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louis dont je peux disposer. Je veux t'en faire cadeau ; don. ne-moi ta main.

Le Page, (tendant la main, pendant que le prince compte.) Sont-ils pour moi, monseigneur ?

Le Prince. Oui, sans doute ; mais dis-moi, que comptes-tu faire de cet argent ?

Le Page. N'en pourrais-je pas acheter une montre ?

Le Prince. Oui, et même une très belle ! Mais à bien examiner les choses, tu n'as pas absolument besoin de montre, il y en a assez ici. (Pendant que le page le regarde attentivement.) Si j'étais à ta place, je sais bien ce que je ferais. J'emploierais mieux cet argent. Cependant, fais comme tu voudras. Je vais m'habiller. Reste ici jusqu'à mon retour.

Le Page, (l'appelant.) Monseigneur...
Le Prince. Eh bien !

que

veux-tu ? Le Page. Ma mère est ici. Elle part ce matin, et je voudrais bien lui dire adieu. (D'un air caressant.) mettez-vous ?

Le Prince. Non, mon ami, cela n'est pas nécessaire. Pour cette fois, ta mère viendra ici. Tu la verras; un peu de patience. (Il sort.)

Me le per

SCÈNE VIII.

Le Page, seul.

Je la verrai ? Elle viendra ici ? Et pourquoi cela ?Que m'importe ? il suffit qu'elle vienne et que je l'embrasse... Un, deux, trois... (Il compte jusqu'à douze.) Douze louis pour une montre! Ah! que je suis content! il me semble déjà l'avoir dans mes mains, l'entendre aller, la monter moi-même. Mais quand le Prince a dit qu'il saurait bien ce qu'il ferait, s'il était à ma place, qu'entendait-il par-là ? Que ferait-il donc ? Oh! lui, qui a des montres dans toutes ses chambres, il ne sait pas ce que l'on souffre de n'en pas avoir. Mais il m'a dit aussi, qu’un bon fils doit soulager sa mère. Sans doute il pensait alors à la mienne. Douze louis ! (Il les regarde.) C'est à la vérité bien de l'argent ! bien de l'argent ! Si ma mère les avait, ils lui seraient d'un grand secours. (Il presse l'argent avec ses deux mains contre son cæur.) Ah! une montre ! une montre! (Laissant tomber ses deux mains.) Mais aussi une mère! une mère si tendre ! Hier encore, elle était si abattue ! elle avait un air si pâle, si malade! Je crois qu'en lui donnant cet argent, elle serait tout d'un

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coup soulagée.... Ferai-je ce sacrifice pour elle ?.... (D'un air décidé.) Oui, sans doute, oui ! mais qu'elle vienne promptement, car je pourrais bien en avoir du regret. La montre me tient trop au cœur. (Il met son doigt sur sa bouche.) Paix ! écoutons ! on vient.

SCÈNE IX.

Madame de Detmond, Dornonville, le Page.

Le Page, (courant au-devant de sa mère.) Ah! ma mère !

Madame de Detmond regarde de tous côtés d'un air inquiet, sans faire attention à l'enfant. Je ne sais, mon frère ; mais je suis inquiète. Que me veut donc le prince ?

Dornonville. Tiens, regarde cet enfant ! Eh bien ! il veut te le rendre. (Elle regarde avec effroi son fils, qui ne cesse de la caresser d’un air satisfait.) Mais aussi, il y avait de la folie à l'amener ici. À quoi le prince peut-il l'employer ? Les autres pages deviennent grands, se forment, et entrent au service : mais lui... (avec un geste de mépris) il est trop chétif, il ne sera jamais bon à rien.

Madame de Detmond, (avec douleur.) Mon frère !...

Dornonville. En un mot, quand tu verras le Prince, gardetoi bien de lui parler de cet enfant. Ce serait inutile. Sollicite plutôt sa faveur pour l'enseigne. Il se forme au moins celui-là : c'est un homme!

Madame de Detmond. Que dis-tu ? pour l'enseigne ?
Dornonville. Oui. Il l'a envoyé chercher.
Madame de Detmond. Tu m'effraies. A urait-il appris ?...

Dornonville, (d'un air froid.) Cela pourrait bien étre : c'est même probable. (S'appuyant sur sa canne, et branlant la tête.) Que penses-tu qu'il en arrivât, s'il savait que le drôle a voulu décamper, qu'il a pris de l'argent, et que ce n'est que parce que j'ai arrangé les choses... (Avec emportement.) Eh bien ! vous verrez que je serai la victime de mon bon cœur,

l'on m'enverra moi-même aux arrêts. Je voudrais ne m'être jamais embarrassé du soin de tes enfans. Mais aussi je ne m'en mêlerai plus. (Il part en grondant, et se retour. nant encore :) Non! je ne m'en mêlerai jamais de la vie. (Il sort.)

et que

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Madame de Detmond, (se baissza Futza.) Qadi! te vos drais, mon fils ?...

