Petits poètes franc̜ais: depuis Malherbe jusqu'à nos jours, Volume 2

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Firmin Didot, 1856
 

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Page 358 - Au banquet de la vie, infortuné convive, J'apparus un jour, et je meurs. Je meurs, et sur ma tombe où lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleurs.
Page 462 - L'espoir qui trompe a toujours sa douceur, Et dans nos maux du moins il nous console ; Mais loin de moi l'illusion s'envole, Et l'espérance est morte dans mon cœur. Ce cœur, hélas ! que le chagrin dévore, Ce cœur malade et surchargé d'ennui, Dans le passé veut ressaisir encore De son bonheur la fugitive aurore, Et tous les biens qu'il n'a plus aujourd'hui; Mais du présent l'image trop fidèle Me suit toujours dans ces rêves trompeurs, Et sans pitié la vérité cruelle Vient m'avertir de...
Page 356 - Tu disais cependant , anarchique insulaire : Environné des mers , seul , je suis né leur roi ; L'orgueil des nations s'abaisse avec effroi Sous mon trident héréditaire : Les Français sont ma proie , ils n'affranchiront pas Les humbles pavillons que mon mépris leur laisse , Déjà vaincus de leur mollesse , Et du seul souvenir de nos derniers combats.
Page 391 - O mes amis, partons ; ôtez-moi de ses yeux ; Pour de lointains climats abandonnons ces lieux ; Courons interroger les champs de l'Italie, Et lui redemander ses héros et ses dieux; Fuyons. Adieu, remparts, superbe promenade, Dont les ormes touffus environnent Paris; Adieu, bronze adoré du plus grand des Henris ; Adieu, Louvre immortel, pompeuse colonnade; Adieu surtout, adieu, trop ingrate Eucharis! Je le verrai, ce beau ciel de Provence, Ces vallons odorants tout peuplés d'orangers, Où l'on...
Page 334 - M'entr'ouvre lentement les portes du tombeau. Mon génie est vaincu : voyez ce mercenaire , Qui, marchant à pas lourds dans un sentier scabreux, Tombe sous son fardeau ; long-temps le malheureux Se débat sous le poids , lutte , se désespère , Cherchant au loin des yeux un bras compatissant : Seul il soutient la masse à demi-soulevée ; Qu'on lui tende la main , et sa vie est sauvée.
Page 569 - S'en va courir le monde. Avait-il donc besoin D'aller loin? L'embarras de choisir était sa grande affaire : Des fous toujours plus fous venaient de toutes parts Se présenter à ses regards.
Page 551 - N'as-tu pas commencé parfaire la grimace A ce méchant enfant qui cause ton dépit? — Oui. — Regarde à présent : tu souris, il sourit; Tu tends vers lui les bras, il te les tend de même; Tu n'es plus en colère, il ne se fâche plus. De la société tu vois ici l'emblème : Le bien, le mal, nous sont rendus.
Page 567 - Enfin aucun oiseau n'avait l'art de lui plaire : Et, dès qu'ils commençaient leurs joyeuses chansons, Par des coups de sifflet répondant à leurs sons, Le perroquet les faisait taire. Lassés de tant d'affronts, tous les oiseaux du bois Viennent lui dire un jour : Mais parlez donc, beau sire, Vous qui sifflez toujours, faites qu'on vous admire; Sans doute vous avez une brillante voix, Daignez chanter pour nous instruire.
Page 626 - ROULE avec majesté tes ondes fugitives, Seine ; j'aime à rêver sur tes paisibles rives, En laissant comme toi la reine des cités. Ah ! lorsque la nature, à mes yeux attristés, Le front orné de fleurs, brille en vain renaissante, Lorsque du renouveau l'haleine caressante Rafraîchit l'univers de jeunesse paré, Sans ranimer mon front pâle et décoloré, Du moins, auprès de toi, que je retrouve encore Ce calme inspirateur que le poète implore, Et la mélancolie errante au bord des eaux.
Page 542 - Non , gardez votre somme , Répond doucement le pauvre homme ; Je n'ai besoin de rien avec mon atelier : Et quant à ma maison, je ne puis m'en défaire. C'est là que je suis né , c'est là qu'est mort mon père, Je prétends y mourir aussi. Le calife , s'il veut , peut me chasser d'ici...

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