L'hermite de Londres ou observations sur les moeurs et usages des Anglais au commencement du XIXe siècle ..., Volume 3

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A. Wahlen, 1821 - 320 pages

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Page 56 - Jourdain. Tout ce que je pourrai ; car j'ai toutes les envies du monde d'être savant; et j'enrage que mon père et ma mère ne m'aient pas fait bien étudier dans toutes les sciences, quand j'étais jeune. Le Maître de Philosophie. Ce sentiment est raisonnable ; nam, sine doctrina, vita est quasi mortis imago.
Page 116 - ... classes , les rangs de la société , dans les manières nobles ou aisées. Généralement , les femmes anglaises, n'importe leur condition, sont dépourvues de grâce, de goût, de ton; on peut dire, à la lettre, qu'une femme anglaise a deux mains gauches. Une couturière , une petite ouvrière à la journée sont, comme la fille d'un baronnet ou d'un lord, vêtues de blanc , la tête couverte d'un chapeau de paille ou de velours posé sans grâce, orné , ou plutôt rattaché par un ruban...
Page 113 - Les plus élégantes femmes de chambre anglaises peuvent emporter tout leur avoir dans un petit carton, sous le bras, tandis que la plus mince de nos servantes ne déménage pas de condition sans se faire suivre par des coffres , où tout n'est pas magnifique, si l'on veut, mais où l'on ne laisse pas de trouver des croix, des boucles d'oreilles d'or, des chemises d'une toile grossière, mais en quantité; des jupes, des déshabillés d'été, d'hiver, etc., etc.; tandis que l'inventaire d'une jolie...
Page 11 - L'on mange ailleurs des fruits précoces; l'on force la terre et les saisons pour fournir à sa délicatesse; de simples bourgeois, seulement à cause qu'ils étaient riches, ont eu l'audace d'avaler en un seul morceau la nourriture...
Page 117 - ... vécu en Angleterre, de convenir que le peuple anglais est , à l'œil du voyageur , plus proprement , plus richement vêtu que" le nôtre , quoiqu'en réalité il soit bien plus pauvre en habits et en linge. Les plus élégantes femmes de chambre anglaises peuvent emporter tout leur avoir dans un petit carton , sous le bras, tandis que la plus mince de nos servantes ne déménage pas de condition sans se faire suivre par des coffres...
Page 117 - ... boucles d'oreilles d'or, des chemises d'une toile grossière, mais en. quantité, des jupes, des déshabillés d'été, d'hiver, etc., etc. ; tandis que l'inventaire d'une jolie miss anglaise se compose , presque toujours , d'une chemise sur elle, et d'une seconde dans le carton ; de deux jupes de basin, de deux paires de bas de coton; de deux petites robes, une blanche et l'autre de toile peinte ; de trois fichus, servant alternativement de mouchoirs de poche et de col ; de quelques...
Page 116 - ... tête couverte d'un chapeau de paille ou de velours posé sans grâce, orné , ou plutôt rattaché par un ruban étroit, et disposé avec beaucoup d'économie ; toutes ont l'air d'être de la même famille , lorsqu'on les vo.it dans, une promenade le dimanche. Il en est de même de la mise des hommes; elle est généralement simple , et depuis que tout le monde porte Les cheveux coupés , depuis qu'une coiffure plus élégante et plus soignée ne distingue plus l'homme d'un certain goût , d'un...
Page 232 - Ordinairement un huissier fait la prisée, très -souvent c'est l'époux. Quand le prix est arrêté , et il passe rarement quelques schellings , l'acquéreur détache la femme ; il la mène liée de la même manière , en la tenant par le bout de la corde, et ne la délie qu'après avoir parcouru la moitié de la place. Ces sortes de vente , trèscommunes en Angleterre , sont désignées par le peuple sous le nom de horn-market , marché aux Cornes.
Page 7 - C'est un bon compagnon, s'il en fût. jamais, plein d'ardeur et de gaîté, maniant le fouet aussi bien que qui que ce soit en Angleterre ; et je suis heureux de pouvoir dire qu'il a en ce moment une douzaine des plus beaux chevaux qu'on puisse voir, sous mon nom, bien entendu. » Il laissa tomber la violette qu'il tenait entre ses lèvres, baisa sa main en saluant lady Marie , et nous le perdîmes de vue en deux secondes. « Charmant jeune homme !» dit-elle. Je ne voulus pas la contredire , et...
Page 113 - Le luxe des maisons riches d'Angleterre n'exci te aucune envie dans la basse classe ; elle ne le voit jamais , et ce luxe ne fait pas , ainsi que je l'ai remarqué ailleurs, la ruine des gens de la classe aisée, qui , pour satisfaire leur amourpropre et celui de leurs femmes, pour les faire paraître de grandes dames, sont, enchantés de les voir affublées de ridicules pierrailles qu'on devrait rougir de porter. Si les Anglaises ne l'emportent pas sur nous pour l'élégance dans la coupe des habits...

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