Images de page
PDF

servées , que pour celles que nous allons marquer 5 8c qui*font dire qu'il y a une uissance supérieure qui se mefle ouverainemen-t dans les affaires humaines, qui se rend maistresse des évenemens , 8c qui fait réüffir les choses bien souvent contre nostre attente 5 comme il arriva icy , où Sófie fut élû malgré le. com lot des personnes interessées , 8c es dispositions favorables qu'ils avoient données

l àaleurs entreprises. Cet Eunuque, qui rompit tou. - .

tes les mesures qujavoient prises cmsâeigneurs , fm: Aga Mame fort considere en cette Counlà, comme nous l'avons marque, auquel l'éducation du second fils du Monarque avoit esté commise. Il estoit , dis-je, le Gouverneur de Hamgeh Mir-za, celuy que les Grands vouloient élever sur le trône, 6c par consequent il de. .voit plus qu'aucun autre appuyer leurs siiffrages , puis qwapparem

ment la grandeur de son illustre Nourriçon alloit augmenter infiniment \on crédit , ô( luy présentoit une fortune la plus éclatante qu'un homme de sa condition pouvoit esperer.

(LTL-Ardant l'amour de lajusti

ce prevalut dans son ame5 &L ce sut avec horreur qu'il entendit la. loient une Loy que la nature sem; bloit avoir établie 8c que la Reli-si gion savorisoiu.

proposition qu'avoir faite le pre mier Ministre de preferer le ca. det à l'aisné , qui s'augmenta à mesure que lesautres du Conseil y prestoient leur consentement. Surquoy il prit une resolution di. gne de cette ancienne &L constante fidelité dont l'on a toûjours vanté les Eunuques. Il crût qu'il y alloit de son devoir d'empes. cher ce desordre autant qu'il pourrolt5êc qu'encore qu'il n'eust pas droit de parler en cette as. semblée, il luy estoit permis de violer ce droit qui n'estoit que de pure ceremonie pour remettre dans le bon chemin ceux qui vio.

p

Il attendît neanmoins que tout le monde eust parlé', tant parce qu'il- devoir cette déference au** Seigneurs qui tenoient m* rang au dessus de luy,- «iüe Païœ ÊIUÏÎ 'esperoir ralîjêllss que quelqu'un d'eux plus éclairé, ou mieux intentionné que les autres, propo;seroit des sentimens plus legitimes-8c le delivreroit de Fembaras où une rencontre si fâcheuse l'ai. loit engager : Mais lors qu'il vit que tous d'une voix ils avoient conclu à l'élection du cadet au prejudice de Faisné, sur des pre.textes qui , quelques specieux qu'ils fussent , paroissoient .affec_ tés , 8c sur des conjectures trop foibles au fonds pour estre assez considerables dans une sigrande affaire 5 d'un ton de voix qui sans perdre le respect avoit beaucoup de vigueur , il leur parla en ces termes :

Cette proposition que voue venez de faire , Princes , Seigneurs des Sex; gneurs , d'exclure de la Couronne' Scÿïe , fils azfizé dlíaoaasiecond , à qui elle appartient le itimement , e) de mettre en sa place l? cadet Hamgeh M ir-za, choque trop visiblement la justice d* les loix de ÈEnvoye élea, pour croire que voue vous y soyez, porter. par quelque éblouËssZ-nzent qui voue ait surpru. 1 'oseroir bien voue asseurer que nul des motzss qui' ont' esté alleguegnïst estimé assèæpuzssant de par un de voeu'. N on .7 le' pretexte que voud' avezemprunté pour élire Hamm-l) Mir-za n'est pad rat'. sonnable. Le 'veritable sujet quivoM .yportc , sivoíu” voulegquo je vou: le die , encore que vou-T le sçaclziez aussi

— bienque mo)!, ffe/Z le desir que vouær

avez de gouvernerla Perse ZF* long

- temps Ô a vostro gré z' C'est pour cela

que voeu' voulegélire un enfant ,sour la minorité duquel tout vou s shra permis , ó* vouepourrez. exercer une

puissance absolue: car ce que l'on al. legue du Prince aisizé , que sans doute il est privé de la vie ou dela veuë,, ne peut pa/sir pour autre chose que pourune pure iffiusion: Si cela estoit,n'en aurois- je rien appris , mo)/ qui depuièr le départ du Roy de la capitale a)/ toûjours sceu precishment tout ce qui s'est passé dans le Palais des femmes5 qui l'ay toujours sitivy par tout, d*- qui .ay outre cela la conduite du jeune Prince. Si cet Eunuque qui fut envoyé en poste il n'y a pas longtemps à Ishahan eu/Z eu des ordres

.secrets contre S esie Ming/xa , dans le dessein de le rendre incapable de sua

ceder a l' Empire , n'en aurons- je rien î

decouvert 3 é* le seu 1Eo] n'ezst- ilpaj' changé quelque cbosh à la condition de son second sils , qu'il eusl designé en ce car la pour monter sur le trône aprés luy .P N Y-usi-il par augmenté

son appauage eÿ-shn éclat5 me l'eu/i

il celé a mo)/ Ü* a la Lumiere desfemmes , a la Duchóssè , dis- je , mere du jeune Prince? Et quand il me l'auroit voulu celer , ne m'aurait il pas

« PrécédentContinuer »