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pelle, aux ides de janvier, la vingt-sixième année de l'empereur Louis, indiclion IX, par le diacre D. Durand, en la place d'Elisachas. On ne dit pas prêtre ce Dodon. Il était apparemment supérieur et directeur de l'abbaye de Bon-Monlier pour le temporel et le spirituel. Ce monastère est encore possédé par des religieuses.

J'ai parlé d'Offonvillc dans son Article, etc.

BONNET. — Bonnet, Bonadus, village du diocèse de Toul, du domaine de France. L'église a pour patron saint Florentin. L'abbé de saint Mansui est collateur de la cure, et décimatcur. Seigneurs, le sieur de Trichàteau pour les deux tiers , et le sieur , -, , de Haldal pour l'autre tiers; bailliage de Chaumont, parlement de Paris.

Saint Gérard évêque de Toul, donna l'autel de saint Flnrentin de Bonnet aux religieux de saint Mansui pour en jouir après la mort du comte Tietselin, à condition que le jour de son ordination, qui est le 4 d'avant les calendes d'avril, ou le 24 mars, on en fasse la mémoire ou la fête à saint Mansui, et que l'on donne aux religieux un bonnète repas; et qu'au jour de son décès, on leur donne de même un bon repas, pour recommander son âme à leurs prières. Il ordonne aussi qu'on en use de même le vjour de la mort du seigneur Volchereson ami fidèle et particulier, cruellement mis à mort le 4 des ides de janvier, ou le 10 de ce mois. Nous ne connaissons pas ce seigneur Volchere. La charte est de l'an 969. Après la signature de saint Gérard, on voit celles de Grimaldus princier, de l'abbé Adson, d'Evrard et de plusieurs autres.

2° La chapelle de la Vierge et de S. Joseph; patron, la famille des Joly.

Au voisinage de Bonnet est le prieuré de Notre-Dame et de saint Salaberge, vulgairement appelé le prieuré de Richecourt, dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-deLaon, fondé par saint Salaberge vers l'an 670.

Ce prieuré est chargé d'une messe fêtes et dimanches, et tous les vendredis de l'année. Le revenu en est considérable. Il consiste en une maison sise audit prieuré, avec plusieurs terres et prés aux environs, la moitié de la seigneurie de Mandres en Ornois, un demi-tiers dans les grosses dimes de Hodelaincourt, une partie dans celles igneoourt, un préciput d'un Jmuici de blé et autant d'avoine sur les dimes de Loisey, et quantité d'autres menus revenus.

On conjecture que ce prieuré est un reste de l'abbaye que saint Salaberge avait commencé de bâtir sur les frontières des royaumes de Bourgogne et d'Austrasie , vers l'an 670.On peut voir ce que j'ai dit sur l'article de Richecourt.

Horville était autrefois annexe de Bonnet.

Annexe, Tourville ; patron , saint Michel ; décimaleur, l'abbé de Saint-Mansuy; seigneurs, le sieur Bertrand pour moitié , le sieur Curé pour l'autre moitié , M. le marquis de Mouy pour un vingt-septième sur la moitié de M. Bertrand.

Dans la paroisse de Bonnet, on voit, 1° la chapelle de l'annonciation, patron le Curé; charge , une messe par semaine.

Il en a été désuni, et érigé en cure par
M. l'évêque de Toul Thlard de Bissy.

BONNEVAL ou BOHNEVAUX,prieure*. — Bonneval, Bona.~Va.llis, prieuré de l'ordre de Saint augustin , sous l'invocation de Nstre-Dame , diocèse de Toul, qui dépend du prieuré d'Herival en Vosges , aujourd'hui uni à la congrégation des chanoines réguliers de Saint-Sauveur en Lorraine.

