Journal du marquis de Dangeau: 1684-1686

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Firmin Didot frères, 1856
 

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Page 418 - Soyez bon Espagnol , c'est présentement votre premier devoir, mais souvenez-vous que vous êtes né Français, pour entretenir l'union entre les deux nations; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe...
Page 46 - Racine est à l'extrémité ; on n'en espère plus rien ; il est fort regretté par les courtisans, et le Roi même paraît affligé de l'état où il est, et s'en informe avec beaucoup de bonté...
Page 362 - ... cherchoient à se saisir de quelques portes pour introduire les Allemands. Comme je me trouvai le plus diligent de ma maison, je sortis seul à cheval, et poussai à toute bride sur la place, comme le premier endroit où j'étois sûr de trouver des soldats assemblés, et où je pourrois d'abord rallier du monde et établir un poste considérable, et que, de là, je me transporterois sur l'esplanade, où, suivant l'ordre général, plusieurs troupes de cavalerie et d'infanterie dévoient s'assembler...
Page 329 - Si les troupes que j'y destine encore y étaient arrivées, je vous conseillerais d'aller à Milan, et de vous mettre à la tête de mon armée; mais, comme il faut auparavant qu'elle soit supérieure à celle de l'empereur, je crois que Votre Majesté doit passer dans le royaume de Naples, où sa présence est plus nécessaire qu'à Milan.
Page 496 - Après une fort courte conversation, le Roi lui dit : « Allez vite chez la duchesse de Bourgogne qui vous attend avec beaucoup d'impatience ». Cependant madame la duchesse de Bourgogne, avertie promptement de son arrivée, courut dans le cabinet du Roi par la galerie, quoique fort en désordre, car elle alloit se mettre au lit. Les embrassements furent vifs et tendres : elle le conduisit chez elle et dans ses petits cabinets.
Page 297 - On fait mettre une petite table auprès de la grande, où il ya des verres, des assiettes, du vin et de l'eau , et une clochette pour appeler quand ils veulent qu'on desserve. Le repas fut fort long et fort gai.
Page 418 - ... c'était l'ordre du ciel. Puis en se tournant au roi d'Espagne, il lui dit : Soyez bon Espagnol; c'est présentement votre premier devoir : mais souvenez-vous que vous êtes né Français, pour entretenir l'union entre les deux nations; c'est le moyen de les rendre heureuses, et de conserver...
Page 15 - Monseigneur alla à l'opéra à Paris et y mena monseigneur le duc de Bourgogne et madame la duchesse de Bourgogne. C'est la première fois que madame la duchesse de Bourgogne ait été à l'opéra à Paris.
Page 418 - L'audience finie, le roi serait en marche pour aller à la chapelle ; il fit marcher le roi d'Espagne à côté de lui et à sa droite ; ils entendirent la messe à la tribune, et comme le roi vit que le roi d'Espagne n'avoit point de carreau, il se leva et lui voulut donner le sien. Le roi d'Espagne ne voulut pas leprendre, et le roi ôta le sien; ils n'en eurent ni l'un ni l'autre.
Page 327 - ... avoit pensé mourir de la poitrine étant jeune. On lui conseilla d'éviter tant qu'elle pourroit de parler : elle fut une année entière de suite à avoir la constance de ne pas proférer une seule parole; sa froideur et sa tranquillité naturelle y eut grand part. Tout cela ensemble l'accoutuma à ne parler presque plus le reste de sa vie ; mais, quand elle étoit en liberté, et qu'elle s'y mettoit, personne n'étoit de plus excellente compagnie.

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