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TIRÉ A CENT EXEMPLAIRES POUR L'INSTITUT DE FRANCE.

Paris, - Typ. E. BRIÈRE, rue Ste-Anne, 55.

AVANT-PROPOS.

La critique en Allemagne s'est beaucoup occupée de la question des rapports de Leibniz avec Spinoza, question difficile et qui soulève celle de savoir si Leibniz a été Spinoziste. Les noms de MM. Trendelenburg, Erdmann, Guhrauer et Schulze ont retenti dans ce débat. M. Schulze, professeur à Gottingue, avait, pour répondre à un veu souvent exprimé par Herbart, fait connaître dès 1830, dans la Revue Savante de Gættingue, les notes marginales d'un

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annoté de la main de Leibniz. Et, comme ces notes ne vont point au-delà de la première partie, il en concluait que Leibniz n'avait pas connu ou du moins étudié les autres. M. Trendelenburg, cependant, mentionnait en 1845 des extraits de l'Éthique de la main de Leibniz, de la 3e à la 5e partie.

M. Erdmann, dans la préface des OEuvres Philosophiques de Leibniz, mentionnait également des extraits de l'Éthique faits avec tant de soin, que de la première et de la quatrième partie pas une proposition n'a été omise. Enfin, M. Guhrauer nous apprenait que, pendant son séjour à Paris, Leibniz, qui voyait souvent Antoine Arnauld, lui communiqua un dialogue en langue latine sur la Prédestination et la Grace, où il rappelait, à propos de ses études sur la question, qu'il n'avait omis la lecture d'aucun des auteurs qui ont écrit sur ce sujet, et qu'il s'était particulièrement attaché

à ceux qui avaient le plus outré la nécessité des choses, comme Hobbes et Spinoza.

Si nous résumons cet état de la critique en Allemagne, nous verrons que quelques erreurs s'étaient glissées dans ces énonciations diverses, et que l'on pouvait même y trouver de notables contradictions. M. Schulze n'avait vu de notes marginales qu'à la première partie de l'Éthique, et cependant M. Trendelenburg citait la 3e, la he et la 5e. De son côté, M. Guhrauer reprenait M. Erdmann sur deux erreurs assez graves. En effet, M. Erdmann, pour démontrer l'influence de Spinoza sur Leibniz, s'était appuyé sur ce fait, que le petit Traité de Leibniz, intitulé : De Vita Beata, composé, selon lui, vers 1669, contient quelques phrases textuellement empruntées à l'Éthique et au Traité De Emendationé Intellectus. Il citait à l'appui les expressions dont Leibniz s'était servi pour louer l'amour de Dieu, et il renvoyait à Spinoza qui en a d'approchantes. Mais il avait oublié de con

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