez, ils paroissoient au ;dehors dans un destat fort tra-ri.-quille , &c entreux-mesmes -ils

- eussent eu de la peine à décou

vrir les sentimens que chacun d'en-x avoit au dedans.

Ces Seigneurs s'estant assem.' blez sous un de ces pavillons dont nous avons parlé , qui par hazard se trouva élevé pourlors dans un jardin de ce :village, où' ce Monarque venoit d'exp1rer, joignant les tentes du Grand Maistre &Hostel , s'y rangerent selon l'ordre où chacun a droit d'estre placé devant le Roy, sçavoir àla droite l'Atheónad-deuler, ou premier Ministre, qui est ainsi ap_ pelle d'un nom com posé de deux, qui veut dire, la .confiance de l'Em ire 5 car ce mot, deulegbien qu'à a lettre il signifie richesse 8c grandeur , néanmoins par méta_ phore &dans un sens emprunté

es Perses le .prennent par tout pour domination en general, 8c lus articulierement our ce âne nldus disons Empire elh nostre langue ,comme nous l'avonsïfait voir ailleurs. -Ensuite s'affit le Koelnr-agasie ou Seigneur des .ell claves , par lequel est entendu le General de ce-.second .corps de milice des Perses, .qu'ils appellent -lesesclaves du Roy. Plus bas le Nngzïr , Ou--zzostmt , qui est le Surintendant general de tout le domaine, 8c qui a la direction des ttesors , meubles , bastimens ,m3nusactures , magazins , serviteurs, en un mot de toutes les affaires qui regardent la .maison du Prince. ’ ’ i Tout joigssnantse rangea le Divnan-Beki, nom formé de la cor. ruption de deux autres Divannnm-Bek qui signifient Seigneur du Conseil de justice : celuy qui

si porte ce titre est le souverain ju

ge de toutes les causes civiles 8c criminelles , qui sont evoquées devant luy 'de tous les endroits du Royaume 5 8c il n'y a que le Roy

ï- -seul qui puisse .empescher 'l'effet . de 'la' Sentence que ce Magistrat ;anne fois rononcée. Apres ce

-Êluy-là s'a it le Mir-akaëæ-.Bacbi,.ou grand Escuyer.5 car ces noms

. Persans signifient , Chffder Prior;es des écuries. Le H akieïn-Bdrlzi ,

Du Chef des Medecins ...c'est à dire,

le premier Medecin , 8c son .frere aoccuperent les dernieres places de ce costé droit-,

De l'autre part à la -gaucheglc -Totfènktc/zi-óægasie, ou Seigneur -de ceux qui ont les maasquets (pour .continuer dïnterpreter les noms -à la lettre ).tenoit le haut .bout,.8c par celuy-cy est designe le Gé. neral de ce troisieme corps dela milice de Perse,, qui est celuy des mousquetaires. A costé de.luy le

—Vdzkda-nu-vieg, écrivain des c/Mslær

qui shrviennent, il saut sous-enten,dre dans ÏEmss/ssíîe, lequel est un grand &c premier Secretaire d'E.stat. Aprésluy se plaça le Mir. —tchekdr- Barbí, Prince de la chassé, que nous dirions en nostre lan-g-ue ,grand Veneur. La quatrié

' me

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