La Mort

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République des Lettres, 19 mai 2013 - 192 pages

Philosophe, entomologiste, écrivain récompensé par le Prix Nobel de Littérature, Maurice Maeterlinck a développé tout au long de son oeuvre une importante réflexion sur la condition humaine, explorant toutes les formes et toutes les métamorphoses de la vie et de la mort. Dans ce brillant essai de pure pensée métaphysique, publié bien avant l’actuel débat sur l’euthanasie et la fin de vie, il nous invite à regarder la mort telle qu’elle est en soi, c’est-à-dire «dépouillée des terreurs de l’imagination», et s’interroge sur le passage des corps, des esprits et des âmes vers l’inconnu de l’au-delà. L’auteur de "La Vie des abeilles" passe au scalpel de la raison diverses hypothèses religieuses (christianisme, hindouisme,...), théosophiques et néo-spirites (survivance de la conscience, réincarnation, communication avec les morts, etc), réfutant le pari sur Dieu de Blaise Pascal, et méditant sur divers aspects de l’Absolu, de l’Éternité et de l’Infini. Nettement contraire à la dogmatique catholique, cet essai lui valut la mise à l’index par l’Église de l’ensemble de son œuvre.

À propos de l'auteur (2013)

Écrivain belge d'expression française, Maurice Maeterlinck est né à Gand (Flandre orientale) le 29 août 1862. Il prend part au mouvement symboliste et publie de nombreux romans, drames et poésies avant d'écrire, à partir de 1896, sur la destinée humaine (Le Trésor des humbles La Sagesse et la Destinée) et sur la vie des animaux (La Vie des abeilles). Devenu célèbre et riche, il vient vivre en France. En 1911, il obtient le prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre. Son livre intitulé La Mort (1913), où il traite de la vie et de la mort d'un point de vue nettement contraire à la dogmatique catholique, lui vaut en 1914 la mise à l'Index de ses oeuvres. Il meurt le 5 mai 1949 dans sa grande propriété «Orlamonde» de Nice.

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