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BILANs DU CoMPToIR D'EscoMPrE DE PARIs, DE sEpTEMbRE 1s o A FEVI - It 1801 .

- 30 sEr r. 31 ocTonnE. 30 Novonne. | 31 DoceMaRE. 31 -ANvIER. 28 révRIER.
Caisse. - Espèces en caisse. ... . - 3,955,206 52 2,996.886 87 2,806,051 05 1,349,769 10 - - 300 riri : Est -
- - à la Banque de France. .......... 941,776 58 2, 82,397 59 4,819,980 07 1,811,112 89 *# # *# #
Matières or et argent........... - -- - - 1,494,882 09 53,976 .14 261,292 94 141 718 03- 40# 10
Portefeuille. - Paris............................. 53,226,302 57 35760,558 61 38,099,670 86 31,300,369 45 26,540,454 29 28,056, 72 87
- Province.. - - - - - - - - - - - 16,045,050 49 15,552,870 70 10,601765 28 16,294,637 87 13,886,644 30 13,451,425 54
- Etranger.. - 10,054,354 94 9,302,464 21 8,026,541 20 9,335,246 58 9,871,187 40 8,451,519 14
Agences dans les colonies.......................... - - - - - - - - - - 1,374,777 38
Agences , l'étranger.......................... - - - 9,495,919 75 11,078,645 10 20,706,412 60 21,894,036 U2 22,252,722 62
Avances sur fonds publics et actions diverses......... 5,312,425 29 4,720,601 54 4,877,574 14 6,649,096 59 6,572,198 34 6, 22,759 94
Crédits sur connaissements et nantissements.......... 13,025,108 25 18,212,068 05 23,144,375 90 24.801,448 45 382,009 50 25,471,110 95
Correspondants. - Province............... - 5,747,210 80 5,847,631 13 33,958,347 15 11,969,137 33 6,623,700 09 5,012,928 33
- - Etranger.. ............. - 44,855,565 40 41,352,740 80 ,766,526 34,497,994 52 35,212,425 10 33,969,576 67
Comptes débiteurs des sous-comptoirs ............... - - 2,405,640 91 2,405,895 36 2,357,564 26 358,564 16 2,358,564 86
Effets en souffrance. — Exercice courant...... - 9,060 05 10,134 17 32,908 77 1 » 24,983 23 22,829 08
Immeubles........ - - -- 439,298 07 439,298 07 298 07 430,298 07 439,298 07 4 9,298 07
Frais généraux 177,826 42 252,869 72 319,076 42 - - 85,338 06 160,007 15
Divers. ................................... - 20,010,660 25 14,896,605 45 19,720 85 5,572,743 90 2,875,349 47 483,034 25
PASSIF.
Capital.................... - - - - - ----- - - - - 40,000,000 » 40,000,000 » 40,000,000 » 40,000,000 » 40,000.000 » 40,000,000 »
Réserve................................. . - 4,158,552 34 7,35-,332 34 7,358,332 34 7,523,252 77 7,52,232 77 7,523,252 77
Comptes courants d'espèces ........................ 45,020,688 52 36,730,176 80 34,710,755 65 36,941,557 » 35,156,110 31 29,222,438 81
Comptes courants d'escompte....................... 1,666,419 03 2,130,102 11 2,277,001 10 1,721,423 56 1,577,106 50

Comptes créditeurs des sous-comptoirs Capital....

4,058,854 61 -

3,591,003 05

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Divers..... 1,229,198 06 1,252,816 h6 1,419,499 82 1,280,849 82 1,342,088 32
Effets remis à l'encaissement par divers.............. 9,545,409 50 8,776,970 80 7,673,271 10 7,807,555 17 7,838,052 71 8, 87,284 06
-- par faillites du tribunal de commerce.......... 126,026 52 234,722 02 212,915 49 229,816 03 154,536 26 101,008 98
Correspondants. -- Province..... ..... ............ 12,092,500 60 16,240,804 99 40,428,984 85 12,766,414 06 7,641,139 92 8,136,958 43
- Etranger. 36,788,981 49 ,22'1,500 » 156,962 77 | 27,807,412 15 | 27,957,648 13 27,768,497 49
Acceptations à payer..................... - - - - - - - - 13,428,919 50 19,321,650 10 24,764,090 34 24,881,335 66 24,680,070 01 23,202.063 52
Rentrées sur les effets en souffrance des exercices clos.. 20,015 81 20,347 21 23,154 59 - - 3,799 08 9,190 48
Dividendes à payer 65,596 43 33,183 88 26,42} 83 901,527 58 887,670 78 108,342 83
Profits et pertes...... - 647,128 61 951,658 » 1,078,498 19 276,512 09 426,022 16 662,745 85
Divers.......................................... 1,012,091 70 1,015,603 38 1,018,642 89 1,007,642 03 1,103,280 61 1,112,066 65
Total égal de l'actif et du passif.......... 163,757,543 45 165,423,569 66 | 164,443,423 33 | 167,350,025 45 | 159,902.612 16 152,619,448 98

