Salammbô

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République des Lettres, 23 déc. 2018 - 544 pages

Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Gustave Flaubert. L'action se passe à Carthage après la première guerre punique. Les mercenaires se sont révoltés. Ils sont conduits par Mâtho le Lybien, lui-même poussé par l'esclave grec Spendius et plus encore par son amour pour la belle Salammbô, fille d'Halmicar. Il pénètre nuitamment dans le temple pour dérober le voile sacré de la déesse lunaire Tânit, auquel est suspendu dit-on le destin de la cité, avant de se glisser dans la chambre de Salammbô. Après plusieurs batailles perdues par Carthage, Salammbô récupère le voile de la déesse, rendant ainsi le sort des armes favorable aux Carthaginois. La ville reste cependant assiégée et privée d'eau, mais après le sacrifice d'enfants à Moloch, la pluie consent enfin à tomber. Les mercenaires sont bientôt refoulés, encerclés à leur tour, et réduits à mourir de faim. Mâtho est condamné au supplice. Salammbô meurt à la vue de ses affreuses tortures. Les vastes fresques antiques peintes ici par Flaubert qui s'appuie sur des faits historiques reconnus, avec leur richesse d'évocation, leur puissance et leur vie, et un personnage central, Salammbô, ressemblant étrangement à celui de Madame Bovary, font de ce roman une oeuvre littéralement vécue, écrite avec passion et toute animée d'un souffle épique. Y contribue naturellement le style magnifique de Flaubert qui fera ensuite école parmi les parnassiens et les symbolistes.

À propos de l'auteur (2018)

Gustave Flaubert, né à Rouen le 12 décembre 18211 et mort à Canteleu, au hameau de Croisset, le 8 mai 1880, est un écrivain français. Prosateur de premier plan de la deuxième moitié du XIXe siècle, il a marqué la littérature française par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, et par la force de son style dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), L'Éducation sentimentale (1869), Salammbô (1862), Bouvard et Pécuchet (1881), ou le recueil de nouvelles Trois contes (1877).

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