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l'usage du pays, non seulement pour le chauffage , mais aussi pour |

l'entretien des salines du pays : ces mêmes montagnes donnent aussi des bois de marronnage et des planches pour les bâtimens, et le commerce de ces bois produit dans le pays de très-grands profits, par la facilité de bâtir, et par le transport qui s'en fait par la Meuse et par la Moselle, dans les pays où ces fleuves ont leur cours jusqu'en Hollande.

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DE L'ARCHEvÊCHÉ DE TRÊvEs, ET DEs ÉvÊCHÉs DE METz ToUL ET vERnUN, DEs VILLEs PRINCIPALEs, DES BoURGs, ET AUTRES LIEUx LEs PLUs CÉLÈBREs DANs L'HISToIRE, RANGÉs PAR oRDRE ALPHABÉTIQUE.

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ABAINVILLE.— Abainville ou Abienville, Abani-Villa, village à droite de l'Ornain , une demi lieue au-dessous de Gondrecourt-le-Château, diocèse de Toul, bailliage de la Marche , présidial de Châlons , parlement de Paris. Le roi est le seul seigneur. La paroisse à pour patron St. Martin. Le chapitre de la cathédrale de Toul nomme à la cure. Décimateur, le même chapitre pour le tout, en payant la pension du curé. On compte en ce lieu environ soixante habitans.

Il est fait mention d'Abainville (1) dans un acte passé en 1518, par lequel Gauthier de Briey écuyer, seigneur de Domange, et Mahaut sa femme, vendent à Edouard, comte de Bar, tout ce qu'ils ont en ban et finage, pour une somme de trois cent vingt livres de bons petits tournois. Abienville est encore rappelé dans un dénombrement donné par Robert duc de Bar, en 1597, le 1" avril au roi de France, à cause de son comté de Champagne. La même année le 17 février, Alix d'Abienville, donna son dénombrement à Robert duc de Bar, de tout ce qu'elle

•# Archives de Lorraine, Layette GondrcCOUlTt,

possédait au même lieu mouvant du duc de Bar, à cause de sa châtellenie et prévôté de Gondrecourt. Rauxin de Void, écuyer, en fit de même le 4 mars même année. L'acte est scellé du sceau d'André, abbé de l'Ile en Barrois. Un nommé Pierre de Toul, dit Jobart, écuyer, seigneur en partie d'Abienville, fit ses reprises le 5 septembre 1456, de ce qu'il avait audit lieu, auprès de René roi de Jérusalem, duc de Bar. En 1487 et 1510, Jean - Antoine de Bilistein, écuyer, demeurant à Abienville, reprit du duc de Bar ce qu'il avait au même lieu. Je trouve encore le dénombrement donné par François de Bilistein, seigneur en partie d'Abienville, le 9 février 1564, Claude d'Augy, écuyer, seigneur de Bouch en partie, demeurant à Abienville, rend ses foi et hommage cn 1574, au duc de Lorraine , pour la maison et héritages qu'il a audit Abienville, au-devant du petit pont , pour lesquels il promet faire les services et obéissances, ainsi que le requiert ledit fief. *. Le duc Charles III , vendit à Charles Coirenot, écuyer apostolique, demeurant à la cour de Rome, à charge de réachat , la seigneurie d'Abienville, avec la haute , moyenne et basse justice, pour la somme de neufmille sept cent trois francs Barrois,

