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l'on

ne

à ne la pas doubler. Elle doit core plus mal lorsqu'il écrit Abaie être doublée , quand l'étymologie avec un seul b & un ï. V. la Re. l'exige, par exemple , quand c'est

marque du mot suivant. un mot qui vient du latin où la Abbé, f. m.. même lettre est doublée , comme Ce mot , selon la remarque de dans les exemples précédens : S. Jérôme, vient du Syriaque elle ne doit point être doublée , Abba , qui signifie pere ou pa. quand l'étymologie ni la pronon- ternité. Les Latins par analogie ciation ne l'exigent point. Ainside ont écrit Abbas avec deux bb : baiser vient abaiffer; de battre nous ne pouvons donc nous dir. vient abattre ou aba:re , sans qu'il penser de les admettre en Franfoit nécessaire de doubler le b, çois au mot Abbé. Cependant on puisque l'étymologie ni la pronon

prononce Abe. ciation ne l'exigent point. Quant Abbesse , f. f. aux deux it,

que

l'Académie Quoique tous nos bons Alle conserve dans abatere ,

c'est qu'a

teurs François aient écrit de la batıre vient de batere , &

que forte , Richelet a cru devoir rebattre vient de battere , que

trancher un b de ce mot. S'il l'atrouve dans les Constitutions de voit omis par inadvertence , il Charlemagne , & qui se disoit l'auroit

pas

aussi retranché du au lieu de batuere , que l'on trou.. Latin Abbaciffe , qu'on a de tout ve dans Plaute. Mais quoique tems écrit avec deux bb. On prél'on écrive battre & abatere , on nonce néamoins Abefe. prononce néanmoins batre & Abbréviateur,

f. m. abatre ; & l'Académie même Abbréviation,

f. f. écrit abatage & abaris : c'est ce On écrit aufli Abréviateur & qui nous détermine à préférer Abréviation, de même qu'on abatre. Du reste ce verbe le écrit Abréger. Mais Abréger eft conjugue comme batre. Voyez un mot tellement francisé, qu'il batre.

a perdu les vestiges de fon étyAbatu , ue , párt.

mologie tirée du Latin AbbreviaAbatures, I. f. plur, t. de Chasse. re , au lieu que les deux autres

Foulures qu’un Cerf laisse dans . conservent la forme que leur don. les broussailles où il a passé. ne leur étymologie tirée du Latin Abat-vent, f. m. Paillasson ou Abbreviator , Abbreviatio. Charpente qui garantit dy vent. A, b, c, f. m. Alphabet. On prononce Abayeni.

On pronnonce Abécé. Abbatial , ale , adj. Apartenant à Abcéder, v, n. t. de Chirurgie. l'Abbé ou à l'Abbesle.

V. Abfceder. Abbaye, f. f.

Abcès, f. m. V. Abscés. Il y en a qui écrivent au- Abdication, f. f. Action d'abdiquer. jourd'hui Abbaie. On prononce Abdiqué, ée , part. Abai - ie ; l'y est donc nécessai- Abdiquer, v. a. Renoncer à quelre pour tenir la place des deux i. Mais à cause de l'étymologie qui Abdomen , f. m. t. d'Anatomie. exige deux bb , Richelet fait en- 11 se dit d'un Muscle dont la

que dignité.

reur.

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fonction est de mouvoir en de. Abhorrer, v. a. Avoir en hora hors la partie à laquelle il est ata

ché. C'est aussi le bas-ventre. Abigéat , f. m. t. de Jurisprudence. Abducteur , adj. & f. m. t. d’Ana- Vol d'un troupeau de bétail. tomie.

Abilene , Contrée de Syrie. Abdulas , f. m. pl. Nom général Abîme , f. m. Goufre profond de

que les Persans donnent aux Re. terre ou d'eau. En terme de Bla. ligieux

son , c'est le milieu de l'écu. Abécédaire , f. m. Qui eft à l'a, Abîmé, ée , part. b, c.

