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sente de l'huile (pour oindre les mains), et du myrte (pour répandre son odeur) la maison de Chammaï dit qu'on doit faire la bénédiction sur l'huile et après sur le myrte; mais la maison de Hillel dit: qu'on doit la faire avant sur le myrte et après sur l'huile. Rabban Gamaliel disait: moi je me décide pour l'huile, vu que nous tirons parti de son odeur aussi bien que de son onction; tandis que nous nous servons du myrte pour l'odeur et non pour l'onction. R. Johanan disait que l'Halaca est d'après les mots de celui qui dit: moi je me décide. Rav Papá étant venu dans la maison de Ray Hunna, fils de Rav Ica, on apporta devant lui de l'huile et du myrte que Ray Papa prit et fit la bénédiction sur le myrte en premier lieu, et puis il la fit sur l'huile. On lui dit: est-ce que Mar n'est pas d'opinion que l'Halaca' est d'après celui qui dit: moi je - me décide? Il répondit: Rava a dit ainsi : l'Halacă est selon la maison d'Hillel. Or, ce n'était pas comme cela, et c'est pour soustraire à la honte son âme qu'il en agit de la sorte 70).

Les rabbins ont appris: si on présentait de l'huile et. du vin (après le repas) la maison de Chammaï dit qu'on devrait prendre l'huile dans sa droite et le vin dans sa gauche et faire la bénédiction avant sur l'huile et après sur le vin; mais la maison d'Hillel dit qu'on doit prendre le vin dans la droite et l'huile dans la gauche, et faire la bénédiction avant sur le vin et après sur l'huile. On se . nettoie (les mains) à la tête du domestique, et si le domestique est un disciple savant alors on les nottoie à la muraille, vu qu'il est inconvenant pour un disciple savant de sortir dans la rue lorsqu'il est parfumé.

Les rabbins ont appris: il y a six choses qu'il n'est pas convenable qu'un disciple savant fasse, (savoir) il ne doit pas sortir dans la rue étant parfumé; il ne doit pas sortir seul pendant la nuit, il ne doit pas sortir avec des souliers rapetassés, il ne doit point parler avec une femme dans la rue, il ne doit pas se coucher à table en société

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90) On voit par là que les Talmudistes ont préféré fausser les traditions et mentir plutôt que d'avouer qu'ils s'étaient trompés.

des peuples de la terre (des Idiots), et il ne doit pas entrer le dernier dans la maison de l'étude. Et il y en a qui disent qu'il ne doit pas faire non plus de grands pas, ni marcher en se tenant trop droit. Il ne doit pas sortir dans la rue lorsqu'il est parfumé. R. Abba, fils de R. Hija, fils d'Abba, dit avoir entendu dire à R. Johanan que cela n'a lieu que là où (ceux qui se parfument) sont soupçonnés de s'adonner à la pédérastie. Rav Chechath disait: on n'a dit cela que concernant son habit, mais par rapport à son corps (il lui est permis de le parfumer); car la sueur fait disparaître l'odeur. Rav Papa dit que les cheveux sont comme l'habit, et d'autres disent qu'ils doivent être envisagés comme le corps. Il ne doit pas sore tir seul pendant la nuit pour ne point donner lieu à quelque soupçon. Mais cela n'a été dit que lorsqu'il sort) à un temps indéterminé; mais (s'il sort toujours) à un temps déterminé (comme .p. ex. pour aller entendre une leçon qui se fait toujours à la même heure), tout le monde saura fort bien qu'il est accoutumé de sortir à cette heure. Il ne doit point sortir dans des souliers rapetassés; ce qui · vient à l'appui de l'opinion de Rav Hija, fils d'Abba, qui disait : il est indécent qu'un écolier savant sorte dans des souliers rapetassés ; mais ce n'est pas comme cela; vu que R. Hija, fils d'Abba, lui-même sortait (dans cet état). Sur quoi Mar Zutra, fils de Rav Nahman, disait : (il ne doit pas sortir lorsque les souliers) sont lambeaux sur lambeaux, et cela aussi n'a été dit que pour les lambeaux qui sont sur l'empeigne, mais lorsqu'ils sont dans la semelle, cela ne fait rien. Et on n'a parlé (des lambeaux sur lambeaux) qu'à l'occasion qu'on doit sortir dans la rue, car à la maison cela ne fait rien, et il n'en a été parlé que pour les jours. de soleil, mais pour les jours de pluie cela ne fait rien (vu que la boue pcut cacher les lambeaux). Et ilne doit pas parler avec une femme dans la rue. Rav Hasda ajoute: lors même qu'elle est sa femme. Nous avons aussi appris ainsi : lors même qu'elle est sa femme, ou sa fille, ou sa soeur, vu que tout le monde n'est pas bien informé de sa parente.' Et il ne doit pas être couché à table dans la compagnie des Idiots. Par quelle raison ? Parce