que ledit Coirenot a remis entre les mains du sieur Jean Vincent , trésorier général des finances du dit seigneur duc. Ladite vente est du 10 décembre 1588. Il y a au même lieu un fief appartenant aux héritiers de M. de Circourt de Girauvillers. Entre le village d'Abainville et la ville de Gondrecourt, il y a une forge avec un hameau du même nom d'Abainville, située sur l'Ornain. Cette forge appartient aux héritiers de M. le comte Dessalles. ABAUCOURT. — Abaucourt ou Abocourt-sur-Seille , village du diocèse de · Metz, de l'archiprêtré de Nomeny, dont la cure est de la collation du chapitre de Fémétrange, situé à gauche de la Seille, trois quarts de lieue au-dessus de Nomeny. On le distingue en grand ban, qui est du marquisat de Nomeny, et ban de Chatemagne, qui dépendait autrefois d'Amance. Il y avait dans cette dernière partie, une seigneurie appelée Vintremont, dont il est parlé dans un titre de l'abbaye de Neuviller en Alsace, de l'an 1224. ABONCOURT. Aboncourt, village à trois lieues de Vézelize, répondant à Darney. La paroisse à pour patron Saint Pierre. Collateur, M. de Malvoisin. Décimateur, le curé pour un tiers dans les grosses et menues dîmes. Le chapitre de Porsas pour les deux autres tiers. Le curé à droit de prendre deux paires sur la dime du chef-haut, et le sixième dans les grosses et menues dimes de Répec. Il y a encore d'autres détails sur la Dime, que l'on peut voir dans le Pouillé de Toul. Le curé à une rétribution particulière pour les messes qu'il doit dire à Répec. La chapelle de Notre-Dame de Pitié fut fondée par Chrétien Bauzerau et Agnès sa femme, et érigée en bénéfice le 28 août 1556. Patron, la famille des Gadaux. ' La maison d'Aboncourt porte d'or à trois tours d'azur, massonnées de sable, au canton de gueule et d'argent de huit pièces. Il y a encore plusieurs autres villages du nom d'Aboncourt : comme Aboncourt de la prévôté d'Amance , Aboncourt de la

prévôté de Dieppe de Verdun, Aboncourt de la prévôté de Nomeny, Aboncourt de la prévôté de Sierques , etc. ACHERIC ou Eeheric, prieuré près de Sainte-Marie-aux-Mines ; voyez SAINTEMARIE-AUx-MINEs. ACHEN.— Achen, village, mairie sur l'Eiguel , situé dans le comté de Bitche, à cinq lieues de Bitche, trois de Sarguemines, de Saralbe et de Bouquenum , diocèse de Metz, bailliage de Sarguemine, parlement de Nancy. Ce lieu est régi par la coutume générale de Lorraine. En 1246(1), Mathieu duc de Lorraine, échangea avec Hugues , comte de Ribauierre, la ville de Guersling avec ses dé§ , de même que les possédait Simon, comte de Sarrebruck , contre la ville d'Achen , la forêt et ses dépendances, à condition qu'il lui en ferait hommagelige, après les évêques de Metz et de Strasbourg, reconnaissant ledit duc, que

ni lui ni ses hoirs ne doivent retenir au- .

cuns sujets de Guersling, en aucun lieu de ses terres ; et que si cette ville revient au duc ou à ses successeurs, il rendrait audit Huart celle d'Achen. L'acte est passé après la fête de l'Invention de St.-Etienne. En 1621 (2), le 28 décembre, Jacques Conrad , abbé de Suzelbronne , du consentement de ses religieux, céda à Henri duc de Lorraine les dimes du village d'Achen , et en récompense le duc Henri leur assigna six muids de sel, à prendre sur les salines de Dieuze annuellement , et à condition de célébrer à perpétuité un anniversaire de trois messes précédées de vigiles, le 26 mars de chaque année , et d'en donner leurs lettres reversales et obligatoires. ACRAIN. — Acraigne ou Acrain , Acrania, village sur la Moselle, ayant titre de comté, à trois lieues de Nancy, entre le Mâdon et la Moselle, a été érigé en comté, et a pris le nom de Guise, en

