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profondeurs, ils ont découverts toutes sortes de productions marines, médailles incontestables et toujours subsistantes de la plus terrible révolution qu'a essuyé la terre.

211. Les Dieux dont ils s'étaient joué, et qu'ils avaient rendu méprisables aux hommes, se sont plus à leur susciter des ennemis.

212. Le fils d'Ulysse comprit la faute qu'il avait fait d'attaquer ainsi le frère d'un des rois alliés.

213. Les grands hommes qui ont parus dans chaque âge, sont les seuls qui ont résistés au torrent des siècles.

214. De tout temps la malignité s'est applaudi des maux qu'elle a causé.

215. Les anciens ont représentés la nature comme une divinité qu'ils ont fait mère, femme ou fille de Jupiter.

216. Nous demandons que tu pardonnes à ceux que tu as résolus de punir.

217. La nature a toujours portés les hommes vers les choses qui leur ont plues, et les a éloigné de celles qui leur ont nuis.

218. Le souvenir des soins rendu à ceux qu'on aime, est la seule consolation qui reste quand on les a perdu.

219. L'habitude que nous avons pris de nous forger des fantômes de plaisir ou de douleur, s'est toujours opposé à notre félicité.

220. Appellé à rendre les peuples heureux, les monarques doivent être justes et bienfai-sants comme l'Etre éternel qui les a fait rois.

221. La langue latine ne fut perfectionné qu'à l'époque où fleurrissaient Antoine, Crassus, Sulpitius, que nous avons vu jouer un grand rôle dans les dialogues de Cicéron sur l'Orateur.

222. Alexandre-le-Grand prenait plaisir à replacer sur le trône les princes qu'il en avait renversé.

223. La nature s'est montré sévère à l'égard du plusieurs peuples, comme envers beaucoup d'individus.

224. Ce n'est pas les victoires toutes seules de David qui l'ont rendues le modèle des rois ses successeurs : Saül en avait remportées comme lui sur les Philistins et sur les Amalécites.

225. Il n'est que trop vrai qu'il est dans le cæur humain de haïr ceux qu'on a offensé.

226. La surface de la mer paraît, dans la succession des siècles, s'être abaissé en certains endroits, et élevé en d'autres ; ce qui annonce que les eaux se sont déplacé.

227. Les plus brillantes réputations ne valent jamais tous les sacrifices qu'elles ont coûté : Charles-Quint soupirait après la retraite; Ovide soubaitait d'être un sot.

228. Manlius se découvrit la poitrine, qu'il fit voir tout couverte de cicatrices que lui avait laissé les blessures qu'il

avait reçu.

229. Autant d'obstacles il y a eues, autant il en a surmontées.

230. Que ses douleurs l'ont rendu savants dans la science de l'Evangile !

231. Une des qualités qui sont rarement réuni chez les hommes, c'est une ferme volonté d'exécuter les choses qu'ils ont conçu, et de renverser tous les obstacles que le hasard ou une autre cause ont rassemblé.

232. Malheur aux hommes durs et impitoyables que n'ont jamais attendries les infortunes des autres !

233. Voilà les vérités que j'ai cru dignes d'être connu des hommes.

234. Confucius, en parlant des hommes, a dit : j'en ai vus qui étaient peu propres aux sciences ; mais je n'en ai point vus qui étaient incapables de vertus.

235. Il s'est trouvés des hommes que la force de leur génie a rendu habiles dans des genres opposé.

236. Elle a obtenue toutes les grâces qu'elle a voulues.

237. Le même courage et les même périls les ort rendu égaux.

238. Le czar Pierre faisait partir des artisans de toute espèce pour Moscou, et n'envoyait que ceux qu'il avait vů travailler luimême.

