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Rhin : y fit venir ses filles et quelques autres religieuses qui s'étaient jointes à elles, et les y établit le 1" février en 1262, du consentement du seigneur Elmeric et de ses deux fils, Philippe et Elmeric, gentilshommes et avoués de Fankel. + Ces filles professèrent d'abord la règle de saint Dominique; mais l'ordre n'ayant pas jugé à propos de les admettre, elles embrassèrent celui de prémontré, et se soumirent à l'abbé de Steinfeld ; et le jour de saint . Augustin 1272, firent profession | solemnelle de la règle de saint Augustin , entre les mains de Corvin , abbé de Steinfeld; quelque temps après, Thierri archevêque de Trêves, au retour de son voyage de Rome, confia la conduite de ce monastère, dans le spirituel et le temporel , à Conrade abbé de Sayne, du même ordre, , en 1272. Cette maison est située entre Cocheim et Trèves (1), dans un vallon fertile et agréable, arrosé de deux ruisseaux. Il subsiste encore aujourd'hui dans un état florissant. Les premières supérieures de la Porte-Angélique, ne portèrent au commencement , que le titre de prieures; elles ne prirent le nom de maitresses, qu'après l'an 1450, durant les troubles que les dernières hérésies causèrent dans ce pays là. Les dames de ce monastère s'étaient mises sous la discipline de l'abbaye de Romelsdorf; mais en 1672, le chapitre général de Prémontré, les restitua à l'abbé de Sayne. On remarque qu'en 1255, le chapitre général de prémontré, défendit de recevoir plus de vingt religieuses au monastère de la PorteAngélique , apparemment de peur que le trop grand nombre de filles qui s'y présentaient, n'y causât quelque dérangement dans le spirituel ou dans le temporel. ENGRESHIN (L'), ruisseau.— L'Engreshin est un ruisseau qui prend sa source dans le Val-de-Passey , aux environs de l'endroit où était anciennement Savonnières-les-Toul ; il joint la Moselle à Toul.

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EPINAL oU ESPINAL. — La ville d'Epinal ou d'Espinal (1), en latin Spinallum, située sur la Moselle dans le Chaumontois, dans les montagnes de Vôges, doit son origine à Thierri I" du nom, évêque de Metz , qui a gouverné cette église depuis l'an 964 jusqu'en l'an 984. Ce prélat ayant remarqué dans le Chaumontois, en un canton qui relevait du temporel de son évêché, entre la Moselle et la montagne, un endroit commode pour y construire un monastère, y bâtit une église, dans laquelle il transféra le corps de saint Goëric, un de ses prédécesseurs, évêque de Metz. Il semble que dès lors, il y avait sur le penchant de la montagne, une espèce de château (1), et que le lieu où est aujourd'hui la ville, se nommait Spinal, en langage du pays, apparemment à cause des épines dont il était environné.

Adalberon , II du nom , évêque de Metz, qui succéda immédiatement à Thierri I", établit d'abord des clercs, dans l'église bâtie par son prédécesseur, puis des religieuses , à qui il donna la règle de saint Benoît.

En 1094, Poppon évêque de Metz, entreprit la visite de l'abbaye d'Epinal, et d'y rétablir l'observance de la règle, que l'évêque Adalberon, un de ses prédéces

seurs, y avait établie. Il y avait alors dans | cette abbaye, une religieuse nommée Cécile, qu'on disait avoir le don de prophétie et qui avait porté ses plaintes à l'évêque Poppon, sur le relâchement qu'elle voyait dans ce monastère. Elle prédit alors ce que nous voyons aujourd'hui, que le temps viendrait qu'on n'y observerait plus la règle de saint Benoît, et qu'on y vivrait d'une manière toute séculière. Tandis qu'on y vivait conformément à la règle, les papes les évêques et les princes séculiers, le comblèrent de grâces et de priviléges. On remarque en particulier, les papes Grégoire VII et Ho

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noré II, et les évêques de Toul, Ricuin, Pierre de Brixei, et Henri de Lorraine ; Etienne de Bar et Bertrand évêque de Metz, Hillin archevêque de Trèves, etc., dont nous avons fait imprimer les titres à la fin du tome premier de l'histoire de Lorraine.

