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Adultérer, v. a. Commettre un Ainsi d' Ægyptus , se forme en adultere.

François Egypte; & d'Æthiopia, Adultérin, ine, adj. Né d'un adul Ethiopie , &c. Cependant on tere.

conferve cette diphthongue dans Adufte, adj. t. de Médecine. Brûlé. certains mots d'un usage moins Aduftion, 1. f. Brûlement.

commun, tels que ceux qui vont Ces deux derniers mots ne se suivre. Ceux qui ne se trouveront disent qu'en parlant du corps hu point ici , se trouveront fous la main.

lettre E, tels que Egée , Egide , Adventif, ive , adj. t. de Jurispru &c. dence. Biens qui arivent à quel Æaque , l. m. Un des trois Juges

qu’un , soit par présent, soit par des Enfers chez les Païens.
fucceflion collaterale.

Ægée, adj. V. Égée.
Adverbe, f. m. t. de Grammaire. Ægide, f. f. V. Égide.
Adverbial , ale , adj. Qui tient de Ægilops, f. m. t. de Médecine.
l'adverbe.

Tumeur qui s'ouvre à l'angle de
Adverbialement, adv.

l'æil. Adverbialité, f. f. t. de Gram- Ægyptiac , adj. Onguent détersif. maire.

Aéré, ée, part. Adversaire, s. m. Celui ou celle qui Aérer , v. a. Donner de l'air. s'oppole.

On dit aussi Aerier, pour dire, il y en a qui écrivent & pro changer l'air , chasser le mauvais noncent Aversaire ; mais Danet, air : mais l'Académie ,

dans ce Joubert & l'Académie les con sens même , dit Aérer. damnent, & l'usage veut qu'on Aérien, ene, adj. Qui est d'air.

Aérographie , f. f. Description de Adversatif , -ive , adj. Qui marque l'air. opposition.

Aéromancie , f. f. Art de deviner Adverle, adj. f. Opposé, contraire. par le moyen de l'air.

De tout temps on a écrit de la Aérometre , f. m. Instrument qui forte ; mais Richelet a jugé à pro

sert à mesurer l'air. pos d'écrire Averse , sans d, lous Aérométrie , f, f. C'est l’Art de prétexte qu'il ne se prononce pas mesurer l'air. en ce mot. Joubert à suivi ce sen- Aérophobe, f. m. & f. Qui craint timent , qui répugne à l'étymolo l'air. gie, à l'usage , & à la prononcia- Ærugineux , euse, adj. Qui tient tion reçue. V. Préf. let. D.

de la rouille. Adverfité, . f. Disgrace, malheur, On écrit auffi Érugineux , ce

Généralement tous les Auteurs qui prouve qu'il ne faut pas proécrivent de cette maniere ; ce qui noncer Aérugineux, mais Ærugiseul doit prouver qu'il faut écrire neux ; en effet il ne vient pas de Adverfe , puisque ces deux mots Aër, aeris, comme les précésortent de la même source, & dens; mais de Ærugo, la rouille; que le d s'y prononce également. d'où Æruginosus , Ærugineux. Æ, diphthongue banie de la plu- Æfculan, f. m. Dieu qui préfidoit

part des mots dérivés du Larin. à la Monoie.

prononce le d.

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Afadi , ie , part.

s. m.

Afaissé ,'ée, part.

Æthiopis , f. f. Plante.

Afamer , v. a. Faire fouffrir la faim. Ætiologie, f. t. Partie de la Méde On écrit aufli Affamer: mais ce

cine qui traite des causes des ma mot vient de Faim , & rien n'y ladies.

exige le doublement de l'f. On écrit auffi Aitiologie & Etio. Aféagé, ée, part. par.. logie.

Aféagement, I. in.

Aféager, v. a. t. de Coutume. Don Afadir , v. a. Rendre fade.

ner à féage. On écrit aufli Affadir , mais ce On écrit auffi Affeager : mais mot vient de Fade , & rien d'y ce mot vient de Féage , & rien

exige le doublement de l'f. n'y exige le doublement delf. Afadiffement,

Afermé, ée,

part. Afaire , l. f. Tout ce qui est le sujet Afermer, v. a. de quelque occupation,

&c.

