Chronique de Maître Guillaume de Puylaurens sur la guerre des Albigeois (1202-1272)

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Bénézech-Roque, 1864 - 354 pages
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Page 60 - Les ribauds, ces faux, ces misérables! tuèrent les clercs, les femmes , les enfants ; il n'en échappa , je crois, pas un seul. Que Dieu reçoive leurs âmes, s'il lui plaît, en paradis!
Page 80 - Car de chevaliers seulement , il en fut compté là plus de quatre-vingts , à ce que me dit un clerc. Quant à ceux de la ville , on en rassembla dans un pré jusqu'à quatre cents , qui furent brûlés et grillés, sans y comprendre dame Giraude, que les Croisés jetèrent dans un puits et couvrirent de pierres , dont ce fut dommage et pitié ; car sachez que jamais personne.
Page 60 - Que Dieu reçoive leurs âmes, s'il lui plaît, en paradis, car jamais, depuis le temps des Sarrasins, si fier carnage ne fut, je pense, résolu ni exécuté. » Et plus loin : « Après cela, ils se répandent par les maisons qu'ils trouvent pleines et regorgeant de richesses. Mais peu s'en faut que, voyant cela, les Français n'étouffent de rage : ils chassent les ribauds à coups de bâton, comme mâtins, et chargent le butin sur les chevaux et les roussins...
Page 61 - Français les en dépouillent. A feu ! à feu ! s'écrient-ils, les sales bandits. Et voilà qu'ils apportent de grandes torches allumées Ils mettent le feu à la ville, et le fléau se répand ! La ville brûle tout entière en long et en travers.
Page 101 - Toulouse , vous ne vous êtes pas contentés d'envahir tous les lieux où il y avait des hérétiques ; mais vous vous êtes encore emparés de ceux dans lesquels il n'y avait aucun soupçon d'hérésie : car ayant exigé le serment des peuples du pays , et leur ayant permis d'y demeurer, il n'est nullement vraisemblable qu'ils soient hérétiques.
Page 51 - Olhon d'Allemagne qui se dit empereur, et Jean d'Angleterre, lesquels de leur côté travaillent de toutes leurs forces à porter le trouble dans le royaume de France ; ainsi d'aucune façon ne veux sortir, ni laisser aller mon fils. Quant à mes barons, je leur octroie licence et permis d'aller contre les hérétiques et seconder...
Page 59 - Croisé français , en le culbutant de force du haut d'un pont, il appelle tous ses truands , il les rassemble , en criant à haute voix : « Allons les assaillir! » Aussitôt qu'il a parlé, les Ribauds courent s'armer chacun d'une masse , sans autre armure. Ils sont plus de quinze mille , tous sans chaussure ; tous en...
Page 59 - Car sachez ce que faisait cette gent chétive, celte gent plus ignare et folle que baleine : avec les bannières de grosse toile blanche qu'ils portaient , ils allaient en avant , criant à perdre haleine , et pensant faire aux ennemis un épouvantai! , comme on fait aux oiseaux dans un champ d'avoine , en huant , en braillant , en agitant leurs enseignes , le matin , dès qu'il faisait clair. « Quand le roi des Ribauds les vit ainsi escarmoucher, braire et crier contre...
Page 80 - Car jamais dans la chrétienté, si haut baron ne fut, je crois, » pendu avec tant d'autres chevaliers à ses côtés. Car de che» valiers seulement il en fut là compté plus de quatre-vingts
Page 59 - Les bourgeois de Béziers voient contre eux venir et en grande hâte s'armer les François de l'host , tandis que le roi des rib'auds les assaille , et que ses truands de 'toutes parts remplissent les fossés , brisent les murs, et forcent les portes ; ils sentent bien en eux-mêmes qu'ils ne peuvent résister, et se réfugient au plus vite dans la cathédrale. Les prêtres et les clercs vont se vêtir de leurs...

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