On ignore le temps auquel les dames d'Epinal ont quitté l'observance de la règle de saint Benoît, mais nous voyons que dès l'an 1294, Conrade évêque de Toul , ayant entrepris de les réformer, ces dames lui firent signifier qu'encore qu'elles vêcussent religieusement dans leur monastère, qu'elles célébrassent louablement l'office divin , et que quelques-uns les qualifiassent de l'ordre de saint Benoît; néanmoins mi elles ni celles qui les ont précédées n'ont porté l'habit de cet ordre, et n'ont fait profession ni de la règle de saint Benoît , ni d'aucune autre; mais que dès le temps de la fondation de leur monastère, elles y ont possédé des prébendes et y ont joui de leur propre.

En 1097, Gilbert de Ville s'engagea de servir l'abbesse d'Epinal , contre certains

aventuriers qui pillaient ses terres, à condition qu'on lui accorderait l'avocatie de la ! terre de S. Ferreol, et qu'il porterait la qualité de chevalier de saint Goëric ; ce traité fut conclu d'un commun consentement l'an 1092.

Epinal est aujourd'hui une ville considérable, située à une distance à peu près égale de Remiremont et de Châtel-surMoselle; son commerce consiste principalement en grains, en vins de Bourgogne et de Comté, en planches de sapin, en fil et en bétail. Le château qui passait autrefois pour une place de résistance, et qui a soutenu quelques siéges, est à présent entièrement abandonné.

Etienne de Bar, évêque de Metz, dans le douzième siècle, donna l'avocatie ou la vouerie d'Epinal, à Mathieu I, duc de Lorraine; mais elle ne passa pas à ses successeurs ; le même duc Mathieu la remit à

son fils Thierri, IV du nom, évêque de

Metz, après son élection à cette prélature faite en 1171. La vouerie d'Epinal fut librement donnée dans la suite par les évêques de Metz, à des seigneurs du pays, et en particulier aux seigneurs d'Anglure, qui la possédaient en 1486. Liébaut d'Anglure, en jouissait en cette année, et la vendit au duc Antoine; il en fit hommage à Henri de Lorraine évêque de Metz, en la même année 1486. Il paraît qu'elle était contestée à Nicolas d'Anglure , qui fit cession de ses droits , moyennant certaine somme , au duc Antoine, en 1510. Cette vouerie lui était venue parMarguerite de Ville, femme de Guillaume Oudinet, épouse en premières noces de Jean d'Anglure. Nicolas d'Anglure en reçut le dernier payement en 1510. Depuis ce temps, les évêques de Metz en disposèrent toujours librement, de même que de toutes les charges et dépendances d'Epinal, qui fut une de leurs principaies

| chatellenies. En 1225, Guillaume évêque

de Metz, donna à messire Foulque de Camiex, le droit de copel à Epinal. Ce titre a été suspecté de faux, parce qu'en 1225,

| il n'y avait point de Guillaume évêque de

Metz ; en effet , nous ne connaissons cet évêque que par ce seul titre d'Epinal; mais cette lettre ayant tous les caractères de vérité, je n'ai pas fait difficulté de ranger ce prélat sous cette année , au nombre des évêques de Metz ; et nous savons par l'histoire, que souvent le siége de cette église a été disputé par deux ou trois prélats, qui se qualifiaient tous évêques de Metz, l'un élu par le chapitre, un autre nommé par le pape, et un troisième par l'empereur.

Jacques de Lorraine qui fut évêque de Metz, depuis l'an 1258 jusqu'en 1260 (1), fit fortifier la ville d'Epinal; et Gérard de Lorraine, comte de Vaudémont, vers l'an 1175 (2), insulta les châteaux d'Epinal et de Deneuvre. Le duc Thierri son frère, qui

(1) Histoire de Lorraine, tome 1, page 66. Preuves.

(2) Ibidem, page 1157.