239. Quels héros la vertu n'a-t-elle pas formée !

240. Les Perses, adorateurs du soleil, ne souffraient point les idoles, ni les rois qu'on avait fait dieux.

241. Génereux guerrier, seul digne de commander à tant de fameux héros qui doivent à ta valeur et à ta sagesse les palmes qu'ils ont cueillis, même avant qu'ils soient réuni sous tes ordres ; ta gloire ne finira point aux colonnes d'Hercule : déjà elle a retentie parmi nous ; déjà nous l'avons vu occuper les cent bouches de la renommée, et remplir l'Asie toute entière du récit des exploits qui ont illustrés avaient été condamné aux peines du Tartare, pour s'être laissés gouverner par des hommes méchants et artificieux. Ils étaient puni pour les maux qu'ils avaient laissés faire par leur autorité. La plupart de ces rois ne s'était montré ni bons ni méchants, tant leur faiblesse avait été grande.

242. Ce qui consterna le plus Télémaque, fut de voir dans cet abîme de ténèbres et de maux un grand nombre de rois qui avait passés sur la terre pour des rois assez bons : ils

tes armes.

243. Villes que nos ennemis s'étaient déjà partagé, vous êtes encore dans l'enceinte de notre empire ; provinces qu'ils avaient déjà ravagés dans le désir et la pensée, vous avez encore recueillies vos moissons; vous durez encore, places que l'art ou la nature ont fortifié, et qu'ils avaient résolus de démolir ; et vous n'avez tremblées que sous les projets frivoles d'on vainqueur, qui comptait le nombre de nos soldats, et qui ne songait pas à la sagesse ou à la valeur que leur capitaine a montré.

244 Adieu, paisible et heureuse contrée, qne ses habitants n'ont jamais laissée envahir impunément; adieu, fertiles collines, que j'ai vu tant de fois s'embellir aux rayons de l'astre du jour, et que j'ai entendue chanter par l'immortel auteur d'Abel, digne rival de Florian ; adieu, aimables enfants, auprès desquels nous avons éprouvés de si douces jouissances, et que, comme de jeunes plantes aimé du ciel, nous avons vu s'élever par les tendres soins d'un vénérable patriarche, d'un Dieu sur la terre ; adieu, terribles avalanches, que j'ai entendu s'écrouler avec fracas ; et vous, précipices affreux, qui cent fois nous avez menacé de nous engloutir, vous nous effrayiez moins que les dangers toujours renaissant auxquels nous allons être exposé dans le tourbiilon du monde.

245. Une multitude immense que la curiosité avait attiré se pressait dans l'enceinte du forum. La terreur avait glacée tous les courages, et ces Romains qui s'étaient montré si indociles au joug, et qu'on avait vu braver tant de fois la mort, courbaient honteusement la tête devant la tyrannie des décemvirs. Appius et ses satellites ont reculés les bornes de leur autorité, et ils s'en sont servi, ou plutôt ils en ont abusés, pour substituer aux lois la violence la plus excessive. Ils se sont laissé aller à la fougue de leurs passions; ou pour mieux dire, ils se sont laissés entraîner dans tous les désordres que produisent les passions les plus déréglé. Parmi les victimes que la cruauté d'Appius a désignée se trouve Virginie, fille d'un centurion romain. Sa beauté, son innocence n'ont point Aéchis le cruel décemvir; rien ne saurait faire naître dans son cær un mouvement généreux, ni les services que le père de cette infortunée a rendu à Rome, ni les ennemis qu'il a vaincu, ni les blessures qu'il en a reçu, ni les combats où sa vaillance s'est signalé, ni enfin les récompenses honorables que lui ont valu ses exploits.