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faveur du prince Joseph de Lorraine, lenvers ledit comte, de même que s'il tenait

comte d'Harcourt, par patentes du 19 janvier 1718, données par le duc Léopold I. Il est parlé d'Acrain sous le nom d'Agrea , dans un titre de confirmation des biens du prieuré de Flavigni, en 1215. Dederunt quoque Navem et Piscatorem in agrea plenariè M. le prince de Guise a fait réparer le château d'Acraigne, et y a fait des embellissemens. M. le comte de Ludre tient actuellement Cette teTre, La paroisse de ce lieu à pour patron St. Martin. Le chapitre de la primatiale, cidevant celui de St. George de Nancy, apparemment à cause du prieuré de Saint Thiébaut, qui est uni à ce chapitre , nomme à la cure , et est décimateur pour un tiers dans les grosses et menues dimes , chargé de la pension du curé ; un autre tiers de la dime appartient au titulaire de la haute chapelle de Puligni, et l'autre tiers se partage entre le seigneur du lieu, et les dames précheresses de Nancy. La seigneurie a été possédée long-temps par la maison d'Haraucourt. Elle la possédait encore en 1625. Elle passa ensuite dans celle de Bissy. Dans la paroisse, se voit la chapelle de l'Annonciation, fondée par Claudin , notaire, ct Marguerite sa femme. Patrons, les descendans desdits fondateurs. Acraigne est communément nommé dans les anciens titres Acregnes (1). Vichard d'Acregnes , écuyer, et Jeanne sa femme, déclarent avoir engagé à noble seigneur Henri comte de Vaudémont, et à Isabelle sa femme , la quatrième partie du pontenage du pont Saint Vincent, sauf le droit qui peut échoir de la dame Béatrix, mère dudit Vichard, après son décès, pour une somme de trente livres de bons toulois. Ledit Vichard s'engage en outre, de desservir le fief et hommage de ladite engagère

(1)Archivés de Lorr., Lay., cott. Chaligny.

ledit héritage. L'acte est du mercredi après les octaves de la Trinité 1514. Perrin de Haraucourt, seigneur de Chambly, Magnières, Bayon , Gremilly et Létricourt en partie, baillif de HattonChatel, fit ses reprises en 1568, de ce qui lui appartenait à cause de sa femme Eve de Lucy, au village d'Acregnes, à elle échu par le trépas de Vary de Lucy, sieur de Dombasle. Ces lettres sont scellées du sceau de Louis de Lucy. En 1575 , le 7 septembre, Jean de Beaufort, seigneur de Puligny et Ceintrey, et en partie d'Acraigne, grand veneur de Lorraine et Barrois, reconnait tenir du duc de Lorraine une partie de la seigneurie d'Acraigne (1). Le 15 décembre même année, Henri de Joinville, écuyer, donne son dénombrement pour la portion du fief qu'il possède audit Acraigne, en 1572. Jean Berman , demeurant à Saint Nicolas-de-Port, reprend la moitié de la seigneurie appelée Boulac, au lieu d'Acraignes, partageant avec Jean de Beaufort , à lui échue par la mort de Jacques du Bourg son beau-père, et par donation à lui faite, par dame Béatrix du Bourg sa femme. Nicolas de Neuflotte, fait ses reprises le 25 octobre 1576, de la portion de seigneurie qu'il tient à Acraigne, dite la seigneurie de Bassompierre, partageable avec les seigneurs de Bassompierre et de Haraucourt, laquelle portion il avait acquise de Valentin de Lundre, seigneur de Morthon. En 1612, Alexandre d'Aurillot, écuyer, rend ses foi et hommage au nom de Claude Berman sa femme, pour la part qu'il tient en la seigneurie d'Acraigne. La même année, le 18 mai , Philippe Otho, comte sauvage du Rhin et de Salm,. baron de Fénétrange, donne son dénombrement au nom et comme administrateur de l'hoirie et succession universelle de Frédéric aussi comte sauvage du Rhin et de

(1) Ibidem. Layette, Foug, etc.