était en guerre avec Hériman évêque de Metz, en usa de même. La ville d'Epinal (1) n'était pas encore fortifiée, elle ne le fut qu'environ quatrevingts ans après, comme nous l'avons dit, par Jacques de Lorraine évêque de Metz. Nous lisons dans un privilége accordé à l'église d'Epinal, par Ricuin évêque de Toul, en 1128, que la première église d'Epinal, bâtie par Thierri d'Hameland, évêque de Metz, fut consacrée par saint Gérard évêque de Toul, par ce qu'elle était dans son diocèse; et que comme dans la suite elle se trouva trop petite, par le grand concours de pélerins qui y venaient implorer le secours de saint Goëric, contre le mal qu'ils appelaient des ardens, on en bâtit une nouvelle plus grande, qui fut consacrée par le pape S. Léon IX. · · Les avoués d'Epinal (2), comme ceux des autres églises, ont souvent abusé de leur pouvoir contre les évêques de Metz, leurs bienfaiteurs, qui leur avaient confié la garde de ce poste important. Le voué d'Epinal s'étant enfermé dans le château haut de la ville d'Epinal , refusait de reconnaître Etienne de Bar, évêque de Metz, pour son premier seigneur. Ce prélat employa le secours du duc Mathieu I, pour assiéger ce château et obliger l'avoué à rentrer dans le devoir; ce qui arriva vers l'an 1159. En 1271 , on trouve une lettre datée du samedi avant la Nativité de Notre-Dame, ladite lettre écrite en français, et scellée de dix-huit petits sceaux ; c'est un traité de paix fait entre Laurent évêque de Metz , les bourgeois d'Epinal, et quelques seigneurs du pays, qui étaient entrés en guerre contre la ville d'Epinal. On ignore les circonstances de cette guerre. En 1272, le duc Ferri III qui fut si souvent en guerre avec Laurent évêque de Metz, se ligua avec Thiébaut comte de Bar, et alla assiéger le château d'Epinal. Laurent assembla promptement une armée

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pour le secourir ; mais le secours arriva trop tard (1), et l'avoué, les chevaliers, le prévôt, les barons et toute la communauté d'Epinal, firent un traité avec le comte de Bar, par lequel ils remirent la ville et le donjon entre ses mains , à condition de les leur rendre, quand ils auraient mis fin à la guerre qu'ils âvaient avec Laurent évêque de Metz. Le traité est du lundi avant Noël 1272; ils firent tout cela sous prétexte que l'évêque de Metz, leur seigneur, n'était pas en pouvoir , ou à portée de les secourir contre leurs ennemis; car de quelle autorité auraient-ils pû traiter ainsi en leur propre nom , avec un prince étranger qui était entré en guerre contre l'évêque leur seigneur.

Long-temps après, ils reconnaissaient encore les évêques de Metz pour leurs souverains, comme il paraît par les lettres qu'ils en ont données en 1415, à Raoul de Coucy, évêque de Metz, qu'ils qualifient notre très-redouté seigneur; et par lesquelles ils promettent de lui envoyer et à ses successeurs évêques de Metz, les lettres de la paix qui fut faite entr'eux et Jean de NeufChâtel , seigneur de Montagu et de Fontenoy-en-Vôges, pour s'aider desdites lettres de paix, autant de fois que lesdits évêques ou élus de Metz, le jugeraient à

ropos.

En 1289, Burchard ou Bouchard d'Avesne, évêque de Metz, ayant appris que l'on avait gagé quelques bourgeois d'Epinal, trafiquans aux foires de Bar-sur-Aube en Champagne, sous prétexte qu'étant sujets de l'évêché de Metz, ils étaient réputés gageables pour les dettes dudit évêque. Ce prélat par ses lettres du mois d'avril 1289, déclare aux seigneurs , gardes des foires de Champagne, que les bourgeois d'Epinal , ne sont mis tant ses sujets, que l'on puisse les arréter, ni leurs corps, ni leurs biens, pour occasion qu'ils ayent ou qu'ils puissent avoir contre ledit évéque, et ne prennent les bourgeois d'Epinaulx, nul droit en l'hôtel de l'évéque de Metz; mais jus

(1) Histoire de Lorraine, tome 2, p. 39o, et preuves p. dii.

