Essai sur la vie et la doctrine de Saint-Martin, le philosophe inconnu

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Hachette, 1852 - 307 pages
 

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Page 60 - Saint-Martin fait par lui-même ? Je ne balancerais pas à les effacer, si ce que je dis pouvait nuire le moins du monde à la renommée grave de M. de Saint-Martin et à l'estime qui s'attachera toujours à sa mémoire. Je vois du reste avec plaisir que mes souvenirs ne m'avaient pas trompé : M. de Saint-Martin n'a pas pu être...
Page 99 - Théosophe c'est-à-dire plus que philosophe et plus que théologien, c'est-à-dire encore savant de la science de Dieu même. Au théosophe, les écritures révèlent d'elles-mêmes leur sens mystérieux, la nature ses plus secrets symboles ; l'âme ses mystères ; tous les voiles tombent devant ses yeUx, il saura tout, sans avoir rien appris, il raillera la science humaine, si défectueuse et si lente.
Page 142 - ... de la nature. La chute de l'homme, pour Saint-Martin, n'est pas un dogme ; c'est un fait démontré par l'observation et qui ne réclame, pour se faire reconnaître, que la seule autorité de l'évidence. « Les hommes pourraient-ils nier » la dégradation de leur espèce quand ils voient qu'ils » ne peuvent exister, vivre, agir, penser, qu'en com...
Page 281 - Alors, toute la science changera de face : l'esprit, longtemps détrôné et oublié, reprendra sa place. Il sera démontré que les traditions antiques sont toutes vraies ; que le Paganisme entier n'est qu'un système de vérités corrompues et déplacées ; qu'il suffit de les nettoyer pour ainsi dire et de les remettre à leur place pour les voir briller de tous leurs rayons.
Page 32 - J'ai une belle-mère, disait-il, à qui je dois peut-être tout mon bonheur, puisque c'est elle qui m'a donné les premiers éléments de cette éducation douce, attentive et pieuse, qui m'a fait aimer de Dieu et des hommes. Je me rappelle d'avoir senti en sa présence une grande circoncision intérieure qui m'a été fort instructive et fort salutaire.
Page 87 - Chateaubriand, dans ses Mémoires, nous a tracé une si délicieuse peinture. «J'ai désiré faire du bien, nous dit Saint-Martin; mais je n'ai pas désiré faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien, et que le bien ne faisait pas de bruit. » — Et plus loin : « Les faiblesses retardent, les passions égarent, les vices 'exterminent. » — « L'orgueil est comme le ver : on a beau le couper en morceaux, chacun de ces morceaux reprend la vie et devient un nouveau...
Page 36 - ... notre goût tenant à la fois de la raison et de l'enfance, et dans la facilité avec laquelle on nous a jugés stupides dans le monde quand nous n'avions pas une entière liberté de nous développer.
Page 41 - Révolution, où je suis payé pour voir » la main de la Providence. Alors il n'ya plus rien de » petit pour moi. Et ne fussé-je qu'un grain de sable dans • le vaste édifice que Dieu prépare aux nations, je ne dois » pas résister, quand on m'appelle (1).
Page 253 - Non, dit«il2, la mort n'est plus pour nous que l'entrée dans le temple de la " gloire. Le combat a commencé dès le moment de la chute ; la victoire «a été remportée; nous n'avons plus à recevoir de la main de la mort « que la palme du triomphe La mort ! c'est...
Page 219 - ... peuvent se comparer qu'avec des sons, les couleurs qu'avec des couleurs, une substance qu'avec son analogue; là tout était homogène. La lumière rendait des sons, la mélodie enfantait la lumière, les couleurs avaient du mouvement, parce que les couleurs étaient vivantes; et les objets étaient à la fois sonores, diaphanes et assez mobiles pour se pénétrer les uns et les autres, et parcourir d'un trait toute l'étendue.

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