Virginie, debout et tremblante, attend, dans les angoisses de la mort, le destin qui lui est réservé. Cependant un cri de joie lui échappe : elle a reconnue la voix de son père. A peine avait-il été informé de la résolution qu'Appius avait formé de réduire sa fille à l'esclavage, qu'il avait quittée l'armée pour voler à son secours. Comment peindre l'inquiétude qui s'était emparé de ses esprits, et la force d'âme qu'il lui avait fallue pour ne point succomber à la douleur qui déchirait son cour! Enfin il arrive, et aussitôt la foule s'est empressé de le laisser passer. A sa vue, le tyran frissonne ; ses yeux sont baissé, étonné lui-même de la honte qu'il a senti rougir son frunt criminel ; mais bientôt une apparente tranquillité a succédée à la crainte qui s'était montré un moment sur son visage. “Que veux-tu ?” dit-il d'un air assuré.—“Ma tille," répond ce père malheureux, " celle que les Dieux ont fait l'unique soutien de ma vieillesse." 'A ces mots il s'approche de Virginie, et leurs âmes sont confondu dans les embrassements et dans les sanglots. “Licteurs, s'écrie le décemvir, “que cette esclave soit livré à son maître." Virginie, éperdue de douleur, est tombé presque inanimée sur le sein de Virginius. Ce malheureux père entraîne sa fille loin de la foule, sous prétexte de lui adresser un dernier adieu, et lui plonge dans le cæur une arme meurtrière que

le hasard avait faite tomber sous sa main.

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CHAPITRE XIX.

Exercices sur l'Emploi des Adverbes.

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(V. Graminaire, p. 154 et suiv.) 1. L'on doit se consoler de vieillir, pourvu que l'on possède une âme saine dedans uu corps sain.

2 Les grands seraient inutiles dessus la terre s'il ne s'y trouvaient des pauvres et des malheureux. 3.

Les lettres anonymes
Sont ordinairement les armes d'un méchant,
Du plus vil assassin qui frappe en se cachaut

Dessous le masqne épais de sa bassesse extrême. 4. La grêle n'est autre chose que de la pluie qui est cristallisé

par

le froid, auparavant d'arriver sur la terre.

tes que

5. Cumhien de siècles se sont écoulé auparavant que le monde poss: de des Homère et des Virgile.

6. Les soucis importuns voltigent comme des hibous dans la nuit, alentour des lambris dorés.

7. Malheur à ceux qui estiment davantage les richesses que la vertu : ils trouveront beaucoup d'amis, mais ils auront encore davantage d'ennemis.

8. Le titre de bon est le premier des titres ; c'est celui qui honore davantage la Divinité; et l'hoinme reconnaissant le lui défère auparavant tout autre.

9. Le goût est plus tôt un don de la nature qu'une acquisition de l'art.

10. La modestio suppose le mérite, et le fait plutôt remarquer. 11. L'histoire n'est pleine que de révolutions autant sabi

bizarres. 12. Aussi aimé qu'il était admiré de ses sujets, Louis XII. obtint d'eux le titre le plus digne d'un bon roi, celui de père du peuple.

13 Il n'est rien que l'homme donne si libéralement que les conseils

14. Rien de plus aisé comme de se venger d'une offense ; rien de si grand comme de la pardonner : c'est la plus belle victoire qu'on peut rempor er sur soi-même.

15. Ne faites point aitendre le biensait : c'est donner deux fois que de donner de suite.

16. Un doux sommeil enchaînait mes sens, quand tout d'un coup je crus voir Vénus, qui fendait les nues dans son char conduit par deux colombes.

17. C'est une injustice de reprocher à un homme des principes qu'il désavoue formellement, à moins que sa con. duite démente ouvertement son désaveu.

18 Il faut user de tout avec modération, de peur que la privation en soit trop sensible.

19. Il se répand souvent alentour du trône un certain nuage de grandeur qui empêche souvent que la vérité parvienne jusqu'aux princes.

20 Nous nous trompons sur le compte des autres, parce que notre imagination nous les peint tout autres qu'ils sont.

21. La joie de faire du bien est tout autrement douce, que l'est celle de le recevoir.

22. Les talents tiennent plus aux circonstances qu'on le croit, parce qu'elles déterminent leur essor.

23. Il faut souvent moins de courage pour se corriger de ses défauts qu'il en faut pour les avouer.

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