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ticient par leurs mayeurs, par les jurés et par les échevins d'Espinaulx; et s'ils avaient défaut d'aucun jugement pour meuble ou héritage, ou pour cas de saisine, ils sont tenus de penre leur jugement au maitre échevin de Més, et sont cil d'Epinaulx , si francs que ils ne nous doient taille ne prise , et mettent et ostent portiers et touriers cn la ville d'Epinaulx, et on chatel toutes les fois qu'ils veulent, sans parler de rien à nous, et pour de tout à leurs missions et coûtanges, et pour les raisons dessusdites , ne sont-ils pas gageables pour nos dettes, ne pour nos plegeoirs, ne pour occasion, ne pour forfaits que nous ayens, oupouriens avoiret devoir. Le tout reconnu et affirmé par Jean abbé de Gorze, et Renier abbé de saint Vincent de Metz. En 1580 , Henri seigneur de Blâmont, Henri seigneur de Lanoy, Henri Chenellard, chevalier, et André de Barbaix, écuyer, certifièrent la même chose au duc de Brabant et de Luxembourg, et reconnurent que les bourgeois d'Epinal ne sont ni gageables ni punissables pour l'évêque de Metz, à moins que lesdits bourgeois n'ayent voulu s'y soumettre et obliger. En 1587 , le vingt-deux décembre, Raoul de Coucy, évêque de Metz , promet cn parole d'évêque, de maintenir et garder ses bourgeois de sa ville d'Epinal , dans leurs franchises et libertés anciennes, et veut que celles qu'ils ont ont obtenues de ses prédécesseurs, demeurent dans leur valeur. On peut remarquer ici l'ancienne manière de se faire justice par voie de fait, en faisant saisir et arrêter les sujets d'un seigneur, leurs effets et marchandises, pour se faire payer du seigneur ou du maitre à qui ces personnes appartenaient ; mais cela ûe devait avoir lieu que quand les personnes étaient serfs, ou gens de main-morte envers leurs seigneurs. Remarquez aussi que, comme les bourgeois d'Epinal étaient attenus de mettre les gardes et portiers à la ville et au château à leurs frais, les évêques de Metz leur accor

dèrent en différens tcmps les droits de mœu et tonneu, ou telonium, pour subvenir aux dépenses de l'entretien des murs, des portes et des portiers. Le mœu était apparemment ce qui se prenait sur chaque muid de blé, modius, et tonneu ce qui se levait sur chaque tonneau de vin; en général, tout impôt sur marchandise, telonium. Tout cela est bien distinctement marqué dans les lettres d'Admare de Montil, évêque de Metz, de l'an 1552, et par le même en 1546, et par l'évêque Jean de Vienne, en 1562, et par l'évêque Thierri, qui ne se trouve pas dans les listes ordinaires des évêques de Metz, en 1562 et 1565. Ces droits de mœu et de tonneu, ne se levaient pas seulement sur les grains et sur les vins, mais sur les autres sortes de marchandises et denrées quelles qu'elles fussent. Et en 1524, le 20 octobre, Conrade Bayer de Boppart, évêque de Metz, ayant fait emprisonner quelques bourgeois d'Epinal, ceux-ci firent lever un compulsoire contre lui, pour montrer qu'ils ne pouvaient être emprisonnés que pour crime ; que dans tout autre cas on ne pouvait les condamner qu'à une légère amende; ce qui a continué jusqu'en 1565, quarante ans avant la rédaction de la coutume municipale. En 1545, Raoul de Couci, évêque de Metz, engagea au duc Charles II la moitié du ban d'Epinal. En 1551, le 5 mai, Conrade, évêque de Metz, obtint un compulsoire contre les bourgeois d'Epinal, touchant la guerre qui était alors entre la ville d'Epinal et la duchesse de Lorraine (Marie de Blois, régente de Lorraine, après la mort du duc Raoul). " En 1572, les bourgeois d'Epinal rappelèrent pardevant l'officialité de Toul d'un monitoire exécuté contre eux et leur prévôt, pour raison d'un statut qu'ils avaient fait, portant que les habitans d'Epinal étaient exempts de la juridiction des notaires ecclésiastiques. En 1580, le mercredi avant la SaintMartin d'hiver, il y a des lettres sur les

