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cela óstoit que tout le monde ne sÿasi'voit que trop la rigueur qclHaóar avoit toujour; tenu &celuy-cy : qu'il .y avoit à craindre que ce jeune Brin-l ce ne susi du moins privé de—. la veuë : que le bruit en avoit couru des. [or, que le deffuntMonarque au sortir d'1 shahan sit paroi/tre .sur son vzsa-ñ ge une couffomation qui ne marquoit rien que de funeste : qu'on avoit eu encore plau- de sujetde le croire de. puis que le Roy au commencement de. sit maladie avoit envoyé en pffle san s aucune participation clopar un des Grand-Lun Eunuquo en cette mesi. me vi/le avec quelques ordres secrets z. 'que ces ordres ne pouvoient aller guïë faire trancher la teste au Prince son sils , au luy arracher leu/eux , pour le rendre incapable de ffitcceder a la Couronne aprés [uy fil venoità mou-. riri car pour toute autre c/zoflï ce M ouai-que ?feu/Z par manqué ose” faire partà quelqun-uns deson Co”setl , Ô particulierement à [cg/pre, nzier Ministre , qui a-Uoit accoustumé

dans la conduite ordinaire dosée/lord de son sceau tot/A' les commandomens Ô les ordres ou sa Majesté mettait le sien. ,Q15- si cela óstoit ainsi ils ne pouvoient' ssélire qu'ils n'en recousI-i ceussentune grande confusion , non fi-ulement s'il óyloit mort , mai: en-ï core file/Zeit privé de la voue: car 11oM' sauver, dit-il, que les sacrées -Zoix de ssEleu de'Dieu. ne permettent par qu'une personne , à que' cette sorte dedzsgrace est. arrivee, utienne le souverain commandement sur nous 3 'apres cela nous shrons contraints de recourir a' HflmÃÿ/JÀ M irza. Et de quel/e grace , je vous prie , ' reeevraJ-il nfflre élefíionr? N 'aura-t il pa; sitjet de si:- plaindre du peu d'affection que nous aurions témoigné a devenir si*s esclaves5 d** que nous ne l'avons reconnu pour no: sire Roy , qu'apres que son fiere n'a pû le devenir? Prendra-t-ilplazsirà recevoir de nos mains une couronne que nous avions asser” a un autre?

' .Ilst--pershadera de ne devoir rien à

48' L E G du a' oîN NE Nrn ufr'

Wos suffrages ,qui ne lu)/ auront par' esté donnegpar une inelination pleine d'amour5 mais qu'une invincible 22e-eeffitéaura exigé de 110145.. .EtDieu

veuille qu’il en demeure' la‘ , . Ô*. qu'il-ct

se contente de ne nous en pau ,sta-voir 5re.- ffiait s'il ne se vangerapóix,, Ü*lesfroizleurs que nous avons euër pour luy n-'affiumerontpas enson ame' un flu de -colere contre nous' ,qui ne.Féteindra que' parnostre ruine d* la" desolatiori- de nos famisses. Mais ee' n'est' par :c'que nous devons considerer... @and il s'agit salut de' l'E/lat, celuy des particulier; est peu' de chosh; Songe{,—Seígneurr,à ce que ' I - .' .. fa) marque au commencement de ce discount. Il faut éviterun interregne dangereux , qui olureroit longtemps ' ~ r' . . - dans les asseos Ô venue: J19/ a la' vil/e capitale. LaProvidence nous a mis entre les mains Hamges) Mirgar Q5 nous reszfe-t-ilplur que suivre. ses ordres, Ô d'aller de! ce moment ele-. verce favori du ciel au trône sacré du Prince du monde. Aprés

Aprés que le premier Ministre eut prononcé ces paroles, il ne laissa pas peu à penser aux autres Seigneurs, d'oùluy pouvoir estre venu ce sentiment : neanmoins comme destoit une personne qui avoit toûjours vécu dans une haute estime de probité, 8c que' son âge déja avancé 8c sa longue \experience dans les affaires le rendoient tres.considerable, on ne soupçonna point que .l'avis qu'il donnoit fust interessé , ni qu'il y fust porté par d'autres mo. tissque ceux qui regardoient le bien de l'Estat5 veu principale. ment qu'il n'avoir rien avancé que toute la compagnie n'esti. malt tresweritable. Enfin ce fut

avec joye que la pluspart receu- — —

rent une ouve-rtureïi favorable à
leurs desirs, 8c ceux qui n'avaient
en veuë que leur établissement

articulier furent tres-a-ises en
suivant l'avis du premier Ministre
de passer pour affectionnez au

E

bien public, .lors qu'ils ne songeoient quÏà leur propre grandeur.. Car ces me smes considera, tions qui añvoient touché .le pret; mier Ministre 8c le grand Intensidant , comme nous l'avons déja dit ,leur estoient venuës en l'es. prit 8c leur avoient fait juger qu'il n'y avoit rie-n d'asseure en leur fortune , si une fois Sefisie Mines estoit .élevé sur le trône: Que ce jeune Prince , quand ce ne seroit

.que pour mieux faire Ie maistre,

voudroit gouverner à sa fantaisie, 8c changer les Officiers .comme bon luy semblerooit: W111 y au.roit mesme dans .cette conduite un secret mouvement de. van_ geance contre eux , parce qu'il se persuaderoit que leur complaj.. sance auroit contribué à ses disgraces , &c que bien loin de s'op. poser aux plaintes que le fe.u Roy son pere faisoit quelquefois con.. tre uy, ils y avoient applaud—y. D'ailleurs si ce bruit qui couroit

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