On écrit auffi Affermer ; mais 'Afairé, ée , adj.

ce mot vient de Ferme : & rien On écrit aussi Affaire, mais ce n'y exige le doublement. mot vient de Faire , & rien n'y Afeurage, 1. m. Prix

que met aux exige le doublement de l'f. denrées un Seigneur ou un MaAfaillement f. m. Abaissement giftrat. causé par la propre pesanteur. Afeuré, ée, part.

Afeurer ,' v. a. Mettre le prix aux Afaisser , v.a. Surcharger , faire tom choses, en évaluer les feurs. ber sous le faix.

On écrit aussi Affeurer; mais ce On écrit aufli Affaisfer , mais terme vient du vieux mot feurs, ce mot vient de Faix , & rien n'y & rien n'exige le doublement.

exige le doublement de l'f. Affabilité, f. f. Maniere douce & Afaitage , f. m. t. de Fauconerie. honête de parler à quelqu'un & Afaité, ée, part.

de l'écouter. Afaitement, 1. m. A&tion d'afaiter. Affâble , adj. Doux , gracieux. Afaiter, v. a. Dresser un oiseau de Affablement, adv. proie.

On conserve les deux f dans Afaiteur, f. m. t. de Fauconerie. ces trois mots , parce qu'ils vien

On écrit aussi Afaiter, &c. par nent du Latin Affabilis. Le second l'habitude qu'on a de doubler la a eft long dans Affátle & dans consone après l'a : mais ici rien Affiblement , à cause de la fyllabe n'exige ce doublement.

muete : mais il eft bref dans AfAfalé, part. pal. t. de Marine. Il se fabilité, parce qu'alors cette fyldit d'un vaisseau qui ne peut pren.

labe n'est plus muete. dre le large, par trop, ou trop peu Affaneures, f. f. pl. Blé qu'on donne de vent.

aux moissonneurs au lieu d'argent Afaler , v. a. t. de Marine. Abaisler. Affectation, f. f. Maniere trop re

On écrit aussi Affaler , par la cherchée & trop étudiée. même habitude de doubler la con- Affecté, ée , part. sone après l'a: mais ici rien n'e- Affecter, v. a. Deftiner,toucher,&c. xige ce doublement.

On conserve dans ce mot les deux Afamé, ée, part,

f parce qu'il vient du Lat. Affectarea

Affectif, ive, adj. Qui excite , qui nent de l'Italien Affidato , au plutouche.

rier Affidari. Affection , 1.f. Amitié, tendresse. Affiliation, f. f. Adoption. Affectioné, ée, part.

Affilié , ee , part. Affectionément, adv, Avec affection. Affilier, v. a. Associer. Affectioner, v. a. Aimer, &c.

On conserve les deux ff dans ces Affectueulement adv. d'une ma

mots , parce qu'ils sont imités du niere affectueuse.

Latin , quoiqu'ils n'y soient pas Affectueux, eufe , adj. Plein d'affe

du meilleur usage. ction.

Affinité , f. f. Liaison, On conserve dans ces mots les On conserve les deux ff dans ce deux f, parce qu'ils vienent du mot , parce qu'il vient du Latin Latin Affectio & Affe&tus.

Affinitas. Affermi , ie, part.

Affirmatif, ive , adj. qui affirme. Affermir, v. a. Rendre ferme. Affirmation, f. f. Action d'affirmer, Affermissement, f. m. A&tion d'affer. Affirmative, f. f. Proposition qui afmir , ou état d'une chole affermie. firme.