qu'il peut être entraîné à marcher sur leurs traces. Et il ne doit pas entrer le dernier dans la maison de l'étude pour ne pas être appelé transgresseur (ou paresseux). Il y en a qui disent qu'il ne doit pas faire non plus de grands pas; car Mar a dit : un grand pas ôte le 500 de la lumière des yeux de l'homme. Quel est le moyen de la récupérer ? Celui de boire du vin de la Kidducha de la nuit du samedi. Et il ne doit pas marcher en tenant la tête trop haute; car Mar a dit: quiconque marche en portant la tête levée même de 4 aunes, c'est comme s'il se proposait de heurter contre les pieds de la Chekina (de la Majesté de Dieu); car il est écrit (Esa. VI, 3.): Toute la terre est pleine de gloire.

Mischna VIIe. Lorsqu'on apporte, au commencement, quelque choseF.44. a. de salé avec du pain, on fait la bénédiction sur la chose salée, et on délivre par là le pain; car le pain lui sert d'accessoire. Voici la règle générale: Dans tous les cas où il y a une chose principale avec son accessoire, on fait la bénédiction sur la principale, et on délivre par là l'accessoire.

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Est-ce qu'il y a un cas où ce qui est salé peut être la chose principale et le pain son accessoire? Rav Aha, fils de Rav Avira, dit avoir entendu dire à Rav Ache: il s'agit ici de celui qui mange des fruits (my fructus) de Génésareth 71). Rabba, fils du fils de Hunna, disait: quand nous allions après R. Johanan pour manger les fruits de Génésareth si nous étions cent, nous en prenions dix chacun, et si nous étions dix, nous en prenions cent chacun, et chaque centaine de ces fruits pouvait remplir un panier de trois Seas. R. Johanan les mangeait tous et jurait qu'il ne lui paraissait pas avoir goûté un mets. Un mets dis-tu?

71) Raschi: qui sont plus estimés que le pain. Tosephoth: et qui servent pour fortifier le coeur affaibli par la douceur des autres fruits.

Il vaudrait mieux dire, quelque chose de nourrissant (ou propre à rassasier). Rav Avhu en mangeait jusqu'à ce que une mouche pût glisser de son visage (lisse et arrondi). Rav Ami et Rav "Asi en mangèrent jusqu'à ce que les che- ' veux leur tombèrent (de la tête). R. Siméon, fils de La'kisch, en mangea jusqu'à en perdre la raison, et R. Johanan dit cela aux domestiques du prince, et R. Jehuda le prince envoya une troupe de gens après lui, et le fit porter dans sa maison.