RISQUES EN COURS. -
Effets à échoir restant en portefeuille.......... - - - - - 69,305,708 » 60,615,893 52 62.727,977 34 56,920,253 90 50,298,285 99 50,859,317 55
Effets en circulation avec l'endossement du comptoir... 16,584,924 99 59,724,441 71 50,435,554 45 - 39,905,980 13 32,762,910 26 29,615,547 83
ToTAL - • • • • • • • • • • • • • • • • o " IET o o I o ET oo oooo

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BILANS DE LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE CRÉDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL, DE SEPTEMBRE 1860 A"FÉVRIER 1861.

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BULLETIN FINANCIER DE L'ÉTRANGER

SOMMAIRE. - Comptes de l'année 1860. - Commerce extérieur de la Grande-Bre

tagne; de l'Autriche. La Société générale, la Banque nationale et l'Union de crédit en Belgique. - Banque de Brême. — Chemins de fer en Suède.

Les comptes économiques et financiers de l'année 1860 commencent à nous arriver de l'étranger aussi. Généralement parlant, ils ne sont pas aussi défavorables que beaucoup de monde les aurait attendus. La mauvaise situation politique n'a pas pu enrayer le mouvement économique, que le développement des besoins de la consommation d'une part, des moyens de communication d'autre part, pousse en avant avec une force presque irrésistible. L'influence des inquiétudes générales que la situation politique donne au monde économique s'est manifestée d'une façon négative plutôt que positive : elle paralyse le progrès, qui, dans une situation plus normale et sérieusement pacifique, poursuivrait sa marche conformément à la loi physique d'après laquelle la vitesse s'accroit en proportion de la distance parcourue. L'arrêt n'est donc que relatif, et le monde économique prouve qu'il possède assez de vitalité et de force intérieure pour ne pas se laisser réarracher le terrain déjà conquis, que tout au plus on peut l'empêcher de faire des conquêtes nouvelles. Il ne faudrait pas cependant trop s'y fier. Une résistance prolongée outre mesure pourrait bien user la force de résistance; sous une pression trop forte et trop prolongée, le ressort pourrait finir par se briser.

Les tableaux du commerce extérieur de l'Angleterre dénotent un petit accroissement sur l'année précédente, du moins dans la valeur de l'exportation; elle a monté de 130.4 à 135.8 millions l. st., soit une augmentation de 5,431,288 l. st. ou de 4.12 p. 100. Ce chiffre de 1860 est le plus élevé que l'exportation anglaise ait jamais atteint. Un petit nombre seulement des articles d'esportation a vu en 1860 fléchir son chiffre; tels sont notamment les bières, la quincaillerie, les appareils télégraphiques et les articles en fer et acier. Ces derniers n'en forment pas moins l'un des principaux articles de l'exportation : les fers et aciers entrent dans le total de 1860 pour 12,158,355 l. st. (156,082 I. st. de moins qu'en 1859) et se placent ainsi immédiatement après les cotonnades (12.1 millions I. st. contre 38.7 millions en 1859) et les lainages (12.2 millions contre 12.0 en 1859). Dans le chiffre ci-dessus des cotonnades ne sont pas compris les fils de coton, dont l'exportation s'est élevée à 9.9 millions; la valeur des articles de coton a donc été de plus de 52 millions à l'exportation, soit environ 30 p. 100 du total. Il est moins facile de juger du progrès ou non de l'ensemble de l'importation, parce que les comptes sommaires n'en indiquent pas la valeur ; il ne parait toutefois pas qu'elle ait progressé à pas égal avec l'exportation. Les grands articles de consommation directe surtout se maintiennent à peu près à leur chiffre de 1859, si même ils De descendent pas au-dessous. Ainsi l'importation du cacao n'a monté que de

3,480,888 livres à 3,481,463; celle du thé que de 76.3 millions à 76.8 millions; celle du vin que de 7,263,046 à 7,358,192 gallons; celle du tabac que de 34.8 à 35.4 millions livres; l'importation du sucre est même tombé (toujours pour la consommation intérieure) de 8.9 à 8.7 millions de quintaux; celle du riz, de 1,306,672 à 257,242 quintaux. Il y a encore une diminution analogue sur beaucoup d'autres articles de la consommation directe, à l'exception cependant des céréales dont l'importation a considérablement augmenté; elle a monté notamment pour le froment de 4,023,578 quarter à 5,906,181; pour les autres btés, de 3,954,814 à 5,181,701; pour le mais, de 1,321,633 à 1,855,660; la consommation des farines étrangères a également monté de 3,357,350 à 5,196,882 quarters.

