Études philosophiques et Études analytiques

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A. Houssiaux, 1870
 

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Page 134 - Toute science humaine repose sur la déduction, qui est une vision lente par laquelle on descend de la cause à l'effet, par laquelle on remonte de l'effet à la cause; ou, dans une plus large expression, toute poésie comme toute œuvre d'art procède d'une rapide vision des choses.
Page 203 - Spécialité. (Spécialité, species, vue, spéculer, voir tout et d'un seul coup; spéculum, miroir ou moyen d'apprécier une chose en la voyant tout entière.) Jésus était Spécialiste, il voyait le fait dans ses racines et dans ses productions, dans le passé qui l'avait engendré, dans le présent où il se manifestait, dans l'avenir où il se développait; sa vue pénétrait l'entendement d'autrui.
Page 101 - En rentrant au logis, l'étranger s'enferma dans sa chambre, alluma sa lampe inspiratrice, et se confia au terrible démon du travail, en demandant des mots au silence, des idées à la nuit.
Page 501 - ... tous ses miracles par l'imposition des mains. La main transsude la vie, et partout où elle se pose, elle laisse des traces d'un pouvoir magique; aussi est-elle de moitié dans tous les plaisirs de l'amour. Elle accuse au médecin tous les mystères de notre organisme. Elle exhale, plus qu'une autre partie du corps, les fluides nerveux ou la substance inconnue qu'il faut appeler volonté à défaut d'autre terme.
Page 75 - Luther et Calvin faisaient naître en Europe un esprit d'investigation qui devait amener les peuples à vouloir tout examiner. L'examen conduit au doute. Au lieu d'une foi nécessaire aux sociétés, ils traînaient après eux et dans le lointain, une philosophie curieuse, armée de marteaux, avide de ruines. La science s'élançait brillante de ses fausses clartés du sein de l'hérésie. Il s'agissait bien moins d'une réforme dans l'Eglise que de la liberté indéfinie de l'homme qui est la mort...
Page 297 - ... parabole. Aucun de vos savants n'a tiré cette simple induction que la Courbe est la loi des mondes matériels, que la Droite est celle des mondes spirituels : l'une est la théorie des créations finies, l'autre est la théorie de l'infini. L'homme, ayant seul ici-bas la connaissance de l'infini, peut seul connaître la ligne droite; lui seul a le sentiment de la verticalité placé dans un organe spécial.
Page 132 - ... d'être des enfants lâches et incorrigibles : nos maîtres nous méprisèrent, et nous tombâmes également dans le plus affreux discrédit auprès de nos camarades, à qui nous cachions nos études de contrebande par crainte de leurs moqueries. Cette double mésestime, injuste chez les Pères, était un sentiment naturel chez nos condisciples; nous ne savions ni jouer à la balle, ni courir, ni monter sur les échasses aux jours d'amnistie...
Page 199 - L'universalité des transmutations de cette Substance constitue ce que l'on appelle vulgairement la Matière. il Le Cerveau est le matras où {'ANIMAL transporte ce que, suivant la force de cet appareil, chacune de ses organisations peut absorber de cette SUBSTANCE, et d'où elle sort transformée en Volonté.
Page 112 - Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d'un mot? Sans doute il a reçu diverses impressions des événements auxquels il a servi; selon les lieux il a réveillé des idées différentes ; mais...
Page 127 - ... rapportions des cours, formait un fumier d'une insupportable puanteur. La privation de l'air pur et parfumé des campagnes dans lequel il avait jusqu'alors vécu, le changement de ses habitudes, la discipline, tout contrista Lambert. La tête toujours appuyée sur sa main gauche et le bras accoudé sur...

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