Lorsque Rav Dimi survint, il raconta que le roi Jannaï avait une ville dans la montagne da roi d'où on exportait 60 myriades de tonneaux de tarit (thon) pour les gens qui coupaient les branches (superflues de) figuiers d'un samedi à l'autre. Lorsque Ravin survint, il rapporta que le même roi Jannaî avait un arbre dans la montagne du roi d'où on prenait 40 Seas de pigeonneaux de trois couvées (trois fois ) chaque mois. Lorsque R. Isaac survint, il dit qu'il y avait une ville dans la terre d'Israël dont le nom était Gofnith où se trouvaient 80 couples de frères prêtres, mariés à 80 couples de soeurs prêtresses (ou de famille sacerdotale), et lorsque les rabbins en cherchèrent, depuis Sora jusqu'à Nehardea, ils n'en trouvèrent point excepté les filles de Rav Hisda qui étaient mariées à deux fils de Hama Rami et Mar Ucva. Mais quoiqu'elles fussent prêtresses, cependant eux n'étaient pas prêtres. .

Rav disait: tout repas où il n'y a pas de sel n'est pas un repas, et R. Hija, fils d'Abba, disait avoir entendu dire à R. Johanan que tout repas où il n'y a pas de 977w (un mets liquide, ou du bouillon) n'est pas un repas. .

Mischna VIIIe.

Celui qui mange des figues, du raisin et des grenades, doit faire trois bénédictions après (Voy. ci-dessus F. 37. a.), paroles de Rabban Gamaliel; mais les savans disent: une seule bénédiction qui soit une espèce d'extrait des trois. R. Akiva dit: celui qui mange des herbes cuites en en faisant son unique nourriture, est tenu de faire trois bénédictions après. Celui qui boit de l'eau pour étancher sa soif

doit dire: car tout existe par sa parole. R. Tarphon dit (qu'il doit dire): celui qui crée beaucoup d'âmes 72).

G h é mar a. Pour quelle raison (pense ainsi) Rabban Gamaliel ? , Parce qu'il est écrit (Deut. VIII, 8.): un pays de blé et d'orge, etc. et il est aussi écrit (ib. vs. 9.): un pays tu ne mangeras pas le pain avec disette, et il est encore écrit (ib. vs. 10.): et tu mangeras et tu seras rassasié, et tu béniras (Eternel ton Dieu 73). Et les rabbins ? Ils pensent que le mot you (terre du vs. 9.) interrompt la teneur (et fait que le mot bénir se rapporte seulement à bn) pain). Mais pour Rabban Gamaliel aussi le mot yms interrompt la teneur. Rép.: Cela lui est nécessaire pour excepter celui qui mâche le froment (107vs. 8.: et qui par consé- . quent n'a pas besoin de faire les trois bénédictions). R. Jacob, fils d'Idi, disait avoir entendu dire à R. Hanina: pour tout ce qui appartient aux cinq espèces (de blé et qui est cuit) on fait, au commencement, la bénédiction : le créateur des espèces de nourriture, et à la fin une bénédiction qui soit une espèce d'extrait des trois. Rabba, fils de Mari, disait avoir entendu dire à Rav Josua, fils de Lévi: pour tout ce qui appartient aux sept espèces (excepté les blés) on fait, au commencement, la bénédiction: celui qui crée les fruits de l'arbre, et à la fin une bénédiction qui soit une espèce d'extrait des trois. Avaï disait à Rav Dimi: qu'est-ce qu'une bénédiction de l'espèce des trois ? Il lui répondit: pour les fruits de l'arbre (c'est une bénédiction conçue ainsi : béni soit Dieu, etc.) pour les arbres, et pour les fruits de l'arbre, et pour le produit du champ, et pour. la terre agréable, bonne et vaste que tu as fait hériter à nos pères pour manger de ses fruits, et pour se rassa

·72) L' Halaca n'est ni selon Rabban Gamaliel, ni selon R. Akiva, ni selon R. Tarpboa , mais selon les savans.

73) Raschi: Rabban Gamaliel soutient qu'il faut faire trois bénédictions parce qu'il fait dépendre ces trois sentences des paroles : et tu béniras,

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