Un "procès de Moscou" au cinéma: Le pré de Béjine d'Eisenstein

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Harmattan, 2008 - 153 pagine
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En 1935, Eisenstein se voit offrir la possibilité de tourner un film - Le Pré de Béjine - et d'explorer un territoire nouveau pour lui: le travail sur le son, avec des acteurs professionnels incarnant les personnages singuliers d'un récit contemporain: la collectivisation des terres et la lutte contre les koulaks. Prétexte du film: le meurtre de Pavlik Morozov, dont la propagande officielle va s'emparer pour glorifier une figure inédite de héros-martyr, celle d'un jeune pionnier qui privilégie les liens sociaux au détriment des liens familiaux. Eisenstein transforme ce modèle de légitimation de la domination stalinienne en une tragédie à portée philosophique, qui reprend à son compte quelques grands motifs mythiques universels. Résultat: en 1937, le film est interdit pour "formalisme et mysticisme" et son auteur échappe de peu à l'arrestation, sinon à la mort. C'est de cette "affaire" dont il est ici question, avec à la clé quelques questions relatives aux raisons esthétiques et/ou idéoloiques de son interdiction: comment ce film est-il né et quelle logique conduira à sa disparition?

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