Salm, de tout ce qu'il a au ban et finage d'Acraigne, tant de la seigneurie dite ancienne, que d'une autre dite de Boulac et de Passagard, nuement à hui appartenantes, qui sont les deux sixièmes en la totalité des seigneuries dudit Acraigne, et d'une autre appelée Passagard, encore à lui appartenante, pour les trois quarts indivis, avec l'autre quart appartenant à M. le marquis d'Avrey, qui fait aussi le sixième en la totalité desdites seigneuries mouvantes en fiefdes château et chatellenie de Foug. En 1625 , le 5 juillet, autre dénombrement donné par Elisée de Haraucourt, baron de Faulquemont, seigneur d'Acraigne, etc., à Charles et Nicole, duc et duchesse de Lorraine : pour la seigneurie d'Acraigne. Autre, de Charles de Haraucourt marquis de Faulquemont, baron de Lorquin, donné en 1661 , de la même seigneurie. | AFRIQUE voyez LUDRE. AFFLÉVILLE. — Afflévine, village du diocèse de Verdun, annexe de la paroisse d'Aix ou Aisches , dont l'église a pour patron Saint Barthelémi, situé entre l'Ottain et Norroy-le-Sec, à deux lieues et demie d'Etain et de Briey. Collateurs, les dames bénédictines de l'abbaye de St. Maur de Verdun. Décimateurs, les mêmes avec le curé. Seigneurs, madame la marquise de Gournay, M. de Nevron et les béritiers de M. du Moulin , connu sous le nom d'Affléville , bailliage d'Etain, cour souveraine de Lorraine et Barrois. On compte en ce lieu environ soixante - dix habitans. Il est fait mention d'Affléville (1), dans un titre de l'an 1245, par lequel Jean de Briey, chevalier, déclare tenir en fief et hommage de Gobert sire d'Apremont ce qu'il a à Affléville, qu'il tient du seigneur de Nonsart, et en devoir deux mois de garde à Apremont. En 1577, Gobert seigneur d'Apremont, céda à Robert duc de Bar le fief des villes d'Affléville, Aix et Gondrecourt, mouvant de la seigneurie

(1)Archives de Lorr., Layette, Apremont, 2.

d'Apremont, et transporte audit duc les foi et hommage qui lui étaient dus pour ce fief. En 1465 (1), Guillaume de Lioncourt, écuyer, à cause d'Alix Desarmoise sa femme, avoue tenir en fief et hommagelige, de René, roi de Sicile, la forteresse, terre et ville d'Affléville. En 1497, Philippe Desarmoise, écuyer , seigneur de Guixainville ou Gussainville, donne son dénombrement au duc de Bar de ce qu'il a à Affléville et Aix devant Gondrecourt, qu'il tient de lui en fief, à cause de sa seigneurie et prévôté de Briey. L'acte est scellé du sceau de Vary de Laval, abbé de Saint Mihiel. Guillaume de Croix seigneur de Boncourt en partie, reprend du même prince, le 9 mai 1500, ce qu'il tient en fief à Affléville, Sorbey, et Villers-devantOrval. En 1509, François de Custine, seigneur de Domey, à cause de Y de Desarmoise son épouse, reprend ce qu'il possède en fief audit lieu. On trouve encore les reprises de Christophe Desarmoise (1), seigneur d'Hannoncel, au nom de dame Y de Desarmoise sa belle-mère, de ce qu'elle tient en la seigneurie d'Affléville, du 24 novembre 1556, d'Enguerrand ou Achaise Desar

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fléville, d'Aix et de Gussainville en partie, des deux tiers en la place et maison seigneuriale d'Affléville, partageant avec les héritiers de Pierron Desarmoise, les sieurs d'Autrey, de Chatel - Brehain et autres seigneurs d'Affléville, en 1556, de Didette Denis et veuve de François de Custine, dame en partie d'Affléville, de l'an 1551 , d'Enguerrand Desarmoise, seigneur d'Affléville en partie, de ce qu'il possède audit lieu, à Sainte-Marie-aux-Chênes et Moyeuvre, partageant avec les sieurs d'Autrey et dame Claude Desarmoise ses comparsonniers , du dernier septembre 1551 , de Christophe de Failly, écuyer, sieur d'Affléville en partie,

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