La porte obscure

Couverture
Presses de la Cité, 1994 - 1122 pages
Où sera le petit bonhomme vert demain ? Tous les jours, le quotidien local pose la même question. Ragle Gumm poste le bulletin-réponse. Et il gagne le concours. Ça ne rate jamais. Les gens pensent qu'il a un pouvoir. Lui-même commence à s'inquiéter quand il voit disparaître une buvette, remplacée par une étiquette portant le mot buvette. Il y a un malaise dans l'air. Et il se pourrait que cette petite ville toute simple, où Ragle Gumm a toujours vécu, ait un secret. Pris au piège du Temps désarticulé, il n'a plus qu'à franchir la porte obscure. Dans les collines de Virginie, au bout de la route, il y a une autre petite ville, encaissée entre ses montagnes. Rien de bien passionnant, sauf pour Ted Barton, qui est né là vingt-sept ans auparavant. Mais quand il revoit sa ville., il ne la reconnaît plus : tout est changé. Il retrouve sur les registres son nom, sa date de naissance, et aussi celle de sa mort. A l'âge de huit ans! C'est fait : il a franchi la porte obscure et il est condamné à errer dans les ténèbres avec tous les Pantins cosmiques. Quand on franchit cette porte-là, inutile de semer des petits cailloux blancs : on est voué à entrer dans ses rêves... et à en rester prisonnier. A moins d'être aspiré par les rêves d'autrui. Ça, c'est le pire : vous vous retrouvez perdu dans un univers où vos désirs n'ont aucun sens, en attendant que l'oeil dans le ciel vous fasse basculer dans un troisième univers, puis un quatrième... et vous finissez par vous dire que l'éternité, c'est un peu long ! Philip K. Dick (1928-1982) occupe une place à part dans l'univers de la S.F. Au seuil de la nuit des rêves, il a ouvert toute grande la porte obscure, projetant sur les ténèbres une lumière crue et surnaturelle qui dénude les recoins les plus opaques du coeur humain et fait chanceler le monde sur ses bases.

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