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I. Il est convenu que les bâtimens et les districts de terrein, situés sur la côte du nord ouest du continent de l'Amérique septentrionale, ou bien sur des îles adjacentes à ce continent, desquels les sujets de Sa Majesté Britannique ont été dépossédés, vers le mois d'Avril, 1789, par un officier Espagnol, seront restitués aux dits sujets Britanniques.

II. De plus, une juste réparation sera faite, selon la nature du cas, pour toute acte de violence ou d'hostilité qui aura pû avoir été commis, depuis le dit mois d'Avril, 1789, par les sujets de l'une des deux Parties Contractantes contre les sujets de l'autre ; et au cas que depuis la dite époque, quelques uns des sujets respectifs aient été forcément dépossédés de leurs terrains, bâtimens, vaisseaux, marchandises, ou autres objets de propriété quelconques, sur le dit continent, ou sur les mers ou îles adjacentes, ils en seront remis en possession, ou une juste compensation leur sera faite pour les pertes qu'ils auront essuyées.

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III. Et, afin de resserrer les liens de l'amitié, et de conserver à l'avenir une parfaite harmonie et bonne intelligence entre les deux Parties Contractantes, il est convenu que les sujets respectifs ne seront point troublés ni molestés, soit en naviguant ou en exerçant leur pêche dans l'Océan Pacifique, ou dans les Mers du Sud, soit en débarquant sur les côtes qui bordent ces mers, dans des endroits non déjà occupés, afin d'y exercer leur commerce avec les naturels du pays, ou pour y former des établissemens. Le tout sujet néanmoins aux restrictions et aux provisions qui seront specifiées dans les trois Articles suivans.

IV. Sa Majesté Britannique s'engage d'employer les mesures les plus efficaces pour que la navigation et la pêche de Ses sujets dans l'Océan Pacifique, ou dans les Mers du Sud, ne deviennent point le prétexte d'un commerce illicite avec les établissemens Espagnols; et, dans cette vue, il est en outre expressément stipulé, que les sujets Britanniques ne navigueront point, et n'exerceront pas leur pêche dans les dites mers, à la distance de dix lieues maritimes d'aucune partie des côtes déjà occupées par l'Espagne.

V. Il est convenu, que tant dans les endroits qui seront restitués aux sujets Britanniques, en vertu de l'Article I, que dans

I. It is agreed that the buildings and tracts of land, situated on the north-west coast of the continent of North America, or on Islands adjacent to that continent, of which the subjects of His Britannic Majesty were dispossessed, about the month of April, 1789, by a Spanish officer, shall be restored to the said British subjects.

II. And further, that a just reparation shall be made, according to the nature of the case, for all acts of violence or hostility, which may have been committed, subsequent to the month of April, 1789, by the subjects of either of the Contracting Parties against the subjects of the other; and that, in case any of the said respective subjects shall, since the same period, have been forcibly dispossessed of their lands, buildings, vessels, merchandize, or other property whatever, on the said continent, or on the seas or islands adjacent, they shall be re-established in the possession thereof, or a just compensation shall be made to them for the losses which they shall have sustained.

HI. And, in order to strengthen the bonds of friendship, and to preserve in future a perfect harmony and good understanding between the two Contracting Parties, it is agreed that their respective subjects shall not be disturbed or molested, either in navigating or carrying on their fisheries in the Pacific Ocean, or in the South Seas, or in landing on the coasts of those seas, in places not already occupied, for the purpose of carrying on their commerce with the natives of the country, or of making settlements there; the whole subject, nevertheless, to the restric tions and provisions specified in the three following Articles.

IV. His Britannic Majesty engages to take the most effectual measures to prevent the navigation and fishery of His subjects in the Pacific Ocean, or in the South Seas, from being made a pretext for illicit trade with the Spanish settlements; and, with this view, it is moreover expressly stipulated, that British subjects shall not navigate, or carry on their fishery in the said seas, within the space of ten sea leagues from any part of the coasts already occupied by Spain.

V. It is agreed, that as well in the places which are to be restored to the British subjects, by virtue of the 1st Article, as

toutes les autres parties de la côte du nord-ouest de l'Amérique septentrionale, ou des îles adjacentes, situées au nord des parties de la dite côte déjà occupées par l'Espagne, partout où les sujets de l'une des deux Puissances auront formé des établissemens, dépuis le mois d'Avril, 1789, ou en formeront par la suite, les sujets de l'autre auront un accès libre, et exerceront leur commerce, sans trouble ni molestation.

VI. Il est encore convenu, par rapport aux côtes tant orientales qu'occidentales de l'Amérique Meridionale, et aux îles adjacentes, que les sujets respectifs ne formeront à l'avenir aucun établissement sur les parties de ces côtes situées au sud des parties de ces mêmes côtes, et des îles adjacentes, déjà occupées par l'Espagne : bien entendu, que les dits sujets respectifs conserveront la faculté de débarquer sur les côtes et îles ainsi situées, pour les objets de leur pêche, et d'y bâtir des cabanes, et autres ouvrages temporaires, servant seulement à ces objets.