Abîmer, v. a. & n. Précipiter ou Abécher v. a. V. Abéquer. tomber dans un Abîme. Abée, f. f. Ouverture par où coule J'abîme , tu abimes , il abime;

l'eau qui fait tourner la roue d'un nous abîmons, vous abîmez , ils moulin.

abîment. J'abîmois , &c. J'abiAbeille , S. fi Mouche qui fait la merai , &c. Il prend le circoncire & le miel.

flexe quand la syllabe suivante Abel, f. m. Second fils d'Adam & eft muete. On écrit auffi Abyme, d'Eve.

Abymé, Abymer. Abénévis, f. m. Concession d'un Ab-inteftat , t. de Jurisprudence. Haut-Justicier pour détourner les

Héritier ab-inteftat, c'est-à-dire, eaux d'un ruisseau.

qui hérite de droit de celui qui Abéône & Adéône, f. f. Divinités n'a point testé.

qui présidoient aux voyages. Abject, abjeéte , adj. Méprisable. Abequer un oiseau, V. a. Lui met- Abjection, T. f. Mépris. tre de la nourriture dans le bec. Abjuration, f. f. Renoncement fo

Quelques Auteurs écrivent ab- lemnel à une hérésie. becquer, mais l'usage n'approu. Abjuré, ée , part. ve plus ce c: cette lettre a été 'Abjurer, v. a. On dit , abjurer retranchée de quantité d'autres une hérésie , y renoncer. mots où elle étoit inutile comme Ablais , I. m. t. de Coutume. dans celui-ci : de forte qu'on écrit Blés coupés qui sont encore sur aujourd'hui , choquer , paquet , le champ ; dépouille de blés. piquer , vaquer., &c. pour choc- Ablaque , adj. Soie que l'on tire quer, pacquet , picquer , vacquer, de Perse. &c. Furetiere & Danet écrivent Ablatif, f. m. t. de Grammaire. abbécher , mais ce mot vieillit; Âble, ou Âblete , f. m. Sorte de Abéquer est plus en ufage : ainsi poisson. il faut écrire & prononcer de

On prononce able long ; & cette derniere façon.

en conséquence on alonge les Aberration, f. f. t. d'Astronomie. dérivés áblete & ábleret.

Éloignement apparent d'une étoj. Ablégat, f. m. Vicaire du Légat. le relativement au lieu effectit où Âbleret . m. Filet qui sert à pêelle est

cher les âbles. Abêti , ie , part.

Abluer , v. a. Laver une anciene Abêtir , v. a. Rendre bête , stupide. écriture pour la faire revivre. Abhorré, ée, part.

Ablution , I. £. t. Ecclésiastique.

peut aborder.

Abnégation, f. f. Mépris de soi- Aboni', ie, part. même.

Abonir , 'v. a. Rendre meilleur. Aboi , f. m. Le cri naturel d'un On écrit aussi Abonner & abone chien. V. Abois.

nir : mais ces deux mots viennent Aboiment, l. m. A&tion d'aboyer. de l'adje&tif bon, qui en s'alon.

On écrit aussi aboiement: mais geant perd le son nasal de l'o : on on prononce aboiment. L'e muet prononce donc Aboner & Abonir, . se perd après une voyele devant Abord, 1. m. Approche, accès. la terminaison ment.

d'Abord, adv. Premiérement. Abois , l. m. plur.

Abordable , adj. m. & f. Qu'on C'est l'extrémité où est réduit le cerf. On dit aussi d'une per. Abordage , f. m. t. de Marine. Il lone qui se meurt, qu'elle est se dit de deux, vaisseaux ennemis aux abois.

qui s'accrochent pour se comAboli , ie , part.

barre ; & de deux vaisseaux du Abolir , v. a. Anuller, détruire. même parti , qui se heurtent par Abolissement, f. m. Abrogation. la violence des vents, ou des Abolition, f. f. t. de Chancélerie. flots qui les font dériver l'un sur

Lettres de pardon du Prince. l'autre. • Destruction d'une · Loi , d'une Abordé, ée, part. Coutume.