Quant à la destination des exportations anglaises, l'Amérique du Nord y figure toujours au premier rang; elle a pris en 1860 21.6 millions I. st. sur l'exportation anglaise. Tout au plus, l'ensemble des colonies anglaises la dépasse-t-il pour l'importance des achats en articles britanniques; parmi ces colonies, l'Inde oricntale avec 16.4 millions l. st. apparaît comme la meilleure cliente; vient ensuite l'Australie qui a acheté pour 9,707,499 I. st. et les possessions anglaises de l'Amérique du Nord pour 3,737,574 I. st.; sur le continent européen, les villes hanséatiques ont pris 10.4 millions; la Hollande, 6.2 millions; de sorte que la France (6,219,681 ). st.) ne vient qu'en troisième rang et est suivie d'assez près par la Turquie (4.4 millions I. st.) el par la Russie (3.3 millions l. st.).

Les tableaux du commerce extérieur de l'Autriche présentent sur un point principal le même résultat que les tableaux anglais : en Autriche aussi, l'exportation a considérablement augmenté, tandis que c'est le contraire qui a eu licu pour l'importation. Cette dernière s'est élevée en 1860 à 229.2 millions de florins, soit en diminution de 26.4 millions sur l'exercice 1859. La différence, cependant, porte en majeure partie sur l'importation des métaux précieux en barres ou monnayés; en faisant abstraction de cette importation spéciale, l'on trouve pour 1860 une valeur de 190.5 contre 194.4 millions, soit donc une diminution seulement de 4,000,000 florins. L'exportation s'est élevée en 1760 à 306.8 millions, contre 277.8 millions en 1859, soit une augmentation de 29 millions; mais dans ces chiffres entre l'exportation de métaux précieux pour 58,000,000 contre 75,000,000 fl. en 1859; reste pour l'exportation des marchandises proprement dites en 1860 un chiffre de 254.3 millions, qui est en augmentation de 45.6 millions sur 1859. Le revenu douanier s'est élevé à 13,360,761 (diminution de 592,013 fl. sur 1859) dont : 12,792,592 fi. en droits d'importations, 433,133 fl. en droits d'exportation et 85,036 fl. en droits de transit.

Les rapports des grandes sociétés financières, qui commencent à paraître (à l'étranger, les compagnies ne croient pas devoir attendre jusqu'à la fin d'avril pour rendre compte de leurs opérations), témoignent aussi dans le sens indiqué plus haut, c'est-à-dire que les résultats des opérations de 1860 ne sont pas précisément défavorables. Nous citerons à cet égard en première ligne la Société générale pour favoriser l'industrie qui fonctionne en Belgique depuis plus de 30 ans. On sait que cette société est pour ainsi dire le type des crédits mobiliers qui, 20 ans après, ont repris naissance en France et de là sont allés

se répandre en toute l'Europe. En face de la situation si peu satisfaisante où depuis quelques années se trouve la plupart de ces créations, si déjà elles n'ont succombé sous le poids des désastres dont a été suivie leur prospérité éphémère, il est doublement intéressant de connaître et de suivre la marche continue, de cette entreprise belge qui les a toutes précédées. La Société générale, grâce à l'esprit de loyauté et de prudence qui semble toujours présider à ses opérations, a traversé sans encombre les difficultés de ces dernières années, et si le maximum de bénéfice qui, pour elle aussi, se rencontre à l'année 1856, n'a pas été atteint depuis lors, le résultat des opérations se maintient toujours à un niveau très-satisfaisant et de beaucoup supérieur à ce qu'il avait été avant 1856. On en jugera par le tableau que voici, qui résume quelques éléments principaux de l'état comparatif des comptes des profits et pertes des dix dernières années :

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Ainsi qu'on le voit par la deuxième colonne du tableau, la Société générale tire la majeure partie de ses bénéfices des intérêts et dividendes des actions et obligations par la possession desquelles elle participe à diverses entreprises en Belgique. On évalue à un milliard de francs le capital des sociétés anonymes existant en Belgique; le capital de celles qui sont sous le patronage de la Société générale ou auxquelles elle est fortement intéressée, dépasse la somme de 200.000.000 fr. C'est assez dire qu'elle peut à bon droit revendiquer une part honorable dans la création et l'entretien du mouvement industriel en Belgique. Le montant annuellement croissant des bénéfices qu'elle tire de ces placements prouve assez que le patronage de la Société a été en général accordé à des entreprises sérieuses et solides, qui n'ont pas été atteintes par le mauvais état des affaires en ces dernières années. Au reste, le compte rendu présenté le 26 février 1861 à l'assemblée générale contient une longue énumération détaillée des actions qui constituent le portefeuille de la Société, du prix de leur émission et de l'évaluation avec laquelle elles sont portées dans le bilan du 31 décembre 1860. Les actionnaires et le public possèdent ainsi tous

(1) Sur les actions et obligations que possède la Société générale en diverses entreprises par elle créées ou patronnées.

(2) Sur les actions, obligations et promesses émises par la Société générale.

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