Alcools

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République des Lettres, 1 janv. 2020 - 160 pages

Toutes les recherches poétiques d’une époque lassée de la rigueur du Parnasse et des suavités symbolistes se retrouvent dans "Alcools". D’instinct, Apollinaire y rejoint la tradition poétique française la plus pure, la plus directe, telle qu’elle s’incarne chez Ronsard et François Villon. Lorsque le poète penché sur la Seine se remémore son amour dans "Le Pont Mirabeau", la beauté grave et bouleversante de la douleur la plus discrète et la plus tragique y cotoie un air de romance populaire. Dans "Marizibill", il associe des strophes bouffonnes et pathétiques. Le mouvement épique de "La Chanson du mal-aimé", qui porte l’incantation à un degré magnifique d’évidence et d’émotion, la nonchalance habile et délicieuse de certains poèmes de circonstance, la résurrection de vieilles légendes rhénanes, attestent la diversité de ce recueil qui rassemble les poèmes écrits entre 1898 et 1913. Aucun livre de cette époque n’a exercé une influence comparable sur la poésie française de la première moitié du XXe siècle, ouvrant la voie à un nouveau lyrisme et inspirant notamment dada et le surréalisme.

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À propos de l'auteur (2020)

Né à rome le 26 août 1880, Guillaume Kostrowitzki (Apollinaire) est mobilisé et blessé pendant la guerre. Il meurt à Paris en 1918, atteint par l'épidémie de grippe espagnole. C'est l'un des plus grands poètes et écrivains français, précurseur du surréalisme.

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