Aborder , v. a. Aller à bord. Abomasus, f.'m. l'un des estomacs Aborder , v. n. Approcher.

des animaux qui ruminent. Aborigenes, f. m. pl. Peuples dont Abominable , adj. Horrible. on ne connoît pas l'origine. Abominablement, adv.

Aborné, ée , part. Abomination, f. f. Horreur , action Abornement, 1. m. L'action d'ad exécrable.

borner. Abondament,adv. Avec abondance. Alorner , t. d'arpentagea

On écrit aussi abondamment; Donner des bornes. mais on prononce abondament: Abortif, ive , adj. Qui est venu ces sortes d'adverbes dérivés des avant terme. adjectifs en ant, perdent le fon Abouché, ée, part. nasal de l'a : ainli de l'adjectif Abouchement, I. m. Conférence: abondant se forme abondament, Aboucher , v. a. Ménager un ens

tretien entre deux persones. Abondance , l. f. Grande quantité, Aboucouchou , s. m. Sorte de drap Abondant , ante", adj. Qui abonde. qu'on fabrique en Provence. d'Abondant, adv. t. de Prat. De Abougri , ou plutôt Rabougri , ie ; plus , outre cela.

t. de Forêt. Abonder , v. n. Avoir ou être en Abouquement, . m. Addition de grande quantité.

nouveau fel sur un monceau de ée , part.

vieux. Abonement , l. m. Convention. Abouquer , v. a. t. de Salines. Aboner V. a. Donner à un prix About, s. m. Extrémité de toutes que l'on trouve bon.

sortes de pieces de charpenterie s'Aboner, v. pas.

& de menuiserie mises en cuyre.

a.

&c.

Aboné,

V.

Abouté, ée , adj. t. de Blason. Abreuvé , ée, part.

Il se dit des pieces d'armoiries Abreuver, v. a. Mener à l'abreu

qui se répondent par les pointes. voir. 'Abouti , ie , part.

Abreuvoir, f. m. Lieu où l'on meAboutir, n. Toucher par un ne boire les chevaux & le bétail, bout.

Abri, f. m. Lieu où l'on se met Aboutissant, f. m. Ce qui aboutit. à couvert du mauvais tems. Aboutillant, ante , adj. Qui aboutit. à l'Abri , adv. À couvert. Aboutillement, f. m. Ne se dit Abricot, f. m. Fruit.

que d'un abscès qui aboutit. Abricoté, l. m. Sorte de dragée. Aboyant , ante , adj. Qui aboie. Abricotier, f. m. Arbre. Aboyé,'ée, part.

Abrié, ée, part. Aboyer, v. n.

Abrier , v. a. t. de Jardinier. Met'Il ne faut pas écrire abożer tre à l'abri, l'Académie dit Abricomme Richelet , parce que l'on ter & Abriré : cependant elleprononce aboi-ier. V. Préf. lett. même , du mot épi , forme épier, i & Y. Mais lorsque la finale est monter en épi ; d'où nous conen e muet l'y se change en i : Il cluons que l'analogie peut faire aboie , ils aboient , parce qu'alors préférer abrier & abrié. on n'y prononce qu’uni, comme Abrivent, f. m. Ce qui garantit dans joie , voie.

du vent. Aboyeur , euse , adj. Qui aboie. Abrogation, I. f. A&tion par la Abraham , l. m. Nom propre. quelle on casse une Loi , on fupAbrégé , I. m. Sommaire.

prime une Coutume. Abrégé, ée, part.

Abrogé, ée, part. Abrégement , I. m. Acourcissement. Abroger , v. a. Supprimer. Abréger , v. a. Acourcir, Abrohani, f. f. Mousseline fabri

