Petite bibliotheque des théatres: Les fêtes de l'Amour et de Bacchus

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1788
 

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Page 84 - Je saurai disperser cette foule impuissante. « Dans la tour cependant ma mère est gémissante; « Chasse de devant elle et la crainte et la mort; « Et , pour la rassurer , instruis-la de mon sort. » Je le quitte, et j'accours. Mais, hélas ! du rivage, Sur un navire exprès approché de la plage , Je découvre.... ô spectacle, où de la cruauté Triomphe sous nos yeux l'horrible impunité...
Page 26 - L'instant où , de leur fils réclamant le secours Périrent , sous le fer , les auteurs de mes jours : Et juge de ma tendre et vive impatience , Quand , le cœur embrasé d'amour et de vengeance , Je lance mes regards vers l'horrible prison Où vous laissez gémir le beau sang de Sténon. J'assemble mes amis ; mou aspect les anime.
Page 18 - Du monarque abreuvé d'un sang si précieux ! Lui-même eût satisfait le premier à tes mânes; Mais le juge des rois, le ciel, aux mains profanes, Dans leur sang , tel qu'il soit , défend de se tremper, Et le tonnerre seul a droit de les frapper.
Page 43 - Que parlez-vous d'aller, dans un climat sauvage, D'un peuple qui vous aime ensevelir l'espoir ? Faites céder pour lui la tristesse au devoir. Faites céder pour vous la foiblesse à la gloire. On dépose à vos pieds les fruits de la victoire. Votre père n'eût eu qu'un sceptre a vous laisser.
Page 9 - Arrête: Tu parles d'un héros l'honneur de l'univers , Et tu peins un tyran. Dans mes affreux revers J'accuse le destin plus que ce prince aimable, Et mon cœur est bien loin de le trouver coupable. Tu m'entends; j'en rougis. Vois tout mon désespoir: Sur ces murs la vengeance a gravé mon devoir, Je le sais; mais tel est mon destin déplorable, Qu'à la honte, aux malheurs du revers qui m'accable, II devoit ajouter de coupables douleurs, Et joindre l'amour même à mes autres fureurs.
Page xiii - Procope ; Que delà naisse votre espoir. Qui mieux que moi doit le savoir? Dès que chez ces Messieurs , la Faculté galope , Vous allez bientôt les ravoir. Devant le grand Chirac on rit d'un trait si libre. Ne tient-il qu'à cela ? Vous n'avez qu'à vouloir , J'en ai mille en mon sac au moins de ce calibre , Qui même pourroient mieux valoir. Bonnes gens ! laissez-moi , de grâce être des vôtres ! Et tant défunts soyez-vous , Je vous ferai voir à tous , Qu'un vivant en vaut bien d'autres. Est-ce...
Page 11 - Montrent bien que le trône étoit votre partage. Hélas! que plus d'ardeur en vous pour ce haut rang Nous eût bien épargné des regrets et du sang ! Faut-il que la vertu modeste et magnanime Néglige ainsi ses droits pour en armer le crime? FRÉDÉRIC. Donne à mon indolence, ami , des noms moins beaux ; Je n'eus d'autres vertus que l'amour du repos : Je ne...
Page 63 - Vous êtes désarmé... ce poignard est à vous; Que votre sein ne soit percé que de vos coups. Prenez ce fer, frappez; je m'en réserve un autre; Trop heureux que mon ame accompagne la vôtre, Et qu'admirant un jour ce généreux courroux Londres nomme l'ami qui tomba près de vous ! VORCESTRE.
Page 69 - ... vœux font votre peine; Sous le nom du devoir vous déguisez la haine : Vous le voulez, madame, il faut y consentir ; De mon cœur déchiré cet amour va sortir : C'en est fait: mais songez qu'après cette victoire, Si je puis l'obtenir, je suis tout à ma gloire; Qu'à ma gloire rendu, n'agissant plus qu'en roi , Un pardon dangereux ne dépend plus de moi : La justice a parlé, je lui dois sa victime... Vous voyez la fureur et l'amour qui m'anime : Madame, prononcez... c'est le dernier moment;...

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