Ce prieuré n'était dans son origine qu'un petit hermitage, qui servit de retraite à Wichard, frère d'Eugibalde fondateur d'Herival; mais s'étant accru par les aumônes et les donations qu'on lui fit, il devint par la suite un prieuré. 11 est à la nomination du prieur d'Herival, qui y envoie un de ses religieux pour le desservir. Il est d'un très-petit revenu. Les trois prieurés d'Herival, d'Abiey et de Bonneval ne faisaient anciennement qu'une communauté. Bonneval est situé sur le finage de la coni

mimante de Saint-Balmont. Il est du bailliage de Darnev

BONNE -VOYE Et CLAIRE-FONTAINE , Mbaye de l'ordre de Citeaux dans le Luxembourg. — L'abbaye de Bonrie—Voye, ordre de Citeaux , située à un quart de Keue de Luxembourg, sur le chemin de Thionville (1) , a une origine si obscure, qu'on ne peut fixer l'époque de sa fondation. Quelques filles poussées par l'amour de la perfection évangélique , se retirèrent près d'une chapelle qui .était ■ érigée en cet endroit, et aux environs de laquelle il y avait quelques cabanes de lépreux, au service desquels elles se dévouèrent. Les comtes de Luxembourg favorisèrent cet établissement et y fondèrent une abbaye de l'ordre de Citeaux.

Pour les lépreux qui étaient près de là, ils les transportèrent à la maladrerie de Pfafenthal, où ils bâtirent une église en l'honneur de saint Pierre martyr de Milan, de l'ordre de saint Dominique.

L'histoire de Citeaux , porte que le monastère de" Bonne -Voye fut fondé Tan 1200 , sous le gouvernement de Guy II , abbé général de l'ordre. Quelques — uns •attribuent l'honneur de cette fondation aux seigneurs de Rodenmacheren , à cause des biens qu'ils y ont légués et parce que quelques-unes des filles de cette maison y ont fait profession.

BOPPART. — Boppart, nommée anciennement Bodobrigœ ou Baudobriga , aujourd'hui Bopartem ou Boppardia. Il y avait autrefois sous l'empire Romain dans cette ville , un préfi-t des arbalétriers Prœfectus Militum Ballistariorum (2). Elle est située entre Coblentz et Fosavia, à neuf milles de Coblentz et à huit milles de Vo&avia. Vosavia est Ober-Ke&el. Il y avait anciennement un palais royal à Boppart, et on y voit encore aujourd'hui des ruines magnifiques, qui marquent que c'était un lieu très-considérable 5 Othon de

(1) Berlhol. histoire de Luxeinb. tom. 4> ]>• 429, ann. i'.>.3j.

(3) Adrianus Vales. Notit. Callia. Badobrigoc.

Frisingue(1)l'appelle, fillam-Regalemt et le roi Henri, fils de l'empereur Frédéric H , y tint une célèbre assemblée contre l'empereur son père, où se trouvèrent plusieurs princes et seigneurs qui favorisaient sa révolte.

Boppart est situé dans l'archevêché de Trêves , au cercle électoral du Rhin (2). Elle a été autrefois ville libre et impériale; mais elle fut engagée en 1312 , à Baudoin électeur de Trêves , par l'empereur Henri VII son frère. En 1237, elle se soumit volontairement à'l'archevêque ,. et en 1494, elle fut unie à perpétuiié à l'électoral de Trêves, sous Jean de Bade qui en était archevêque et électeur. Elle est dans le Hunsruck , au pied d'une colline sur le bord du Rhin , près des monts de Pedernach et sur 1rs frontières du bas comté de Catzenellobagen , à deux milles allemands au-dessous de Saint-Goar, et à cinq de Binghen, en allant vers Coblentz , dont elle est à pareille distance.

En 1497 (3), Boppart se révolta contre Jean de Bade archevêque de Trêves. Les habilans se moquèrent de l'interdit que l'archevêque prononça contre eux, ils créèrent de nouveaux juges et se préparèrent à la guerre. La ville fut assiégée et se rendit après douze jours de siège. Le prélat n'en tira aucune vengeance , et les traita avec une clémence qui fut admirée de tout le monde.

Nous avons vu en ce pays ci des seigneurs du nom de Boppart (4) , dont il y a eu deux éveques de Metz, savoir: Thieri Bayer de Boppart, mort en 1585, et Conrade Bayer de Boppart, qui a siège depuis 1415 jusqu'à 1454. Ces deux prélats firent une très-grande figure dans la Lorraine, et y furent en très-grande considération ; ils sortaient d'une maison ancienne et illustre, alliée aux plus grandes

(c) Otho Frising , de gestis. Friderici I, c. 6a.

(a) Baudran, diction, géographique, édition de 1705.

