Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot, depuis 1753 jusqu'en 1790, Volume 13

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Table des matières

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 9 - Du moins ne permets pas. . . La Mollesse oppressée Dans sa bouche à ce mot sent sa langue glacée , Et , lasse de parler, succombant sous l'effort , Soupire , étend les bras , ferme l'œil , et s'endort.
Page 458 - Prêtez-moi l'un et l'autre une oreille attentive. Je ne veux point ici rappeler le passé, Ni vous rendre raison du sang que j'ai versé : Ce que j'ai fait, Abner, j'ai cru le devoir faire. Je ne prends point pour juge un peuple téméraire : Quoi que son insolence ait osé publier, Le ciel même a pris soin de me justifier. Sur...
Page 276 - L'âne broutait. Il n'imaginait guère qu'un jour il jugerait de musique. Mais la Providence s'amuse à beaucoup d'autres choses. Nos deux oiseaux s'abattent devant lui, le complimentent sur sa gravité et sur son jugement, lui exposent le sujet de leur dispute, et le supplient très-humblement de les entendre et de décider.
Page 80 - Palatine estimait autant la galanterie qu'elle en aimait le solide. Je ne crois pas que la reine Elisabeth d'Angleterre ait eu plus de capacité pour conduire un État. Je l'ai vue dans la faction, je l'ai vue dans le cabinet, et je lui ai trouvé partout également de la sincérité.
Page 185 - Quelque nonchalance qu'eut d'ailleurs son maintien, il y avait naturellement dans le port de sa tête, et surtout dès qu'il parlait avec action, beaucoup de noblesse, d'énergie et de dignité. Il...
Page 50 - ... une manière d'être. Cependant, si j'avais à choisir, j'aimerais mieux vivre avec un homme franc; car je saurais de lui ce qu'il doit me dire, et quelquefois ce qu'il doit me cacher. Je le préférerais aussi , parce qu'il aurait toujours l'air d'être entraîné , et qu'on trouve plus de plaisir à obtenir, qu'à recevoir ce qu'on a résolu de nous donner.
Page 186 - Le même homme qui conçut le projet du plus beau monument qu'aucun siècle ait jamais élevé à la gloire et à l'instruction du genre humain, qui en exécuta luimême une grande partie, a fait deux pièces de théâtre d'un genre absolument neuf, et auxquelles le goût le plus sévère ne saurait disputer au moins de grands effets dramatiques, un style plein de chaleur et de passion ; le même homme, à qui nous devons tant de morceaux de la métaphysique la plus subtile dans ses Lettres sur les...
Page 189 - S'il y eut jamais une capacité d'esprit propre à recevoir et à féconder toutes les idées que peuvent embrasser les connaissances humaines, ce fut celle de Diderot; c'était la tête la plus naturellement encyclopédique qui ait peut-être jamais existé ; métaphysique subtile, calcul profond, recherche d'érudition, conception poétique, goût des arts et de l'antiquité, quelque divers que fussent tous ces objets, son attention s'y attachait avec la même...
Page 191 - Il se plaisait à se rendre utile aux autres, comme on se plaît à un exercice agréable et salutaire. Toute la finesse, toute l'activité d'esprit que l'on emploie ordinairement à faire sa propre fortune, il l'employait à obliger le premier venu, souvent même il se permettait de passer la mesure nécessaire; une intrigue bien compliquée, lorsqu'il la croyait propre, à le conduire à ce but, prêtait un nouvel intérêt au plaisir qu'il avait de rendre service.
Page 276 - Ah ! dit le coucou en le voyant, nous sommes trop heureux ; notre querelle est une affaire d'oreilles , voilà notre juge, Dieu le fit pour nous tout exprès. L'âne broutait. Il n'imaginait guère qu'un jour il jugerait de musique , mais la providence s'amuse à beaucoup d'autres choses. Nos deux oiseaux s'abattent devant...

Informations bibliographiques