Dans le style familier on pro- Affirmativement, adv. nonce Afermir; mais dans le style Affirmé, ée.

part. poëtique & oratoire , en doublant Affirmer , v. a. Assurer. I'f on rend ce mot plus énergique, On conserve les deux ff dans Affermir.

ces mots , parce qu'ils vienent Affété, ée, adj. Plein d'affection.

du Latin Affirmare. Afféterie , l. f. Affectation. Aflagers , f. m. plur. Officiers qui

On conserve & on prononce président au ventes publiques les deux ff dans ces deux mots d'Amsterdam. parce qu'ils vienent du Latin Af- Aflictif, ive , adj. Qui cause douleur. feftare ; d'où les Italiens ont fait Amiction, f. f. Chagrin , &c. Affettare,

Afligé, ée , part. Affiche, 1. f. Placart qu'on atache. Afligeant , ante , adj. Affiches, f. f. pl. On appele ainsi Amiger , v. a. Causer chagrin , dou

des Feuilles Hebdomadaires éta leur , &c.

blies à Paris & dans les Provinces. On conserve les deux f dans Affiché, ée , part.

ces mots ; parce qu'ils vienent du Afficher , v. a. Atacher un Placart.

Latin Afligere. Afficheur, f. m. Gelui qui atache Affluence, 1. f. des Placarts.

Affluent , ente , adj. Se dit d'une On conserve les deux f dans riviere qui tombe dans une autre. ces mots, parce qu'ils vienent du Afluer , v. n. Il est peu en usage. Latin Affigere.

Abonder. Affidé, će , adj. Celui ou celle en On conserve les deux ff dans

ces mots, parce qu'ils vienent Affidés , ou Affidati, f.m. pl. noms du Latin Affluere. des Académiciens de Pavie.

A filé, ée, part. On conserve les deux ff dans Afiler , v. a. t. de Coutelier. Don, ces mots, parce qu'ils vie ner le fil.

qui on se fie.

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Afiné, ée, part.

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On écrit auffi Affiler ; mais ce Afolé, ée , part. mot vient de fil; & rien n'y exige Afoler , v. a. Il n'est que du style le doublement,

familier. Rendre fou. Afin de , conjonction qui gouverne Afolir , v. n. Ce terme est bas & l'infinitif.

populaire. Devenir fou. Afin que , conjonction qui gouverne

On écrit auffi Affoler & Affolir; le lubjonaif.

mais ces mots vienent de fol, & Ces deux conjonctions déno rien n'y exige le doublement. tent la fin pour laquelle on fait Aforage, f. m. Droit Seigneurial. quelque chose. Ceux qui écrivent Afouage , f. m. Droit de couper du afin , font très-mal. Il y a des bois dans les Forêts. phrases où à fin se doit écrire en Afouagement, l. m. Dénombre, deux mots avec un à grave; mais

ment de feux. cela ne doit jamais le faire quand Afouguer , v. a. Terme qui exprime afin peut se convertir en Latin par les effets de la fougue. la particule ut,

On écrit auffi Afforage, AfAfinage , 1 m. Action par laquelle fouage, Affouagement, Affouon afine les métaux.

guer ; mais rien n'exige dans ces

mots le doublement. Afinement, I. m. État des choses Afouragement, 1. m. A&tion d'afouafinées.

rager.
Afiner , v. 2. Épurer , rendre plus Afourager, v. a. Donner du fourage
fin.

aux bestiaux.
Afinerie , f. f. Lieu où l'on afine. On écrit ausli Affourager & Af-
Afineur, f. m. Celui qui afine. fourcher; mais ces mots vienent
Afinoir , l. m. Instrument pour af de Fourage , & de Fourche ; rien
Der le chanvre.

n'y exige le doublement.
On écrit aussi Affiner , &c. mais Afourcher , v. a. t. de Marine. C'est
ces mots vienent de fin; & rien jeter une ancre à la mer , de façon
n'y exige le doublement.

son cable fasse une espece de Afoune , ou Fiume , f. m. sorte de fourche avec le cable d'une autre fin qui vient d'Égypte.

ancre qu'on y a déja jeté.
Afiquet , f. m. Bois percé servant à Afranchi , ie , part.
tricoter.

