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# . Nantere, Abbe deSt. Mihiel,versl'an 1o32. il est aujourd'huy en régle, mais il n'y demeure aucun Religieux. L'Abbé de St. Mihielen est Collateur. Le Prieuré d'Haréville est réuni par Bulles Apostoliques du 25.Août 1749. à l'Abbaye de St. Mihiel, & le revenu dudit Prieuré doit ·être partagé les deux tiers à la Mense Abbatiale, & l'autre tiers à la Manse Conventuelle de ladite Abbaye. Le Corps de saint Calixte, Pape & Martyr, que l'Abbe Nanterre avoit apporté de Rome, y fut dépose, & y repose encore aujourd'huy ; le Duc René II obtint que la meilleurepartie du revenu du Prieuré fût uni à la Collégiale de la Mothe, aujourd'huy transférée à BourIIlOIlt .

B O U V I G N I.

· Bouv 1 CNI, petit Village, ou Hameau du Diocèse de Verdun , Office de Norroyle-Sec, Recette de Briey, Jurisdiction du Juge-Garde, des Seigneurs & Dames, qui sont Mr. le Marquis de Rennepou, & Madame la Marquise des Armoises, Bailliage ! de St. Mihiel, Cour Souveraine de Nancy. La Paroisse a pour Patron St. Martin; l'Abbé dc Gorze & celui de Châtillon nommentalternativement à la Cure, il y a dans ce lieu 6. ou 7. Habitans. |

La Maison de Bouvigni de Nom & d'Armes, à présent éteinte, sous la Chatellenie de Sancy, portoit d'argent à trois pals de Sable.

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BoUxIERE s, en latin Vacarie , Village entre la Mozelle & la Seille, au dessus du Pont-à-Mousson, fut donné à l'Abbaye deSt. Arnoû de Metz en 783. par la Reine Hildegarde, Femme de Charlemagne , elle dit que la Terre de Vacarie est située dans le Duché de Mozellane & dans le Comté de Metz, elle la donne avecl'Eglise & toutes les dépendances, à l'Abbaye de St. Arnoû, déclarant que son intention étoit d'être inhuméc dans la même Eglise deSt. Arnoû. La Chartre fut signée & scellée de la main de l'Empereur Charlemagne, & la Donation agréée & confirmée parle même Prince.

Ilya apparence qu'ilyavoit autrefois dans ce Pays beaucoup de Boüis, comme l'insinuë ce grand nombre de lieux du nom de Bouxieres, Buxerie dérivé de Buxus , du Boüis.

Pour Vacarie, dont nous venons de parler, c'est une autre étimologie, ellevient de Vacca, vaccarie une Vacheric.

BOUZEY, aujoud'hui,D OMBROT.

BoUzEY, ancienne Terre de Nom & d'Armes de cette Maison, porte d'or au Lion de sable, elle est située sur la Riviére de Verre à une lieuë de Chatenois, Diocése de Toul, Doyenné de Vitel, présentement du Bailliage de Neufchâteau & auparavant de celui de Vôge, Cour Souveraine de Lorraine. PatronSt. Denis. Collateur, le Chapitre de Remiremont. Dccimateurs, le même Chapitre pour les deux tiers, le Curé pour l'autre tiers. CetteTerreapartenoit àJean I. de Bouzey seul, le Lundy d'après Pâques de l'an 13o4. & à Jean II. de Bouzcy le 1o. Avril 14o1. elle étoit possédée le 26. Février 147o. par Nicolas , Vautrin II. Jcan III. & Guillaume de Bouzey, chacun pour un quart. Des Portions de Seigneurie de VautrinIl. Jean III. & Guillaume, quifurent aliénées, ont été formées les troisSeigneuries, apellées de Removille, Ligniville, & Dom-martin. La Portion de Seigneurie de Nicolas de Bouzey n'est jamais sortie de la Maison de Bouzey, & par cette raison on lui a donné le nom de Seigneurie du lieu ou de Bouzey : Elle passa successivement par contracts de Mariage, de Nicolas à Mengin de Bouzey son Fils le 3o. Juin 1496. de Mengin à Jean VII.le 28. Avril. 1 547. de Jean à François III. le 3.Août 1567. & de François à Christophe le 6. Novembre 1 6oo. Christophe I. de Bouzey fit construire une Chapelle seigneuriale dans l'Eglise Parroissiale, & dans cette Chapelle un Caveau pour servir de Sépulture à sa Famille; il fitrentrer dans sa Maison les Seigneuries de Removille & de Ligniville, & la moitié de celle de Dom-martin, par acquisitions des années 1 612. 1 613. 1 619.& 1 62 5. & transmit ainsi par contract de Mariage le 24. Novembre 1629. les trois quarts & demi de la Terre de son Nom, à Henri II. de Bouzey son Fils, aprés la mort duquelils tomberent en partage à Antoine I. de Bouzey qui en aliéna une partie & vendit l'autre en 1697. à Joseph de Bouzey son frere, Fils aîné d'Henri, & Pere du Maréchal de Bouzey. Pour ôter à la Maison de Bouzey qui possédoit la Terre de Dombrot en totalité, le désagrément d'avoir des Comparsonniers étrangers dans celle qui portoit son Nom & ses Armes, & pour prévenir les inconveniens auxquels cela auroit pû donner occasion dans la suite, le Duc Leopold par Lettres-Patentes du 2o. Janvier 1715. régitreés en la CourSouveraine, & à la Chambre des Comptes les 16. & 19. Février suivant, suprima & rétablit à l'instant les Noms de Bouzey & de Dombrot, donnale Nom de Dombrot à laTerre apellée \