(3)Hist. deLorr. t. a, p. g3i et g3a.

\'\) Meurisse, hisl. de Met», p. 5o8et5iji

famille» d'Allemagne et singulièrement aux comtes de Créhange ; ils portaient d'argent à un lion de sable, armé, lampassé, et couronné d'or.

Conrade Bayer, portait écartelé au premier et dernier d'argent , à un lion de sable , armé , lampassé et couronné d'or } au second et troisième, de gueules, à un iras dextre de femme , vêtue à l'antique , demi pliée , d'argent, mouvant de la parlie sénestre , la grande manche descendant jusqu'au coude , ornée de deux brasselets et le rebord d'or, le premier en la partie de l'épaule et l'autre au milieu du premier et du rebord. La main au naturel, ouvrant le pouce et le premier doigt, et y tenant un anneau d'or, au chaton de..,... et trois croix pommelées et fichées d'or, mises en triangle, une en chef et deux en pointe. Son père s'appelait Conrade de Bayer, et sa mère Marie de Parroye.

Tbierri Bayer de Boppart avait été premièrement évêque de Vornis , d'où il fut transféré à l'évêché de Metz , ayant été souvent • employé à diverses ambassades vers les papes Urbain V et Grégoire XI.

Conrade Bayer de Boppart ne fut pas en moindre considération auprès des puissances séculières. Il fit divers voyages à Rome; il fonda quantité d'églises et de monastères , et mérita par ses grands services , le titre de réparateur de l'évêché de Metz. Il fut nommé un des administrateurs ou des régens de Lorraine , pendant l'absence du duc René I". On peut voir le détail de son histoire dans notre histoire de Lorraine , et dans celle des évêques de Metz.

En 1444, Conrade Bayer commença à bâtir le château de Moyen, chef-lieu d'une des châtellenies de l'évêque de Metz. Thieri de Boppart commença aussi en 1431, à bâtir le bourg de Baccarat. et y fonda le couvent des Carmes, qui fut achevé par Conrade Bayer son proche parent en 1441. Jean de Bade archevêque de Trêves eu 1461 (1), assiégea la

(i) 1461. Honllicin, hist. Trevir, t. II, p. 3»i, 5o5 et 5g6.

ville de Boppart avec une armée de 12000 hommes, il y vint aveeses vassaux et ses confédérés , on employa au siège des canons , dont les uns tiraient des boulets de pierre, les autres des boulets de fer fondu j le siège dura plusieurs jours. La ville fut obligée de capituler et de se rendre. L'archevêque y entra à la tête de sa noblesse, ayant son maréchal qui portait devant lui le grand étendard de l'état de Trêves»

En 1301, Henri Bayer de Boppart , chevalier, tenait la forteresse d'Albestroff, dépendante de l'évêque de Metz. Raoul de Coucy évêque de cette même église, Ferri évêque de Strasbourg et Charles II duc de Lorraine (1) r se liguèrent pour lui faire la guerre.

BOSSERV1LLE ou BOCERVILLE, Chartreuse. — Bosserville ou Bocerville , chartreuse située sur la Meurthe, à une lieue de Nancy, tirant vers Saint-Nicolas. Ce fut le duc Charles IV qui la fonda en 1632, en voici l'occasion: Melchior la Vallée un de ses aumôniers, et chantre de la collégiale de saint George de Nancy, ayant été arrêté en 1631 , dans sa maison de plaisance à Sainte—Anne , entre Laxou et Nancy, fut accusé de magie, de sortilège et libertinage , condamné et exécuté au mois de juillet même année ; tous se» biens et en particulier sa maison de SainteAnne , furent confisqués au profit de son altesse, qui les destina dès lors à commencer la fondation d'une chartreuse.

Il en écrivit au général de cet ordre , qui lui envoya le procureur de la chartreuse de Rhétel proche Sierk , pour accepter cette fondation. Les lettres-patentes en furent expédiées le 19 juillet 1632. On y envoya d'abord sept religieux prêtres et trois frères convers , tirés de la chartreuse du Mont-Dieu , diocèse de Reims qui s'établirent dans la maison nommée de SainteAnne.

