Dix jours qui ébranlèrent le monde

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République des Lettres, 18 mars 2017 - 384 pages

Dix jours suffirent au peuple russe pour prendre le pouvoir, dix jours pour que Pétrograd devienne Léningrad, et la Sainte Russie, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). John Reed, un correspondant de guerre américain, était là. Il nous a laissé, sur ces journées d’Octobre Rouge qui changèrent la face du monde, le seul récit qui mérite d’être lu et relu. «Ce livre est une tranche d’histoire, d’histoire telle que je l’ai vue. Il ne prétend qu’à être un récit détaillé de la révolution d’Octobre, c’est-à-dire de ces journées où les Bolcheviks, à la tête des ouvriers et des soldats de Russie, s’emparèrent du pouvoir d’Etat et le remirent aux mains des Soviets. [...] Je suis obligé de me borner à une chronique des événements dont j’ai été témoin et auxquels j’ai été mêlé personnellement, ou que je connais de source sûre. Le récit proprement dit est précédé de deux chapitres retraçant brièvement les origines et les causes de la révolution d’Octobre. [...] Quoi qu’on pense du bolchévisme, il est indéniable que la révolution russe est un des grands événements de l’histoire de l’humanité et que la venue au pouvoir des Bolcheviks est un fait d’importance mondiale. De même que les historiens s’attachent à reconstituer dans ses moindres détails l’histoire de la Commune de Paris, de même ils désireront connaître ce qui s’est passé à Pétrograd en novembre 1917, l’état d’esprit du peuple, la physionomie de ses chefs, leurs paroles, leurs actes. C’est en pensant à eux que j’ai écrit ce livre. Au cours de la lutte, mes sympathies n’étaient pas neutres. Mais en retraçant l’histoire de ces grandes journées, j’ai voulu considérer les événements en chroniqueur consciencieux, qui s’efforce de fixer la vérité.» – John Reed.

À propos de l'auteur (2017)

Journaliste américain, John Reed est né le 22 octobre 1887, à Portland (Oregon, États-Unis). Militant socialiste, son enquête sur la révolution mexicaine, "Le Mexique en Révolte" (1910), riche en révélations sur les intrigues du capital américain, fait sensation. En 1914, il est dépêche comme correspondant de guerre en Europe. En 1917, il part pour la Russie, où il va suivre sur place, heure par heure, la marche de la révolution de 1917. Il en tirera son livre le plus connu, "Dix jours qui ébranlèrent le monde". De retour aux Etats-Unis, il est poursuivi pour ses écrits et activités militantes de gauche. Il revient en Russie mais meurt du typhus le 17 octobre 1920. En sa qualité de membre du Comité Exécutif de la IIIe Internationale, il repose au pied des murs du Kremlin.

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