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sur une partie de Commercy, & ont regardé cette Seigneurie comme rélevant de leur Crosse, au moins jufqu'en 1443. Les Ducs de Lorraine se sont toujours réservé l'dAvoüerie de Bouzonville, maisleurs Sou-voués y ont souvent commis de grands excès qu'il a fallu réprimer; dès l'an 1123. Renier Abbé de Bouzonville en porta ses laintes à Thierri d'Alsace,Comte d Bitche, Fils du Duc Thierri & premier Protccteur de l'Abbaye,quis'étant fait répresenter les Chartres du Monastere, & en particulier la Bulle du Pape Leon IX. qui régloit les droits des Advoüés,ordonna qu'ils se contenteroient de ce qui étoit contenu dans ces anciennes Chartres, ce qui fut ainsi réglé en présence de plusieurs Seigneurs des environs, qui s'étoient rendus avec lui à Bouzonville. Ce Monastére porte le titre de la Ste, Croix, parce que le Comte Adalbert son Fondateur, ayant raporté de son voyage de Jerusalem une portion considérable du Bois de la sainte Croix, la deposa à Bouzonville & fondaun Monastére où cette pieuse Relique a toujours été honorée par un grand concours depeuples.LesRéglemens qué leComteThieri deBitche avoit fait pour contenir lesAvoüés de Bouzonville dans de justes bornes, furcnt si mal observez, qu'environ soixante ans après, & en 1 184. Bertrand Evêque de Metz, comme Prélat ordinaire, ayant apris que les Advoüés de l'Abbaye forçoient les Sujets de Bouzonville , d'épouser les Esclaves desdits Advoüés, ce qui étoit contrcle bon ordre & contre les Loix de l'Eglise, quine reconnoit point ces sortes de Mariages comme légitimes, par le défaut de liberté des Contractans, & de plus comme contraires aux interêts de cette Maison, qui perdoit ses Sujets par cesalliances illégitimes & disparates, au lieu de les multiplier en s'alliant avec les Sujets du Duc de Lorraine, ou avec ceux de l'Abbaye de Mouzon & de celle de Rethel, ainsi qu'il avoit éIé réglé par la Bulle du Pape Leon IX. c'est ce que dit BertrandEvêque de Metz, en voulant corriger ces abus. Les Ducs de Lorraine comme descendans du Comte Adalbert Fondateur de Bouzonville, on toujours conservé sur elle une autorité particuliere; & dans lestems qu'on y a fait jouir du droit d'Election, ils ont confirmé & agréé les Elections, & ont même donné aux Abbés élus l'investiture par la Crosse.Dans la suite ils y ont nommé des Abbés Commendataires & Séculiers; &c'est l'état où se trouve aujourd'hui Bouzonville. Ce Monastere ayant été totalement incendié le 19. May 1683.a été rétabli en l'état où nous le voions aujourd'hui, beaucoup mieux bâti qu'il n'avoitjamais été : l'Eglise est encore la même qui futérigée par le Fonda

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ment à eux données par Guillaume d'Haraucourt Evêque de Verdun,le 2o.d'Août 1493. Bras étoit connu dès le 9°. Siécle. Bernard Evêque de Verdun mort en 879. donna aux Clercs deSt. Vanne la Dîxme de Laine dans le canton de Bras.Sous Liebaut de Cousance Evêque de la même Ville, mort en 14o3. le Duc de Bar quitta à ceux de Verdun le droit de Touneû ou de Tetonium, Péage qu'iltiroit sur les Chemins d'entre Dieuë , Fleuri & Bras. Dans une ancienne Chartre de St.Vanne, on fait mention de la Centaine de Bras, & de la Dîxme de Moutons ou de Béliers qu'on ypayoit à ce Monastére. Centena n'est dit que d'ungros lieu & d'une grande Communauté. Dans les Lettres d'affranchissement de l'an 1493.on leur accorde les franchises de la Loi de Beaumont ,àl'exception de certains droits que l'Evêque se réserve. Les Habitans de ces lieux sont mommez Bourgeois & Bourgeoises, on les oblige de servir à la guerre quand ilsy seront commandez: ils pourront prendre femmes dans tous les Lieux dépendans de l'Evêché ou de l'Abbaye de St. Paul, & pourront aller demeurer dans les mêmes Lieux ; ne pourront se réclamer d'aucun autre Seigneur que de l'Evêque de Verdun. On régle les Amendes que devront payer ceux qui outrageront de paroles ou qui fraperont un Bourgeois ou Bourgeoise ; si une femme dit Vilain laid(injure atroce)elle portera pendant quatre Dimanches à la Procession au tour de l'Eglise une pierre pésant un demi cent ou cinquante livres. Elle fera la même