Les guerres et la peste qui désolèrent la Lorraine pendant les années 1634 et 1635, obligèrent les chartreux de Sainte-Anne

(i) Vignier, p. 171.

de se retirer au Mout-Dieu, ne laissant que deux frères corners dans la maison de Sainte-Anne.

Le duc Charles IV, étant rentré dans ses états en 1661 , fit de nouvelles donations aux chartreux, et s'engagea à leur faire bâtir une chartreuse à ses dépens , affectant pour cela une somme de cinquante mille

fr. barrois. Enfin en 1666 , il leurdonna la terre de Bosserville , où ils commencèrent la belle et magnifique chartreuse que l'on y voit aujourd'hui. Ce prince étant mort hors de ses états en 1675, son corps fut rapporté en Lorraine et enterré sans solennité à Bosserville en 1717. Le prince Charles-Henri de Vaudémont son fils, mort le 14 janvier 1723 , y a aussi été inhumé. ■

Bosserville était autrefois une paroisse , elle fut supprimée le 21 d'avril 1684, il n'en reste qu'une chapelle qui sert aux fermiers et aux domestiques de la chartreuse. .

BOUCONVILLE.— Bouconville, village du diocèse de Metz, doyenné de Gorze (1) ; office et prévôté de Bouconville , dont il est le chef-lieu , recette et bailliage de Saint-Mihiel, cour souveraine de Nancy, prévôté royale du bailliage de Saint-Mihiel, unie à celle de Mandre en 1722. Bouconville est à cinq lieues de Pont-à-Mousson , à trois lieues de SaintMihiel; le roi en est seul seigneur.

11 y avait à Bouconville un prieuré fondé vers l'an 1100 , par Arnoud religieux convers de l'abbaye de Saint -Vanne de Verdun , sous l'abbé Laurent, qui ayant un fief à Bouconville , y fonda un prieuré qu'il donna à cette abbaye; Arnoud était frère de Richard évêque d'Albane, qui avait été chanoine de Metz, et ensuite avait été élevé à l'épiscopat, en reconnaissance de son attachement fidèle au Saiut-Siége, contre l'anti-pape Clément III.

11 y avait au même lieu un château , où Henri de Bar, seigneur de Pierrefort,

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fonda une chapelle castrale , et deux chanoines pour la desservir. Il fit son testament on 1368, et ordonna à ses exécuteurs testamentaires , de donner aux deux chanoines qu'il y fonda de nouveau, des prébendes de même valeur qu'à ceux qui y étaient déjà établis (1) , et pour cet effet, il leur permet de prendre de ses biens à Frémeréville, à Sambumont, à Gironville , et sur le moulin de Bouconville, en suffisance.

En 1321 , Edouard comte de Bar, reçut en fief du duc Ferri IV, les châteaux de l'Avant-Garde, Pierre-Fort et Bouconville , à condition que ledit duc Ferri ne donnerait aucun secours au roi de Bohème contre ledit comte de Bar.

L'église de Bouconville n'était qu'une annexe de Xivray, et dès l'an 1715, les habitans sollicitaient son érection en cure; ce qu'ils obtinrent enfin de l'évêque de Verdun, après que le duc Léopold par lettres du 21 juin 1719 , eut consenti que deux chapelles qui dépendaient du château , fussent unies à la cure de Bouconville. Il y a dans ce lieu un petit hôpital de fondation ducale, avec une chapelle en titre.

La prévôté royale fut unie en 1720 (2), à celle de Mandres-aujs-quatre-Tours. Elles sont à présent toutes deux supprimées

Dans un titre de Charles-le-Chauvc pour l'abbaye de Saint-Mihiel, il est dit, que Bouconville était m Pago-Carmensi, sur leMaid, ou sur le rupt de Maid.

Woyez ci-après Caiimois.

Il y a près de là un étang considérable d'environ une lieue de circuit, il abende en Mo relies (5), le roi va tous les ans à la chasse de ces oiseaux.

L'on compte à Bouconville environ 40 Habitans.

BOUCQUENOM ou BOUQUEMONT. — La petite ville de Boucquenom , qui est encore fermée de murailles et fortifiée d'anciennes tours, est située à droite de la

(1) Ibidem, p. dcxlix.

(») Benoît, hist. de Toul, p. 73.

(3) Voyez M. Durival, p. 387.