Afranchi, ie, 1. m.& f. Celui ou
Afiquets , I. m. plur. Omements de celle qu'on a rendu libre.
Dames.

Afranchir , v. a. Rendre libre, dé.
On écrit aufli Affiquets : mais charger, délivrer.
rien n'y exige le doublement. Afranchislement, f. m. A&tion d'a-

franchir. v. a. Diminuer la force. On écrit aussi Affranchir , &c. Alo bi ssant, ante , adj. Qui diminue mais ce mot vient de franc , & la force.

rien n'y exige le doublement. Afoiblissement, f. m. Diminution de Âfres , l. f. plur. Grande peur. forces,

On écrit aussi Affres ; mais on On écrit aussi Afforblir , &c. prononce afres , en alongeant mais ce mot vient de Foible, & l'a , parce qu'il est suivi d'un e rien n'y exige le doublement,

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que

Aforbli , ie , part
Akoblie,

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muet.

Afrété,

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vents.

Afrétement , f. m. t. de Com. les outils nécessaires à un Menui: merce de mer.

fier pour travailler. ée

Afute , ée , part. , pari. Afréter , v. a. Prendre un vaisseau Afuter, v. a. t. de Canonier &

à fret, c'est-à-dire , à louage. de Menuisier. Afréteur , f. m. Celui qui afrete. Aga , l. m. Mot très-commun chez

On écrit aufli Affréter ; mais les Turcs : il fignifie Commance 'mot vient de fret , & rien dant.

n'y exige le doublement. Agaçant, ante, adj. Qui excite. Afreusement, adv. D'une maniere Agace , f. f. Espece de Pie. afreufe.

Agacé, ée , part. Afroux , euse , adj. Horrible, épou. Agacement, 1. m. Douleur de dents vantable.

causée par quelques acides. On écrit aussi Affreux : mais Agacer , v. a. Picoter, exciter. ce mot vient d'afres , & rien Agacerie, . f. Maniere d'attirer n'y exige le doublement : l'a s'y l'attention. abrege, parce qu'il n'est plus suivi Agallochum, f. m. Sorte de bois de l'e muet.

des Indes : c'est une espece de Afriandé, ée, part.

bois d'Aloës. Afriander, v. a. Rendre friand. Aganipedes, ou Aganipides, s. f. Africus , I. m. Un des principaux plur. Nom des Muses.

Agapes, f. f. plur. Sorte de festins Afriolé, ée, part. pal. & adj. que faisoient les Chrétiens dans Afrioler , v.'a. Afriander.

les Églises. Ces deux derniers mots sont Agapetes , f. f. plur. Vierges en : bas & populaires.

Communauté dans la primitive Afrique , i. £. Troisieme partie du Eglise. monde.

Agaric, f. m. Plante de la nature Afront, f. m. Injure acompagnée du champignon. de mépris.

Agaste, f. f. Pluie très-abondante. Afrontailles , f. f. plur. Confins de Agate , f. f. Pierre précieuse.

plusieurs fonds aboutissans aux L'Académie , Fur. Rich. &le côtés d'un autre fond.

Dict. des Arts écrivent ainsi. Afronté, ée, part:

Danet , Joubert, Boudot , &c. Afronter, v. a. Tromper.

écrivent Agache. Mais comme ce Afronterie , l. f. Tromperie. mot vient du Grec que les LaAfronteur, f. m. Celui qui trompe.

tins ont imité en écrivant achates Afronteuse , f. f. Celle qui trompe.

sans h après le 1, je ne vois pas Afublement, f. m. Tout ce qui pourquoi on en mettroit en Fran.

couvre la tête & le corps. çois. Afubler , v. a. Ne s’emploie que Agatis, . m. Domage causé par dans le burlesque,

les bêtes. Afût, f. m. t. d’Artillerie & de Agdestis ou Agdistis , f. f. Nom de chaffe.

la mere des Dieux. Afutage , f. m. Travail des Cano. Âge, f. m. Durée de la vie, ou

niers pour disposer les afûts ; toas certain intervalle de fiecles,

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