Verdun » preuver. *

pag. 47

pag. I 39,

pag. 359, &3 pag. 7s

preuves.

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croit après Chorier, que c'étoit le Bled blanc du Dauphiné : en quelques Provinces de France on l'appelle Brais ou Blanche ; il est certain qu'anciennement la Bierre étoit fort commune dans les Gaules, & tout le monde sait qu'on y employa ordinairement l'Orge ou le Froment, ou le Bled blanc du Dauphiné. * - Nous connoissons dans ce Pays des lieux & des cantons nommes Brasseite (a) ou Bras seux , apparemment parce qu'on y cultivoit de ce grain, que Pline nomme Brace , dont on faisoit la Bierre, & qui a fait donner le nom de Brasseurs à ceux qui font cette boisson , si commune encore aujourd'hui dans tous les Pays-Bas, dans l'Allemagne & dans l'Angleterre. Dans le dénombrement des biens de l'Abbaye de Pruym, & des charges de ses sujets, il est parlé de certain nombre de Muid, de Brace, de brasiare, bracare, braxare, brasser, cuire la Bierre, Branchaum, Branchia, Brasserie, lieu où l'on fait la Bierre. Richard de Vassebourg, ancien Historien de la Ville & de l'Eglise de Verdun , a cru que l'Evêque Austramne avoit obtenu de Charlemagne la restitution d'un Pont de Verdun, appellé le Pont des Brachiens, situé sur un Canal de la Meuse dans la Ville basse,

aux environs duquel il y auroit plusieurs Marchands, qui payeroient certains droits à l'Evêque. M. Le Bœuf Chanoine d'Auxerre, qui a donné en 1745. l'Histoire de Verdun , composéc long-tems auparavant par Monsicur Roussèl, Chanoine de la Madelaine de Verdun , n'approuve pas l'explication de Bracenses Negotiatores, que nous avons rendu par des Brasseurs de Bierre de Verdun. Il vcut que ces mots signifient des Marchands qui vendoient des Brayes, Braccas, habits des anciens Gaulois , qui signifient des espèces de culottes ou des larges tabliers, qui couvroient les reins , & ce que la pudeur veut qui demeure caché ; & un mot des espèces de Frippiers. Et pour les Brachiens, dont parle Vassebourg , il prétend qu'ils tiroient leur nom de Brachiolum ou Brachium, un Bras de Riviére de Meuse, sur lequel le petit Pont en question étoit placé. Mais il est aisé de réfuter ces opinions de M. Le Bœuf; la seule preuve qu'il apporte de son sentiment , c'est qu'il n'y a pas d'apparence que dans un tel Pays comme Verdun, on ait fait trafique de Bierre. Il y a au contraire bcaucoup d'apparence que dans un Pays comme Verdun, on faisoit ce trafique parce que ce Pays n'est pas un Pays de Vignobles, & que depuis Verdun en tirant sur la Meuse, jusqu'en Hollande, on ne voit presque plus de Vignes. De plus il nous a prend lui-même dans plus d'un endroit § son Histoire , que les Chapitres & Monastères de Verdun, tiroient leurs vins de dessus la Moselle, & non du Pays de Verdun. Enfin il auroit pu remarquer que dans toute la Lorraine, même dans la plus grande partie des Gaules , & en particulier dans le Verdunois, le Vin étoit autre-fois fort rare, & la Cervoise fort commune : ainsi il n'est pas extraordinaire devoir à Verdun des Marchands de Bierre , Negotiatores Bracenses. L'explication que Vassebourg donne du Pont des Brachiens, revient fort bien à notre explication ; M. Le Bœuf a pu voir dans

M. du Cange que bracium, bracia & bra

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(a) Brasseite, petitVillage Annêxe de Mécrain , Dio

l'an 847. sous Atton, Evêque de Verdun, Histoire de Lors

cèse de Verdun près la Ville de Saint-Mihiel , Brasseu, | raine, Tom. I. p. 148. Preuv..

Ganton de prairie entre Vignot & Boncourt Brassaida, Après

croire

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