Sare, vis-à-vis du Neuf-Sarwerden-Nas- mation des biens de l'abbaye de Bouxières

aux - Dames , exprimée (2), Capellam Bodohis-Villœ, dicatam in honore saneti Desiderii, et saint Gérard évêque de TonI en 968, confirma la même chapelle de Boudonville , consacrée à Saint-Dizier , à la même abbaye de Bouxières - auxDames.

Boudonville subsiste encore aujourd'hui au-delà de la porte Notre-Dame, sur le chemin de Nancy à Metz ; mais le faubourg et l'église de Saint-Dizier ne subsistent plus , comme nous l'avons dit ; il subsistait encore en 1457 , et avait ses seigneurs particuliers. On peut voir ce que nous Celte ville porte d'azur à la bande ondée! avons dit sur Nancy et sur le prieuré de d'argent, marquant une rivière. 'Notre-Dame de Nancy. Pour indemniser

Il y a en ce lieu une prévôté royale, qui les particuliers, la plupart bourgeois de ressortit au bailliage de, Sarguemines. Les , Nancy, qui avaient leurs maisons et leurs pères jésuites y ont un petit collège fondé jardins dans ce faubourg, le duc Charles par le dnc François II, le premier décent- ' III leur fit assigner des places entre les bre 1630, et rétabli par Louis XIV. Ce'terrasses et fortifications de la ville-neuve.

sau, deux lieues au-dessous de Fénétrange, a quatre de Sarguemines et fi Y de Bitche. Il y a une église paroissiale, des religieuses de la congrégation de Notre-Dame , qui obtinrent le 1" mars 1631 , la permission de s'établir à Boucquenom ; ce qui n'a été confirmé qu'ensuite des lettres du duc Léopold, du 29 janvier 1721.

Le duc Charles IV, avait toléré la confession d'Ausbourg à Boucquenom et à Sarwerden. Le dernier ministre Luthérien abjura à Metz en 1685. Louis XIV avait son quartier général à Boucquenom en 1683.

collège avait presque cessé d'être fréquenté
lorsqu'on 1749 les classes reprirent leur
activité. On y enseigne les langues latine ,
allemande et française. Les jésuites qui
tiennent ce collège , sont de la province de
Mayence. Boucquenom est du diocèse de
Metz.
Voyez Sarwerden.

BOUDONVILLE. — Boudonville. On sommait autrefois Boudonville ou SaintDizier, un petit village qui était entre la porte de la Craffe, aujourd'hui de Notre"ame, et le village de Margéville. Ce village de Saint-Dizier qui était comme le faubourg de Nancy de ce côté-là, fut ruiné parlesordres du duc Charles III, en 1591 e' 1592 , afin de résister à une armée de parante mille allemands, que le roi Henri III avait fait venir d'Allemagne à son secours (1). Cette armée d'allemands 'ut défaite par le duc de Guise, après avoir passé leMàdon à Pont Saint-Vincent, le 8 septembre 1547. Il est certain qu'en ">3 , ce lieu s'appelait encore Bodonis''Ha. L'empereur Othon, dans la confirai Hist. deLorr. t. I, p. 371.

BOULANGE. — Boulange, village et ancien château à la source de la Fauche, à une demie lieue de Sancy, diocèse de Metz , doyenné de Rombach; la cure est à la nomination des chanoines de la cathédrale de Metz.

Ja crois qu'elle est nommée en latin Bollinga, dans les vieux titres.

La maison de Boulange à présent éteinte, était de nom et d'armes , et portait pallé d'or et d'azur de six pièces.

BOULAYou BOULA ouBOLCHEN.— Boulay ou Boula, prévôté appartenante à la Lorraine, située dans la Lorraine Allemande, diocèse de Metz, entre laNiède et la Sàre, entre Metz et Sare-Louis, à la gauche d'un ruisseau appelé Kalsbach , que la Niède reçoit par sa droite, à une demi-lieue de là; Boulay est à trois lieues de Bouzonville, de Sare-Louis et de Saint-Avold , et à six de Metz. Il y a avec le bailliage, recette des finances, hôtel-de-ville, une paroisse dans laquelle il y a une primacerie. Boulay a été autrefois possédée par des seigneurs fort puissans, qui ont fait la

(2) Ibid. p, 381,

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