Les Annales romantiques: revue d'histoire du romantisme, Volume 3

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Léon Séché
Bureau des Annales Romantiques., 1906
 

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Page 229 - MON âme a son secret, ma vie a son mystère; Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su. Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu , Toujours à ses côtés , et pourtant solitaire , Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre...
Page 104 - Si vous croyez que je vais dire Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer. Nous allons chanter à la ronde, Si vous voulez, Que je l'adore et qu'elle est blonde Comme les blés. Je fais ce que sa fantaisie Veut m'ordonner, Et je puis, s'il lui faut ma vie, La lui donner. Du mal qu'une amour ignorée Nous fait souffrir, J'en porte l'âme déchirée Jusqu'à mourir.
Page 229 - N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ; A l'austère devoir pieusement fidèle, Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle : " Quelle est donc cette femme ?
Page 277 - Hugo portait déjà dans l'âme Notre-Dame, Et commençait à s'occuper D'y grimper. De Vigny chantait sur sa lyre Ce beau sire Qui mourut sans mettre à l'envers Ses bas verts. Antony battait avec Dante Un andante ; Emile ébauchait vite et tôt Un presto, Sainte-Beuve faisait dans l'ombre Douce et sombre, Pour un œil noir, un blanc bonnet.
Page 208 - Ah! frappe-toi le cœur, c'est là qu'est le génie. C'est là qu'est la pitié, la souffrance et l'amour; C'est là qu'est le rocher du désert de la vie, D'où les flots d'harmonie, Quand Moïse viendra, jailliront quelque jour.
Page 276 - La tête coquette et fleurie De Marie Brillait comme un bluet mêlé Dans le blé. Tachés déjà par l'écritoire, Sur l'ivoire Ses doigts légers allaient sautant Et chantant. Quelqu'un récitait quelque chose, Vers ou prose, Puis nous courions recommencer A danser.
Page 209 - Dans le caveau des miens plongeant mes pas nocturnes, J'ai compté mes aïeux, suivant leur vieille loi. J'ouvris leurs parchemins, je fouillai dans leurs urnes Empreintes sur le flanc des sceaux de chaque Roi. A peine une étincelle a relui dans leur cendre. C'est en vain que d'eux tous le sang m'a fait descendre; Si j'écris leur histoire, ils descendront de moi.
Page 295 - Qu'il est doux d'être au monde, et quel bien que la vie ! Tu le disais ce soir par un beau jour d'été. Tu le disais, ami, dans un site enchanté, Sur le plus vert coteau de ta forêt chérie. Nos chevaux, au soleil, foulaient l'herbe fleurie; Et moi, silencieux, courant à ton côté, Je laissais au hasard flotter ma rêverie ; Mais dans le fond du cœur...
Page 265 - Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d'adieux. Puis le cœur s'aperçoit qu'il est devenu vieux, Et l'effet qui s'en va nous découvre les causes. De ces biens passagers que l'on goûte à demi, Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.
Page 191 - Schiller : je ne fais donc rien, et je sens que le plus grand malheur qui puisse arriver à un homme qui a les passions vives, c'est de n'en avoir point. Je ne suis point amoureux ; je ne fais rien.

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