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AVANT-PROPOS

Réunir dans un volume la science du juge de pais paraît un problème. En effet, ce magistrat ne peut fonctionner convenablement, surtout à la campagne, qu'en ayant la connaissance de tous les genres d'affaires et de toutes les parties de la législation. Comment esquisser le savoir qui lui est nécessaire ?

Deux raisons nous déterminent:

La première est qu'aucune loi n'exige de lu l'étude du droit, quoique sa compétence ait été considérablement accrue depuis sa création ; le lėgislateur ayant toujours entendu qu'il ne fût guidė que par le bon sens et l'équité.

La seconde est que, sauf la conciliation, qui

s'étend en général à tout, il ne peut juger des matières à lui spécialement attribuées, différence des juges ordinaires ayant la plénit de juridiction.

Les justices de paix étant des tribunaux ext ordinaires, tels que sont ceux de commerce, conseils de prud'hommes, les conseils de préi ture, etc., il doit être possible de faire un pr d'attributions limitées.

D'un autre côté, l'on désire depuis longter un traité simple, complet et court, ne renferm que l'utile et tout l'utile, un exposé de la légis tion et de la jurisprudence relatives aux justi de paix jusqu'à ce jour, et des règles pratiq utiles aux hommes les plus instruits.

Nous avons essayé ce travail sur un plan ne

Les matièrcs traitées avec le plus d'étendue d'une manière nouvelle sont : la conciliation, actions possessoires, les servitudes et irrigatio les affaires de voirie municipale, de simple pol et de police judiciaire, les scellés et les délibéi tîons de famille distinctes des avis de paren L'on y trouve des données historiques et des i tions de l'ancien droit. Les classifications sont

rapport avec le point de vue nouveau sous lequei cette juridiction est par nous envisagée.

Nous avons tâché, au moyen de notre expérience spéciale, de suppléer à ce qui manque à de savants ouvrages de doctrine, et, au moyen de l'examen sérieux des principes, de combattre et faire cesser des erreurs ayant cours dans la pratique.

Le tout est précédé d'un aperçu sur les transformations qu'a subies l'institution jusqu'à ce jour et sur son rôle administratif et politique.

Voulant offrir une oeuvre plus utile à la morale publique qu'aux progrès de la science, dans un temps où le culte de l'or reçoit toutes les aspirations sociales, nous avons fait ressortir, autant que nous l'avons pu, la nécessité du dévouement consciencieux, désintéressé du magistrat-conciliateur et d'une influence pure qui produit un si grand bien...

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