Ces quatre mots nous vien- quée à Bengale. nent du Latin abbreviare; cepen- Abrotone, 1. f. Herbe odorifédant l'usage adopté par l'Académie en a retranché un b. On Abrouti , ie , adj. t. d'Eaux & Fotrouve dans Danet abbrégé & rêts. Brouté par le bétail. abrégé, ce qui fait croire qu'il Abruti, ie, part. balançoit sur le choix de ces deux Abrutir, v. a. Rendre brute. manieres d'écrire ; mais celui de Abrutissement f. m. Stupidité l'Académie est préférable , parce

groffiere. que ce mot est tellement fran- Abscéder , v, n. t. de Chirurgie. cisé, qu'il perd les vestiges de Se changer en abscès. son étymologie. Il n'en est pas Abscès , . m. Apoftême. de même des mots Ahbréviateur Plusieurs écrivent abscez. V, & Abbréviation , qui conservent P. Lettre é. Danet, Richelet & dans la prononciation même les l'Académie écrivent abcès, fans

vestiges de leur étymologie. avoir égard à l') qui est dans le Abréviateur, f. m.

mot latin abfcelus. Furetiere Abréviation, f. m. V. Abbrévia- écrit abses ; mais c'est une faute teur & Abbréviation.

qu'il faut éviter,

rante.

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les corps.

Abscisse , f. f. t. de Géométrie. Absoûte , l. f. Absolution publique Absence , f. f. éloignement. qui se donne au peuple le JeudiAbsent, ente , adí. & subst. Saint , dans les Cathédrales;& le s'Absenter , v. n. s'éloigner, jour de Pâque, dans les Paroisses, Abfide , f. f. V. Apsede. Abftême , f. m. Qui ne boit point Absinthe , f. f. Plante médicinale. de vin.

Furetiere écrit Abfynthe, Riche- s’Abstenir , v. n. Se priver de quellet & Danet Abfinthe. Calepin & que chose. Il se conjugue comme Estienne disent qu'on écrit éga- Tenir. lement & absynthus, & abfinthus, Abftergent, f. m. t. de Médecine. abfinthium & abfynthium: du Can. Absterger, v. a. t. de Chirurgie ge aime mieux absynchus; Boudot ou de Médecine. Purger , népréfere Abfinthium. Voilà des au- toyer. torités pour les deux manieres. Absterfif, ive , adj. Qui abfterge: On avoit d'abord mis dans ce Abstersion, f. f. i. de Médecine. Dictionaire Abfynthe ; mais on

C'est l'action des abstergens sur fuit ici le sentiment de l'Académie , qui préfere absinthe.

Abstinence, f. f. Modération, priAbsolu , Îue, adj. Indépendant , vation d'alimens. impérieux.

Abstinent , ente; adj. Qui s'abAbsolument, adv. D'une maniere stient , ou qui est modéré dans absolue.

l'usage des alimens. Absolution, f. f. Rémission. Abstraction, f. f. Défaut d'appliAbsolutoire , adj. Qui absout. cation. C'est aussi la séparation Absorbant , l. m. Médicament qui qui se fait de quelque chose, par

a la vertu de consumer une hu- le moyen de l'esprit. meur sans la dissoudre.

Abstraire, v. a. Faire abstraction, Absorbant , ante , adj. Qui ab- Il se conjugue comme Traire. forbe.

Abstrait , aite , part. Absorbé, ée , part.

Abstrait, 1. m. i. de Logique. Absorber, v. a. Consumer , en- Abstrus , use , adj. Caché, diffigloutir.

cile à entendre, à pénétrer. Absorption, f. f. t. de Physique. Absurde , adj. m. & f. t. de PhiEngloutissement.

losophie. Contraire au bon sens. Absoudre , verbe actif irrégulier. Absurdement, adv. D'une maniere

J'absous , tu absous, il abrout: absurde. nous absolvons , vous absolvez , Absurdité, f. f. Ce qui choque le ils absolvent. J'absolvois &c. sens commun. J'ai absous , &c. J'absoûdrai , Abus , f. m. Mauvais usage.

&c. J'absoûdrois , &c. Ablous, Abusé, ée, part. : absolvez. Que J'absolve , &c. Abuser, v. a. & n. Tromper , Abfolvant.

faire mauvais usage de quelque On écrit aussi Abfoudre sans chose, &c. accent : mais on prononce Abu Abuseur, f. m. Qui séduit. foudre , long.

Abusif , ive, adj. Qui tient de Absous , absollte , part

l'abus,

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