Le Page. Que j'aurais de past à ses Feterase contente!

Madame de Detmond. T'embrasse-) Je se stes. IL E Je ne donnerais pas le bochear cze je gde se e II pour tout l'or de toa prisce. Ene i ens SB um momse fois.) Ah! tu ne sens pas

is.cc Çz 2013 compatissante d'un fils sur le cecz cze Desire

Le Page, (reprend la mais de umaz-y To Rezzz cet argent au moins ! Je vous en pre Ga che si te me refusez pas.

Madame de Detmond. Oui. mco anai. je le prends Conce on pourrait te tromper, c'est mes qui se eBaza

Le Page. De quoi ? de m'arr use beaza!

Madame de Detmond. Si tu restes aree e Posse 5:2 faut une.

Le Page. Eh! non. Don. Le Prince a des 2013 tout, et il m'a dit lui-méme que je n'es avais pas e

Madame de Detmond. Cepeda, ce qz3:a ce c'est pour en avoir une ?

Le Page. Vimporte: il me i'a

Madame de Deinond. Tu me trases socia; 2. * ne devrais pas faire un measоage, Deze paz 2 : 3 mère.

Le Page. En mensonge ! Vous ne se care se as! Eh bien ! je voudrais que le prince for preses Je To 2.5 qu'il vînt. (Il se retourne.) Ah! le sici izate

SCÈXE XI.

Le Prince, Madame de Detmond, le Page. Le Page, (courant au-decant de lu.) Vest-:l pas vrai, monseigneur, que vous m'avez d'abord docné dceze bois pour avoir une montre !

Le Prince, (souriant.) Oui, mon ami.

Le Page. Et ne m'avez-vous pas dit ensuite que je n'en avais pas besoin ?

Le Prince. C'est encore vrai.

Le Page, (se tournant aussitôt ters sa mère.) Eh bien! 102. man ? eh bien ? Madame de Detmond, (embarrassée.) Votre Altesse voudra

t-elle bien excuser la simplicité d'un enfant, qui oublie le respect ?...

Le Prince. Excuser, madame ? Cette simplicité me ravit; et je voudrais pouvoir la trouver dans tout le monde. Elle est si naturelle! Parle, mon ami. Ta mère ne voulait donc pas te croire ?

Le Page, (un peu fâché.) Non, monseigneur. D'abord elle ne voulait pas me croire, et ensuite elle ne voulait pas accepter l'argent.

Le Prince. Que dis-tu, accepter? As-tu fait assez peu de cas de mon présent, pour avoir voulu en disposer ? Je ne le pense pas.

Le Page, (embarrassé.) Monseigneur...

Le Prince. Si je le savais, cela ne m'engagerait pas beaucoup à t'en faire davantage. Eh bien! avoue-le-moi, est-il vrai ?

Le Page, (en montrant sa mère.) Ah! monseigneur, elle est si pauvre!

Le Prince, (lui prenant le menton.) Bon petit cæur! Tu as donc sacrifié l'unique objet de tes désirs, pour secourir ta mère ? En vérité, il serait atireux que cela te fît perdre une montre. (Il tire la sienne.) Tiens! quand je ne posséderais que celle-là, pour récompenser ta tendresse, je te la donnerais.

Le Page, (la prenant avec joie.) Ah! monseigneur! Vat-elle ?

Le Prince. Sois tranquille, elle va bien. (Le page court à sa mère pour lui faire voir la montre.)

Le Prince. Viens, mon ami, mets la montre dans ta poche. Et puisque tu as si bien employé le peu que je t'ai donné, (il lui donne une bourse,) tiens, prends, voilà cent louis en place des douze premiers.

Le Page, (le regardant avec étonnement.) Quoi, monseigneur!

Le Prince. Tu hésites ! Allons, prends.

Le Page. La bourse et tout ce qu'il y a ?... (N veut la rendre.) En vérité, c'est trop.

Le Prince. Oui, si c'était pour toi. Mais je te les donne pour en disposer. Et qui penses-tu qui en ait besoin ?

Le Page. Qui en ait besoin ? (Il regarde le prince, puis sa mère, et le prince encore.) Tenez, ma chère maman !

Madame de Detmond, (s'approchant du prince.) Votre Altesse...

Le Prince. Point de remerciemens, madame. Vous trou.

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