Le socialisme rationnel et le socialisme autoritaire

Couverture
Chez J. Gay et Fils, 1868 - 167 pages

À l'intérieur du livre

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 130 - Nations! mot pompeux pour dire barbarie! L'amour s'arrête-t-il où s'arrêtent vos pas? Déchirez ces drapeaux; une autre voix vous crie : L'égoïsme et la haine ont seuls une patrie , La fraternité n'en a pas!
Page 120 - En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes...
Page 86 - ... m'importent l'humanité, la bienfaisance, la modestie, la tempérance, la douceur, la sagesse, la piété, tandis qu'une demi-livre de plomb tirée de six cents pas me fracasse le corps, et que je meurs à vingt ans dans des tourments inexprimables, au milieu de cinq ou six mille mourants, tandis que mes yeux qui s'ouvrent pour la dernière fois voient la ville où je suis né détruite par le fer et par la flamme, et que les derniers sons qu'entendent mes oreilles sont les cris des femmes et...
Page 86 - De cinq ou six mille déclamations de cette espèce, il y en a trois ou quatre tout au plus composées par un Gaulois nommé Massillon, qu'un honnête homme peut lire sans dégoût; mais, dans tous ces discours, à peine en trouverez-vous deux où l'orateur ose s'élever contre ce fléau et ce crime de la guerre, qui contient tous les fléaux et tous les crimes.
Page 79 - Le spectacle de ces destructions et de ces souffrances, est navrant pour les hommes de guerre qui ont quelque hauteur d'âme. Ils s'étonnent que la civilisation moderne, qui est si fière d'avoir remplacé partout la force, dans les transactions individuelles, par des principes et par la loi, en soit encore à régler le contentieux international par le déchaînement des fléaux de la guerre. Leur esprit se remplit de dédain pour ces...
Page 85 - Dieu solennellement avant d'aller exterminer son prochain. Si un chef n'a eu que le bonheur de faire égorger deux ou trois mille hommes, il n'en remercie point Dieu ; mais lorsqu'il y...
Page 120 - ... ce qu'on nomme le bon sens ou la raison , est naturellement égale en tous les hommes; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de' ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies , et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon , mais le principal est de l'appliquer bien.
Page 78 - ... populations que foulent les armées. C'est là que se rencontrent les maux les plus réels, les plus étendus, les plus douloureux de la guerre. On en parle peu, si on en parle, car la voix de ces populations accablées est étouffée par les retentissements du champ de bataille et de la politique. Le spectacle de ces destructions et de ces souffrances est navrant pour les hommes de guerre qui ont quelque hauteur d'âme. Ils s'étonnent que la civilisation moderne, qui est si...
Page 125 - Ma liberté consiste à marcher quand je veux marcher et que je n'ai point la goutte. Ma liberté consiste à ne point faire une mauvaise action quand mon esprit se la représente nécessairement mauvaise ; à subjuguer une passion quand mon esprit m'en fait sentir le danger, et que l'horreur de cette action combat puissamment mon désir. Nous pouvons réprimer nos passions, comme je l'ai déjà annoncé nombre...
Page 72 - Genève n'ont d'autre religion qu'un socinianisme parfait, rejetant tout ce qu'on appelle mystères et s'imaginant que le premier principe d'une religion véritable est de ne rien proposer à croire qui heurte la raison : aussi quand on les presse sur la nécessité de la révélation, ce dogme si essentiel du christianisme, plusieurs y...

Informations bibliographiques