La patrie, aperçu philosophique et historique

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Bloud et Barral, 1900 - 79 pages
 

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Page 9 - Combien j'ai douce souvenance Du joli lieu de ma naissance ! Ma sœur, qu'ils étaient beaux les jours De France ! O mon pays, sois mes amours Toujours ! Te souvient-il que notre mère, Au foyer de notre chaumière, Nous pressait sur son cœur joyeux, Ma chère ; Et nous baisions ses blancs cheveux Tous deux. Ma sœur, te souvient-il encore Du château que baignait la Dore...
Page 8 - Un guerrier, courbé sous ses fers, Disait: je vous revois encore, Oiseaux ennemis des hivers. Hirondelles, que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climats, Sans doute vous quittez la France: De mon pays ne me parlez-vous pas?
Page 10 - L'exilé partout est seul. Où vont ces nuages que chasse la tempête? Elle me chasse comme eux, et qu'importe où? L'exilé partout est seul. Ces arbres sont beaux, ces fleurs sont belles; mais ce ne sont point les fleurs ni les arbres de mon pays ; ils ne me disent rien. L'exilé partout est seul.
Page 9 - Où l'airain sonnait le retour Du jour? Te souvient-il du lac tranquille Qu'effleurait l'hirondelle agile, Du vent qui courbait le roseau Mobile Et du soleil couchant sur l'eau, Si beau?
Page 8 - L'une de vous peut-être est née Au toit où j'ai reçu le jour ; Là, d'une mère infortunée Vous avez dû plaindre l'amour. Mourante, elle croit à toute heure Entendre le bruit de mes pas ; Elle écoute, et puis elle pleure : De son amour ne me parlez-vous pas ? Ma sœur est-elle mariée ? Avez-vous vu de nos garçons La foule, aux noces conviée, La célébrer dans leurs chansons ? Et ces compagnons du jeune âge Qui m'ont suivi dans les combats, Ont-ils revu tous le village ? De tant d'amis...
Page 8 - Je vous revois encore , Oiseaux ennemis des hivers. Hirondelles, que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climats, Sans doute vous quittez la France : De mon pays ne me parlez-vous pas? Depuis trois ans je vous conjure De m'apporter un souvenir Du vallon où ma vie obscure Se berçait d'un doux avenir. Au détour d'une eau qui chemine A flots purs, sous de frais lilas, Vous avez vu notre chaumine : De ce vallon ne me parlez- vous pas?
Page 10 - ... comme si tous ces objets leur eussent été nouveaux. Les clochers des villages où ils étaient nés, qu'ils reconnaissaient au loin dans les campagnes, et qu'ils nommaient les uns après les autres, les remplissaient d'allégresse : mais quand le vaisseau entra dans le port, et qu'ils virent, sur les quais, leurs amis.
Page 8 - La foule , aux noces conviée , La célébrer dans leurs chansons? Et ces compagnons du jeune âge, Qui m'ont suivi dans les combats, Ont-ils revu tous le village? De tant d'amis ne me parlez-vous pas? Sur leurs corps l'étranger peut-être Du vallon reprend le chemin ; Sous mon chaume il commande en maître ; De ma sœur il trouble l'hymen.
Page 20 - Ces bornes ou ces eaux qu'abhorré l'œil de Dieu ? De frontières au ciel voyons-nous quelques traces ? Sa voûte at-elle un mur, une borne, un milieu ? Nations, mot pompeux pour dire barbarie, L'amour s'arrête-t-il où s'arrêtent vos pas ? Déchirez ces drapeaux ; une autre voix vous crie : « L'égoïsme et la haine ont seuls une patrie ; La fraternité n'en a pas...

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