VII. Dans tous les cas de plainte, ou d'infraction des Articles de la présente Convention, les officiers de part et d'autre, sans se permettre au préalable aucune violence ou voie de fait, seront tenus de faire un rapport exact de l'affaire, et de ses circonstances, à leurs Cours respectives, qui termineront à l'amiable ces différends.

VIII. La présente Convention sera ratifiée et confirmée dans l'espace de six semaines, à compter du jour de sa signature, ou plutôt si faire se peut.

En foi de quoi, nous sous-signés Plénipotentiaires de Leurs Majestés Britannique et Catholique, avons signées, en leurs noms, et en vertu de nos Plein-pouvoirs respectifs, la présente Convention, et y avons apposé les cachets de nos armes.

Fait à San Lorenzo el Real, le 28 Octobre, 1790.

Signée

ALLEYNE FITZ-HERBERT, (L. S.)
EL CONDE DE FLORIDA BLANCA, (L.S.)

in all other parts of the north western coasts of North America, or of the islands adjacent, situated to the north of the parts of the said coast already occupied by Spain, wherever the subjects of either of the two Powers shall have made settlements since the month of April, 1789, or shall hereafter make any, the subjects of the other shall have free access, and shall carry on their trade, without any disturbance or molestation.

VI. It is further agreed, with respect to the eastern and western coasts of South America, and to the islands adjacent, that no settlement shall be formed hereafter, by the respective subjects, in such parts of those coasts as are situated to the south of those parts of the same coasts, and of the islands adjacent, which are already occupied by Spain: provided that the said respective subjects shall retain the liberty of landing on the coasts and islands so situated, for the purposes of their fishery, and of erecting thereon huts, and other temporary buildings, serving only for those purposes.

VII. In all cases of complaint or infraction of the Articles of the present Convention, the officers of either Party, without permitting themselves previously to commit any violence or act of force, shall be bound to make an exact report of the affair and of its circumstances, to their respective Courts, who will terminate such differences in an amicable manner.

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VIII. The present Convention shall be ratified and confirmed in the space of six weeks, to be computed from the day of its signature, or sooner if it can be done.

In witness whereof, we, the undersigned Plenipotentiaries of Their Britannic and Catholic Majesties, have, in their names, and in virtue of our respective full Powers, signed the present Convention, and set thereto the seals of our arms.

Done at the Palace of St. Laurence, the 28th of October, 1790.

Signed

ALLEYNE FITZ-HERBERT, (L.S.)

EL CONDE DE FLORIDABLANCA, (L.S.)

TRATADO entre la Gran Bretaña y La España. Firmado en Londres, en 14 de Enero, de 1809.

EXTRACTO.

Habiendo puesto fin los sucesos ocurridos en España al estado de hostilidades que, desgraciadamente, subsistia entre las Coronas de España y de la Gran Bretaña, y unido las armas de ambas potencias contra el enemigo comun; parece justo el que las nuevas relaciones que se han originado entre las dos naciones, unidas al presente por un comun interes, se estabelescany confirmen en un orden regular por un Tratado de Paz, Amistad y Alianza : en su virtud, Su Magestad el Rey de los Reynos Unidos de la Gran Bretaña é Yrlanda, y la Junta Suprema Central y de Gobierno de España é Yndias, que actua en Nombre de Su Magestad Catolica Fernando VII, han nombrado y autorizado, á saber, Su Magestad el Rey de los Reynos Unidos de la Gran Bretaña é Yrlanda, al Muy Honorable Jorge Canning, del Consejo Privado de Su Magestad Britanica y Su Secretario Principal de Estado y del Despacho de Negocios Extrangeros; y la Junta Suprema Central de Gobierno de España é Yndias, que actua en nombre de Su Magestad Catolica Fernando VII, á Don Juan Ruiz Apodaca, Comendador de Vallaga y Algarga en la Orden Militar de Calatrava, Gefe de Esquadra de la Real Armada, Embiado Extraordinario y Ministro Plenipotenciario de Su Magestad Catolica Fernando VII, cerca de Su Magestad Britanica; sus Plenipo tenciarios para concluir y firmar un Tratado de Paz, Amistad y Alianza: los quales Plenipotenciarios, habiendose comunicados sus respectivos Plenos Poderes, han combenido y concluido los Articulos Siguientes:

I. Habra entre Su Magestad Britanica el Rey de los Reynos Unidos de la Gran Bretaña é Yrlanda, y Su Magestad Catolica Fernando VII Rey de España y de sus Yndias, y entreSus Reynos, Estados, Dominios y vasallos, una Paz christiana, duradera, è inviolable, y una amistad perpetua y sincera, y una estrecha alianza, durante la Guerra con Francia; como tambien un entero y completo olvido de todos los actos hostiles, cometidos por qualesquiera de las dos Partes, en el curso de las ultimas guerras en que han estado comprometidas.

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