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guerres excitées et les traités de paix passés entre les habitans d'Epinal et les évêques de, Metz, portant que lesdits habitans ne sont pas gageables pour ledit évêque. En 1582 , Raoul de Couci, évêque de Metz, permet aux gouverneurs d'Epinal de lever un denier tournois sur chaque quarte de vin qui se vendait à Epinal; ces gouverneurs étaient quatre (c'est ce qu'on appelle en d'autres endroits officiers de l'hôtel-de-ville). A Le 22 décembre 1587, le même Raoul , promet de maintenir les habitans d'Epinal dans leurs droits et priviléges. Et en 1590(1), il engage à Enguerrand de Coucy, comte de Soissons, les villes et ban d'Epinal, de Remberviller, Baccarat,. la Garde, l'abbaye d'Autrey, la Cour de St.-Benay, la mairie de Sercœur de Paudoux, de Nossoncourt et Thiaville. En 1592, plusieurs seigneurs certifient que les habitans d'Epinal ne sont prenables ni gageables pour les dettes de l'évêque de Metz, ni de son évêché. En 1401 , les citains de Metz certifient la même chose. . En 1595, lettres de Marguerite, duchesse de Bourgogne et comtesse de Flandre, qui certisient la même chose. La même année, le 9 avril , elle permit aux habitans d'Epinal d'aller trafiquer en toute sûreté dans le comté de Bourgogne et le pays de Flandre. o. En 1595 (2), Raoul de Couci, évêque de Metz, racheta la moitié des domaines d'Epinal, excepté la ville, le château et les jardins des habitans, qui n'étaient pas compris dans l'engagement fait en 1545, au duc Charles Il, et encore un quart de la moitié qui lui restait, et qu'il avait de même engagée au duc Charles iI, pour quatre mille fraucs d'or, à condition que ledit évêque jouirait des revenus de ladite quatrième partie jusqu'au jour de la nativité de saint Jean-Baptiste prochaine; auquel jour ledit évêque paierait la somme stipulée par ledit engagement; ainsi cette

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quatrième partie était plutôt un dépôt qu'un véritable engagement. Le même duc Charles II, en 1597, fit paix et accord avec les bourgeois d'Epinal ; et Gauchier de Choiseul, chevalier, promit d'accomplir les conditions de ladite paix et de délivrer à l'évêque de Metz copie dudit traité. On n'en dit ni la cause ni les circonstances.

En 1405, ou 1404, avant Pâques, il y

| avait guerre entre Raoul de Couci, évêque

de Metz, pour lui et la ville d'Epinal d'une part, et Jean de Neufchâtel, seigneur de Montagu et de Fontenoy-en-Vôges, et ses frères Jean de Rougemont, chevalier, et Jean de Cusance, écuyer, d'autre part(1), comme aidans et servans de Messir Gauthier de Tresnel , chevalier. Cette guerre, qui avait occasionné prise de gens et de bétes, meurtrcs d'hommes, incendies, églises brülées et détruites, murs de ville et forteresses abattus, de femmes forcées et ravies, et d'autres dommages causés de part et d'autre, cette guerre, dis-je, fut

| enfin terminée, par traité passé le mardi

d'après la purification de Notre-Dame, cinquième jour de février 1405, ou 1404, . avant Pâques; et paix finale fut faite entre ledit Raoul de Couci, évêque de Metz, d'une part, par la médiation de Jean de Vienne, seigneur de Pagny, chevalier, et Jean de Blâmont, sieur de Bellefont et de Barre, écuyer; sous ces conditions que ni ledit évêque de Metz, ni les habitans d'Epinal, ses sujets, aidans, receptans et complices, ne pourront rien demander audit Jean de Neufchâtel, ni à Jean de Vienne, Jean de Rougemont, Jean de Cusance, ni à leurs hommes sujets, aidans, receptans et complices, de tous les dommages faits audit évêque et à son évêché, à ses terres, sujets et seigneuries; et réci-. proquement lesdits seigneurs ne répéteront rien des dommages qu'ils pourront avoir soufferts à l'occasion de cette guerre, dont on ne connait ni la cause ni les circonStanCeS.

(1) Mémoires mss. tirés des Archives d'Epinal, communiques.

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