Petite encyclopédie poétique ou choix de poésies dans tous les genres: Epitres légères et badines

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Capelle et Renand, 1804 - 256 pages

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Page 155 - Mais je veux avec toi baiser dans l'Elysée La main qui nous peignit l'épouse de Thésée. J'embrasserai Quinault, en dusses-tu crever. Et si ton goût sévère a pu désapprouver Du brillant Torquato le séduisant ouvrage, Entre Homère et Virgile il aura mon hommage.
Page 27 - C'est que , depuis l'oblique entrée , Dans cette cage resserrée On peut former jusqu'à six pas; Une lucarne mal vitrée, Près d'une gouttière livrée A d'interminables sabbats, Où l'université des chats , A minuit , en robe fourrée , Vient tenir ses bruyants états ; Une table mi-démembrée , Près du plus humble des grabats ; Six brins de paille délabrée , Tressés sur deux vieux échalas : Voilà les meubles délicats Dont ma chartreuse est décorée...
Page 154 - Cotins de mon temps poursuivre la racaille, Et railler un Coger dont tout Paris se raille? Non, ma muse m'appelle à de plus hauts emplois. A chanter la vertu j'ai consacré ma voix. Vainqueur des préjugés que l'imbécile encense, J'ose aux persécuteurs prêcher la tolérance; Je dis au riche avare :
Page 72 - Ensuite suspendu sur le bord de ma chaise J'écoutais en silence, et ne me permettais Le moindre si, le moindre mais ; Avec moi tout le monde était fort à son aise, Et moi je ne l'étais jamais ; Un rien aurait pu me confondre ; Un regard, tout m'était fatal ; Je ne parlais que pour répondre ; Je parlais bas, je parlais mal. Un sot provincial arrivé par le coche Eût été moins que moi tourmenté dans sa peau ; Je me mouchais presqu'au bord de ma poche ; J'éternuais dans mon chapeau.
Page 37 - Irois-je, orateur mercenaire, Du faux et de la vérité, Chargé d'une haine étrangère, Vendre aux querelles du vulgaire Ma voix et ma tranquillité, Et, dans l'antre de la Chicane...
Page 21 - ODRQUOI de ma sage indolence Interrompez-vous l'heureux cours? Soit raison , soit indifférence , Dans une douce négligence , Et loin des muses pour toujours...
Page 16 - Ce large Suisse à cheveux blancs, Qui ment sans cesse à votre porte, Philis, est l'image du Temps : On dirait qu'il chasse l'escorte Des tendres Amours et des Ris; Sous vos magnifiques lambris Ces enfants tremblent de paraître.
Page 79 - Fuis les plaisirs, qui sont trompeurs comme eux. Bon citoyen, travaille pour la France, Et du public attends ta récompense. Qui ? le public ! ce fantôme inconstant, Monstre à cent voix, Cerbère dévorant, Qui flatte et mord, qui dresse par sottise Une statue, et par dégoût la brise...
Page 15 - Que tu changeais en ambroisie, Tu te livrais dans ta folie A l'amant heureux et trompé Qui t'avait consacré sa vie...
Page 243 - Mais pardonne-moi ma franchise : Ni tes tableaux , ni tes écrits , N'équivalent, à mon avis, Au tour que tu fis à l'Église. Nos guerriers , la ville et la cour , Admirant ta métamorphose, Battirent des mains tour à tour; La Gloire en sourit , et l'Amour Crut seul y perdre quelque chose.

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