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DE
L'ORTHOGRAPHE

FRANÇOISE,
EN FORME DE DICTIONAIRE;
INRICHI DE NOTES CRITIQUES ET DE REMARQUES sur
l'Etymologie et la Prononciation des mots, le Genre
des Noms , la Conjugaison des Verbes irréguliers , et
les Variations des Auteurs.

3. par
dédié à Monseigneur LE CARDINAL DE SOUBISE,

NOUVELE EDITION,
onfiderablement augmentée sur la révision & les corrections
de 21, RESTAU?, Avocat au Parlement,
& aux Conseils du Roi.

loubinan's

Chide Hoya

C. Lerou

WITHDRAW.

A POITIERS,
Chez S. FELIX FAULCON, Imprimeur de Monseigneur

l'Évêque, du Clergé & de l'Université.
Place & vis-à-vis Notre-Dame-la-Grande.

h DCC LXXXY
Apec Approbation & Privilege du Roi.

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LE CARDINAL DE SOUBISE ,

ÉVÈQUE ET PRINCE DE STRASBOURG, GRAND AUMONIER DE FRANCE.

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La protection honorable que feu Monseigneur le Cardinal de Rohan voulut bien donner à cet Ouvrage, que non seulement il me permit de décorer de son nom illustre, mais à la perfection duquel il eut encore la bonté de contribuer, m'enhardit à présenter à VOTRE ALTESSE ÉMINENTISSIME cette nouvele Édition, avec d'autant plus de confiance que quelques mains habiles l'ayant retouchée, par confi

& y ayant fait bien des corrections & augmentations nécessaires, j'ose me flater qu'elle sera beaucoup plus exacte & plus sûre que les précédentes, & quent plus digne de paroître fous les aufpices de VOTRE ALTESSE ÉMINENTISSIME.

De toutes les qualité's sublimes qui vous caractérifent, MONSEIGNEUR, il ne me convient de m'arrêter qu'à votre goût éclaire pour

les Sciences & les Belles-Lettres,& à votre amour pour leur progres; c'est à la lumiere de ces deux flambeaux que vous jugerez du mérite & de l’utilisé de l'Ouvrage que je prends la liberté de vous offrir. Si, à la bonté de le recevoir , vous ajoutez la faveur de l'approuver, je n'aurai plus de doute sur le suffrage du Public ; & ce sera' pour moi un nouveau motif, pour espérer que mon zele & mes soins pouront me procurer l'honeur de votre protection, à laquelle je borne toute mon ambition.

Je suis avec le plus profon i respect,

MONSEIGNEUR,

DE VOTRE ALTESSE ÉMINENTISSIME,

Le très-humble et très-obéissant

serviteur, J. Felix FAULCON.

AVERTISSEMENT

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sela

DU LIBRAIRE
Sur la nouvele Édition du TRAITÉ DE

L'ORTHOGRAPHE FRANÇOIS E.
CET

ET Ouvrage est si connu que nous n'avons pas besoin

de mendier en sa faveur les suffrages du Public. Il les a eus presque aussi-tôt qu'il a paru. Dès 1740 , M. l'Abbé Goujet ne crut rien dire de trop, lorsqu'en parlant de ce Dictionaire dans sa Bibliotheque Françoise , il jugea que de tous les Traités d’Orthographe qui avoient parus jusqu'alors , aucun n'avoit égalé celui-ci , pour l'exactitude, l'ordre la méthode , et l'utilité que l'on pouvoit en retirer , et que le nom de l'Auteur feu M. le Roy iroit de pair Chia avec ceux de dos Grammairiens les plus estimés. Plusieurs Editions faites et enlevées avec rapidité , ont justifié la vé. rité de cet éloge.

Les deux premieres ont été données sous les auspices de M. le Nain, qui a été l'amour de notre Province et qui a fait ensuite les délices de celle où son mérite supérieur avoit déterminé le Roi à le faire passer. Cet illustre Magistrat qui ne cessoit jamais de cultiver les Lettres qu'il aimoit et qu'il protégeoit, malgré les occupations multipliées , inséparables des emplois importans qui lui avoient été confiés,

ne dédaigna pas de prendre cet ouvrage sous sa protection. : Il le connoissoit, il l'approuvoit, et an suffrage si flateur

nous annonçoit d'avance le succès qu'il devoit avoir, et qu'il a eu en effet. Tant de motifs de regrets ne doivent-ils pas nous rendre à jamais précieuse la mémoire de M. le Nain?

Son Altesse Eminentissime Monseigneur le Cardinal de Rohan ne porta pas un jugement moins favorable de cet Ouvrage. Ayant voulu le connoître par Elle-même , Elle le regarda comme un des plus riches présens que l'on eût pu faire à la France, pour le progrès et la perfection de notre Langue, que l'on peut rommer avec justice la Langue de

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