De l'équilibre social en France: Introduction

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Muzard, 1873 - 101 pages
 

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Page 77 - Pour former un gouvernement modéré, il faut combiner les puissances, les régler, les tempérer, les faire agir; donner pour ainsi dire, un lest à l'une pour la mettre en état de résister à une autre : c'est un chef-d'œuvre de législation que le hasard fait rarement, et que rarement on laisse faire à la prudence2.
Page 68 - J'appelle donc République tout Etat régi par des lois, sous quelque forme d'administration que ce puisse être : car alors seulement l'intérêt public gouverne, et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain : j'expliquerai ci-après ce que c'est que gouvernement.
Page 80 - ... des uns pour les donner arbitrairement à d'autres; et lorsqu'il est plus amoureux de ses fantaisies que de ses volontés. La monarchie se perd lorsque le prince , rapportant tout uniquement à lui , appelle l'état à sa capitale , la capitale à sa cour, et la cour à sa seule personne.
Page 50 - Le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu'on perd l'esprit d'égalité, mais encore quand on prend l'esprit d'égalité extrême, et que chacun veut être égal à ceux qu'il choisit pour lui commander. Pour lors le peuple ne pouvant souffrir le pouvoir même qu'il confie, veut tout faire par lui-même, délibérer pour le sénat, exécuter pour les magistrats, et dépouiller tous les juges.
Page 55 - De la continence publique. Il ya tant d'imperfections attachées à la perte de la vertu dans les femmes , toute leur âme en est si fort dégradée , ce point principal ôté en fait tomber tant d'autres , que l'on peut regarder dans un État populaire l'incontinence publique comme le- dernier des malheurs, et la certitude d'un changement dans la constitution.
Page 58 - ... publics. Bien loin de donner à de telles gens la puissance de juger , il aurait fallu qu'ils eussent été sans cesse sous les yeux des juges.
Page 66 - Que s'il n'y avait point de monarque, et que la puissance exécutrice fût confiée à un certain nombre de personnes tirées du corps législatif, il n'y aurait plus de liberté, parce que les deux puissances seraient unies, les mêmes personnes ayant quelquefois et pouvant toujours avoir part à l'une et à l'autre.
Page 93 - ... toutes les fois qu'on verra tout le monde tranquille dans un État qui se donne le nom de république, on peut être assuré que la liberté n'y est pas.
Page 6 - Tout est perdu lorsque la profession- lucrative des traitants parvient encore par ses richesses à être une profession honorée. Cela peut être bon dans les États despotiques , où souvent leur emploi est une partie des fonctions des gouverneurs euxmêmes. Cela n'est pas bon dans la république , et une chose pareille détruisit la république romaine. Cela n'est pas meilleur dans...
Page 55 - Ils ont profcrit de leurs républiques non-feulement le vice , mais l'apparence même du vice. Ils ont banni jufqu'à ce commerce de galanterie qui produit l'oifiveté , qui fait que les femmes corrompent avant même d'être corrompues ,. qui donne un prix à tous les. riens > & rabaifle ce qui eft important , & qui fait que l'on ne fe conduit plus que fur les maximes du ridicule que les. femmes entendent fi bien à établir.

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