Causeries et méditations historiques et littéraires

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 309 - Le poète en des jours impies Vient préparer des jours meilleurs. | Il est l'homme des utopies, Les pieds ici, les yeux ailleurs. C'est lui qui sur toutes les têtes, En tout temps, pareil aux prophètes, Dans sa main, où tout peut tenir, Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue, Comme une torche qu'il secoue, Faire flamboyer l'avenir...
Page 75 - Épier si des vers la rime est brève ou longue ; Ou bien si la voyelle, à l'autre s'unissant, Ne rend point à l'oreille un vers trop languissant.
Page 217 - Il réprima toujours les attendrissements Qui naissent sans savoir, et les troubles charmants, Et les désirs obscurs, et ces vagues délices De l'amour dans les cœurs naturelles complices. Maîtresse d'elle-même aux instants les plus doux, En embrassant sa mère, elle lui disait vous. Les galantes fadeurs, les propos pleins de zèle Des jeunes gens oisifs étaient perdus chez elle ; Mais qu'un cœur éprouvé lui contât un chagrin. A l'instant se voilait son visage serein : Elle savait parler...
Page 315 - Éclatant à la fois en cent propos contraires. Moi, d'un pas inégal je suivais mes grands frères , Et les astres sereins s'allumaient dans les cieux, Et les mouches volaient dans l'air silencieux...
Page 495 - Il y avait , chez nos ancêtres de la bourgeoisie, cantonnés dans leurs mille petits centres de liberté et d'action municipales, des mœurs fortes, des vertus publiques , un dévouement naïf et intrépide à la loi commune et à la cause de tous; surtout ils possédaient à un haut degré cette qualité du vrai citoyen et de l'homme politique , qui nous...
Page 222 - Avez-vous vu , là bas , dans un fond , la chaumine Sous l'arbre mort ? auprès , un ravin est creusé ; Une fille en tout temps y lave un linge usé.
Page 473 - Pharamond! Pharamond! nous avons combattu avec l'épée. "Nous avons lancé la francisque à deux tranchants; la sueur tombait du front des guerriers et ruisselait le long de leurs bras. Les aigles et les oiseaux aux pieds jaunes poussaient...
Page 216 - Toujours je la connus pensive et sérieuse ; Enfant, dans les ébats de l'enfance joueuse Elle se mêlait peu , parlait déjà raison ; Et , quand ses jeunes sœurs couraient sur le gazon , Elle était la première à leur rappeler l'heure , A dire qu'il fallait regagner la demeure; Qu'elle avait de la cloche entendu le signal ; Qu'il était défendu d'approcher du canal , De troubler dans le bois la biche familière , De passer en jouant trop près de la volière : Et ses sœurs l'écoutaient. Bientôt...
Page 382 - L'homme qui, comme il l'a dit plus tard à Sainte-Hélène, eût fait Pascal sénateur et Corneille ministre, cet homme-là, Messieurs, avait trop de grandeur en lui-même pour ne pas comprendre la grandeur dans autrui. Un esprit vulgaire, appuyé sur la toute-puissance, eût dédaigné peut-être cette rébellion du talent ; Napoléon s'en préoccupait. Il se savait trop historique pour ne point avoir souci de l'histoire ; il se sentait trop poétique pour ne pas s'inquiéter des poètes.
Page 83 - Seigneur, vous êtes bien le Dieu de la vengeance, En échange du crime il vous faut l'innocence. C'est la vapeur du sang qui plaît au Dieu jaloux ; Je lui dois une hostie, ô ma fille ! et c'est vous ! " " Moi ? " dit-elle, et ses yeux se remplirent de larmes.

Informations bibliographiques